# \[e-med\] (7 "Les M�dicaments de la rue"

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**Created:** [October 24, 2002, 2:32pm UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-7-les-m-dicaments-de-la-rue/15234 "2002-10-24T14:32:53Z")\
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**Post date:** [October 24, 2002, 2:32pm UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-7-les-m-dicaments-de-la-rue/15234/1 "2002-10-24T14:32:53Z")

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E-MED: (7 "Les M�dicaments de la rue"  
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Sant�: ces m�dicaments qui tuent

Le Journal du Jeudi (Ouagadougou)  
23 Octobre 2002  
Publi� sur le web le 23 Octobre 2002  
[http://fr.allafrica.com/stories/200210230762.html](http://fr.allafrica.com/stories/200210230762.html)  
Adam Igor

"Les m�dicaments de la rue, �a tue." C'est sous ce slogan que l'Ordre  
national des pharmaciens du Burkina a lanc�, le samedi 12 octobre dernier,  
une vaste campagne de sensibilisation sur les dangers des m�dicaments vendus  
hors du r�seau conventionnel. L'�tat des lieux indique que la vente illicite  
des m�dicaments prend des proportions inqui�tante au pays des Hommes  
int�gres.

Selon les statistiques communiqu�es par les professionnels du m�dicament,  
les produits illicites constituent au moins 10 % des importations totales de  
m�dicaments. En termes plus concrets, ce sont quelque deux milliards de nos  
francs qui sont engrang�s par les fraudeurs. Ces chiffres indiquent que non  
seulement les m�dicaments illicites tuent les citoyens, mais qu'en outre,  
ils ruinent l'�conomie de notre pays. Mais qu'est-ce qui explique que ce  
r�seau parall�le ait la vie si dure?

En r�alit�, seule une r�ponse appropri�e � cette question fondamentale  
permettra de mieux cerner le fl�au et de mieux �laborer les strat�gies pour  
le combattre. Il suffit seulement de se rappeler que depuis plusieurs  
ann�es, le tout-puissant maire de Ouagadougou se d�bat pour mettre sa ville  
� l'abri du ph�nom�ne sans trop de succ�s. Le Comit� national de lutte  
contre la drogue a lui aussi engag� des actions muscl�es sans r�sultats. Les  
rues de Ouagadougou, et dans une moindre mesure de Bobo-Dioulasso,  
continuent d'�tre envahies par les m�dicaments illicites. Les gamins commis  
� la vente de ces produits ne s'en cachent m�me plus. Ils "harc�lent  
tranquillement" tous les usagers de la circulation sans se soucier d'attirer  
les foudres de certains hommes de loi qui sont charg�s de leur r�pression.  
On peut l�gitimement se demander comment une telle situation regrettable a  
pu perdurer. Dans les faits, l'�tat, qui joue aujourd'hui au sapeur-pompier,  
est le premier coupable. Les enfants de la rue ne sont que la partie visible  
de l'iceberg. Pourquoi alors cette impuissance? Faut-il comprendre que des  
complicit�s existent m�me au sommet de l'�tat? D'aucuns n'h�sitent pas, en  
effet, � accuser l'�tat de double-jeu.

A ce titre, la campagne de sensibilisation organis�e par les professionnels  
du m�dicament offre donc le double avantage de sortir l'�tat de sa r�serve,  
l'obligeant � prendre publiquement position d'une part, et d'autre part, de  
permettre aux citoyens de prendre conscience du danger auquel ils s'exposent  
en consommant des m�dicaments illicites. Cette p�riode de sensibilisation,  
pour porter r�ellement fruit, doit �tre suivie d'une phase de r�pression.  
L'argument du faible ouvoir d'achat des populations ne suffit pas �  
justifier que celles-ci continuent � s'adonner � la consommation des  
produits prohib�s. La vulgarisation des m�dicaments essentiels g�n�riques  
est, en effet, une r�ponse appropri�e � la situation de pauvret� des  
citoyens. De grands efforts ont �t� faits pour porter le MEG le plus loin  
possible. De surcro�t, il est tr�s souvent nettement moins cher que les  
produits illicites.

L'Ordre national des pharmaciens du Burkina a jou� sa partition et se dit  
dispos� � aller encore plus loin dans cette chasse aux m�dicaments  
illicites. La balle est d�sormais dans le camp des autorit�s publiques qui  
doivent avoir le courage de prendre des mesures pour bouter ces m�dicaments  
de la rue hors de la ...rue.

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