# \[e-med\] (2) France: pour l'acc�s des pays pauvres aux m�dicaments

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**Created:** [November 8, 2002, 4:32pm UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-2-france-pour-lacc-s-des-pays-pauvres-aux-m-dicaments/15393 "2002-11-08T16:32:43Z")\
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**Post date:** [November 8, 2002, 4:32pm UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-2-france-pour-lacc-s-des-pays-pauvres-aux-m-dicaments/15393/1 "2002-11-08T16:32:43Z")

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E-MED:(2) France: pour l'acc�s des pays pauvres aux m�dicaments  
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Quelques commentaires sur cette d�p�che.

> La France en premi�re ligne pour l'acc�s des pays pauvres aux m�dicaments
> 
> PARIS, 7 nov (AFP) - 18h27 - Le gouvernement fran�ais est mont� au cr�neau  
> jeudi pour r�clamer l'acc�l�ration des discussions sur l'acc�s aux  
> m�dicaments des pays en d�veloppement, une question sur laquelle les 144  
> Etats membres de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) doivent

trouver

> un accord avant la fin d�cembre.

[Acc�l�rer les discussions et obtenir une solution pour la fin de l'ann�e  
c'est bien si on aboutit a une bonne solution, utilisable par les pays en  
d�veloppement. Si ca n'est qu'arracher aux pays en d�veloppement un  
consensus sur un dispositif impraticable pour pouvoir dire que l'on a r�gl�  
le probl�me �� n'est absolument pas safisfaisant.  
C'est pourquoi nous sommes tr�s inquiets de ce qui va se produire a Sydney  
et d'ici la fin de l'ann�e.]

> "Il faut que les membres de l'OMC comblent rapidement le vide juridique  
> actuel des accords internationaux sur la propri�t� intellectuelle pour  
> garantir un acc�s rapide aux m�dicaments aux pays en d�veloppement

victimes

> d'�pid�mies et qui ne sont pas capables de produire les m�dicaments  
> n�cessaires", a d�clar� le ministre d�l�gu� au Commerce ext�rieur,

Fran�ois

> Loos.
> 
> La question de la propri�t� intellectuelle domine le d�bat sur le commerce  
> mondial des m�dicaments, qui oppose les pays d�velopp�s d�tenteurs de  
> brevets et les pays en d�veloppement confront�s � des pand�mies massives,

au

> premier rang desquelles le Sida.
> 
> Le principe de propri�t� intellectuelle est garanti au niveau de l'OMC par  
> l'accord sur les aspects des droits de propri�t� intellectuelle qui

touchent

> au commerce (ADPIC, TRIPS en anglais) de 1994.
> 
> Ce principe permet aux laboratoires pharmaceutiques ayant d�couvert un  
> nouveau m�dicament de le breveter et d'�tre pay�s par les entreprises qui

le

> copient pour fabriquer des g�n�riques.
> 
> Or, ces derniers, produits par des pays �mergents tels que la Tha�lande,  
> l'Inde ou le Br�sil, sont souvent moins chers et donc plus abordables pour  
> les pays pauvres.
> 
> Pour les producteurs de g�n�riques, le probl�me juridique se posera en

2005,

> date � laquelle, selon les accords de l'OMC, ils devront se conformer aux  
> accords ADPIC et payer, sous peine de sanctions, le droit de reproduire

des

> m�dicaments brevet�s au Nord. Ce qui risque de rench�rir le co�t des  
> g�n�riques pour les pays les plus pauvres.

[Certains pays qui avaient th�oriquement un d�lais de quelques ann�es pour  
se  
mettre en conformit� avec les r�glementations OMC ont pourtant, sous  
pression, ont d'ores et d�j� mis en place des l�gislations et sont donc  
coinc�s.]

> En novembre 1991 � Doha, les pays de l'OMC s'�taient engag�s � trouver une  
> solution � ce probl�me d'"ici � la fin 2002". Pour Fran�ois Loos, cette  
> �ch�ance doit �tre l'occasion de "trouver un accord global" sur l'acc�s �  
> des m�dicaments moins chers pour les pays pauvres.
> 
> M. Loos propose de compl�ter l'article 30 de l'accord ADPIC, par une  
> d�claration interpr�tative permettant de suspendre le droit des brevets

dans

> le cas d'"exceptions limit�es", c'est � dire d'urgence sanitaire dans un  
> pays.

C'est effectivement la solution la plus simple, la plus facile a mettre en  
oeuvre.

> "Une autre solution serait de modifier l'article 31 pour permettre aux  
> producteurs de g�n�riques, par exemple l'Inde, d'exporter dans tel ou tel  
> pays africain en cas de crise sanitaire. Mais cela requiert l'unanimit�",  
> explique M. Loos.
> 
> Au del� du domaine juridique, M. Loos plaide pour un accord "qui permette  
> aux pays pauvres de mettre en place des circuits de distribution  
> contr�l�s".

["Au del� du domaine juridique" : cela voudrait dire un controle qui soit  
pas inscrit dans le cadre de TRIPS ou d'un autre texte � port�e juridique.  
Lors d'une r�union avec Bercy nous avions effectivement parl� de la  
possibilit� pour les pays concern�s de suivre les exportations, importations  
(volumes, timing, usage, etc) sachant que cela ne devait pas bloquer d'une  
facon ou d'une autre la production, l'exportation, l'usage des m�dicaments.  
Reste � voir de quoi il s'agit plus en d�tail. Une chose est sur ces mesures  
ne doivent pas repr�senter une entrave � l'acc�s aux m�dicaments dans les  
pays (ne pas le ralentir, etc.).  
Ces pr�occupations de controle renvoit naturellement aux craintes  
(v�ritables ou non) des industriels pharmaceutiques de r�exportation de  
g�n�riques sur les march�s occidentaux.  
Il y aurait un b�n�fice certain � ce que chaque pays dans le monde est un  
distribution de m�dicament le plus s�r possible, cependant ceci ne concerne  
pas directement le sujet qui interesse les n�gociations a l'OMC.  
En outre, ce sont avant tout aux march�s qui ne veulent pas �tre infiltr�s  
de se prot�ger, et ils ont d�j� les outils pour le faire.]

> "Les grands laboratoires pourraient participer � de tels projets: ils  
> vendraient certes leurs m�dicaments moins cher, mais en �change ils  
> auraient l'assurance de ne pas �tre victime de la contrebande", selon M.  
> Loos, qui estime que ces programmes pourraient �tre financ�s par des  
> abandons de cr�ances des pays pauvres.

[???]

> Mercredi, la Commission europ�enne a fait �tat de progr�s sur la question

de

> l'acc�s aux m�dicaments, � l'issue d'une r�union informelle avec 25

membres

> de l'OMC, � Gen�ve, ajoutant qu'elle ferait "tout pour arriver" �

respecter

> l'�ch�ance de d�cembre.

[Que la Commission europ�enne soit soucieuse de respecter le calendrier,  
nous n'en doutons pas. Elle serait comme les am�ricains, les suisses, les  
japonais, les autraliens, etc. bien contente de se d�barasser une bonne fois  
pour toute de ce d�licat probl�me avec les pays en d�velopement. A frotiori  
puisque cela a une incidence sur d'autres dossiers abord�s dans le cadre des  
n�gociations de l'OMC.  
Que la Commission fasse des progr�s, nous nous permettons d'en douter  
encore.  
Aujourd'hui Act Up a men� une action contre la commission sur cette question  
(t�l�phone, fax, email).  
S'en est suivi une discussion t�l�phonique avec Mr Robert Madelin, directeur  
de la direction F (OMC: d�veloppement durable, investissements, normes,  
propri�t� intellectuelle, nouvelles technologies, relations bilat�rales) au  
sein de la Direction G�n�rale du Commerce.  
Celui-ci reconnait que la Commission est toujours sur une position cherchant  
a :  
- exclure certains pays "non-d�velopp�s" de la solution qui sera adopt� (il  
nous cite pour nous convaincre des pays comme le Qatar. El�gant�). Nous  
pensons qu'aucun pays n'appartenant pas � la cat�gorie des pays d�velopp�s  
ne doit �tre exclu a priori. Par principe toute s�lection de pays est  
suspecte.  
Que par ailleurs les pays d�velopp�s s'auto-excluent du dispositif, cela les  
regarde (si je puis dire, puisque ca nous regarde aussi, mais enfin�). Cela  
dit si un pays comme les Etats Unis peut, imaginons le, syst�matiquement  
faire appel a sa propre industrie pour fabriquer un produit, �� n'est pas  
forc�ment le cas d'autres pays dit "d�velopp�s" qui � l'occasion aimeraient  
bien pouvoir b�n�ficier de copies en provenance des Etats Unis, du Canada,  
de Suisse ou etc.  
- limiter le cadre de sant� publique dans lequel on se situe, c'est � dire  
mettre en place un disposiitif valable uniquement pour "sida, paludisme,  
tuberculose". Pas besoin de d�taill� pourquoi ceci est aberrant.  
- flou artistique sur les exigences de controle impos�s aux pays.

Donc pas de quoi etre rassur�s pour le moment.  
Act Up rencontrera des responsables du cabinet de Lamy lundi � Bruxelles.  
Il est imp�ratif de se mobiliser le plus largement possible et qu'un maximum  
d'ONG et d'experts de sant� publique interpellent d'une facon ou d'une autre  
la Commission.

La position fancaise semble relativement "honnete". MAIS, que fera la France  
pour v�ritablement assurer la possibilit� de l'acc�s aux g�n�riques dans les  
pays pauvres?? que pourra-t-elle faire?  
Lamy part seul au nom de l'Union Europ�enne � Sidney.

Rappelons par ailleurs qu'il m�ne toujours ces n�gociations sur la base d'un  
mandat qu'il a recu des 15 en 1999. Donc un mandat qui ne correspond plus �  
aucune r�alit�. Autant dire que l'on peut vraiment s'interroger sur le type  
de controle politique existant.]

> La Commission et les principaux n�gociateurs de l'OMC se r�uniront le 15  
> novembre � Sydney pour examiner le volet juridique de l'acc�s aux  
> m�dicaments.

--  
Ga�lle Krikorian  
Vice Pr�sidente

Commission Nord/Sud  
Act Up-Paris

BP 287 - 75525 Paris cedex 11

Tel: 33 1 49 29 44 75  
Port: 33 6 09 17 70 55  
Fax: 33 1 48 06 16 74  
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