# \[e-med\] A propos des propositions de l'OMS sur de nouvelles sources innovantes de financement pour stimuler de la R&D

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**Created:** [October 9, 2009, 8:38am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-a-propos-des-propositions-de-loms-sur-de-nouvelles-sources-innovantes-de-financement-pour-stimuler-de-la-r-d/32602 "2009-10-09T08:38:32Z")\
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[remerciements à CR pour la traduction de cet intéressant article disponible  
sur le site web de l'OMS [http://www.who.int/phi/KEI.pdf](http://www.who.int/phi/KEI.pdf) CB]

Réflexions de Knowledge Ecology International KEI sur les présentations des  
propositions de lOMS de nouvelles sources innovantes de financement pour  
stimuler de la R&D  
15 avril 2009

Introduction  
Depuis 2003, lOMS sest battue pour trouver des solutions aux défauts du  
système actuel de soutien à la recherche biomédicale. Le CIPIH a rédigé un  
rapport détaillé et très utile qui sert de base pour préparer de nouvelles  
politiques, ce rapport couve de nombreux sujets. A la suite de la  
proposition du Kenya et du Brésil faite au Comité de Direction de lOMS en  
janvier 2006, et après la publication du rapport de CIPIH en avril 2006, il  
a été demandé au Groupe de Travail Intergouvernemental GTIG en Santé  
Publique, Innovation et Propriété Intellectuelle des efforts, pour créer un  
cadre de travail pour supporter les besoins de R&D en médicaments essentiels  
et les recommandations spécifiques. Cette organisation a présenté une  
Stratégie Globale SG approfondie et bien accueillie, ainsi quun Plan  
dAction PA quelque peu incomplet qui ont été formellement adoptés par  
lAssemblée Générale Annuelle de lOMS en mai 2008. A chaque étape lOMS a  
réalisé un travail considérable, mais il faut maintenant se confronter aux  
besoins dun cadre global de soutien financier de la R&D biomédicale  
essentielle, en particulier en sefforçant de répondre aux autres point de  
la SG, comme celui de garantir laccès aux médicaments essentiels par tous.

Le Groupe de Travail des Experts GTE est la troisième étape de cet effort  
global, dont la cible est les points importants du financement des besoins  
de linnovation médicale essentielle.

Voici les réflexions de Knowledge Ecology International KEI sur les  
présentations soumises à lattention du Groupe de Travail des Experts de  
lOMS sur le financement de la R&D.

Il faut progresser dans les discussions sur laccord de R&D biomédicale  
La R&D biomédicale coûte cher, mais elle peut rapporter gros. Le cadre  
global actuel de soutien financier à cette R&D est fondé sur un système  
daccords commerciaux sur le respect de la propriété intellectuelle et le  
prix des médicaments dont le point clé est une augmentation du prix des  
médicaments.  
On a besoin dun nouveau cadre global de soutien du financement de la R&D  
qui soit plus large et qui comprennent non seulement des mécanismes généraux  
dincitation, comme ceux prévus par les ADPIC, mais aussi des agréments sur  
le financement par des dons faits directement à la recherche, et aussi le  
financement de la connaissance comme un bien public général. Les défis sont  
nombreux, et le premier est déjà de lister tous les éléments possibles et  
objectifs dun tel accord. Un accord biomédical doit couvrir bien plus que  
les questions de financement. Il doit aussi couvrir la transparence,  
léthique médicale, le transfert de technologie ainsi que dautres points  
clés de la SG de lOMS.

Sujets importants : les conflits dintérêt et la gouvernance  
La proposition de la Fédération Internationale des Associations de  
Fabricants Pharmaceutiques IFPMA sur des milliards de dollars en dons  
directs pour la recherche sur des maladies ciblées est pleine de défauts  
quand elle suggère que les directions générales de lindustrie seront  
directement impliquées dans lévaluation, lapprobation et la gestion des  
propositions de R&D. Les grands groupes pharmaceutiques ont un pouvoir et  
une influence énorme sur des entreprises plus petites et sur de nouveaux  
partenaires à but non lucratif, et il nest pas approprié, cest même une  
incitation à la corruption, de donner à ces entreprises une influence sur  
les ressources dédiées à couvrir les besoins de R&D dans ce domaine. Il y a  
aussi le risque que la proposition de lIFPMA ne finisse comme un  
financement des coûts fixes des frais de la recherche pharmaceutique en  
général des grands laboratoires, au lieu dun ciblage efficace des  
investissements en R&D des maladies négligées.

Il faut réviser les systèmes de stimulation pour casser le lien entre le  
prix des produits et les stimulations  
Si les décideurs font de lobtention dun prix de vente élevé lobjectif  
premier des investissements en R&D, quils ne soient pas surpris de relever  
des prix élevés. Sachant que de hauts prix sont une barrière à laccès aux  
médicaments par tous, les décideurs doivent proposer ou supporter la mise en  
place de nouveaux systèmes de stimulation sans lien avec le prix de vente.

Remplacer les monopoles pharmaceutiques par une Récompense de lInnovation  
par le Prix avec un système de récompense proportionnelle doit être le  
mécanisme de base dincitation dans les pays en développement  
En 2002 et 2003, les recherches sur la récompense de linnovation par le  
prix en médecine et en agriculture se sont concentrées sur de nouvelles  
méthodes dévaluation du prix à payer.

Avant 2002, la plupart des travaux ont porté sur des schémas compliqués et  
difficiles de fixation du prix et sur une spécification à lavance du  
montant à payer que les candidats recevraient pour atteindre ces standards.  
Les critères retenus pour de tels prix sont élevés, et nombreux sont ceux  
qui ont déclaré que le prix nétait pas jouable.

Les propositions de 2002/2003 ont exploré une nouvelle approche . Des  
financements importants récompenseraient de nombreuses soumissions, tant  
quelles satisfont des normes suffisamment basses pour obtenir le payement  
du prix, comme lenregistrement du produit par une agence du médicament. Le  
montant qui récompenserait chaque « gagnant » serait déterminé par la  
concurrence entre les soumissions. En santé, la récompense dun montant fixe  
serait partagée entre les concurrents, en partie sur la base de limpact des  
innovations sur lamélioration des résultats en santé .

Il y a eu beaucoup de propositions pour mettre en place de telles  
récompenses dans le monde médical. Les plus élaborées ont été faites par le  
Congrès américain sur le Financement de lInnovation Médicale (Medical  
Innovation Prize Fund) et en 2008 les propositions de GTIG par la Barbade et  
la Bolivie sur la Récompense de lInnovation par le Prix.

Le dessin dun nouveau prix comprend les dividendes à lorigine libre  
En 2008, plusieurs ateliers techniques se sont tenus sur le prix de  
linnovation médicale à Maastricht, Genève et Washington D.C. Dans ces  
ateliers, tout comme dans la littérature sur le même sujet du prix de  
linnovation, on sinquiète du fait que le prix conduirait à un excès de  
secret sapant ainsi le partage et laccès au savoir. En réponse à cette  
inquiétude, des propositions ont été faites su de nouvelles incitations pour  
partager laccès à la connaissance, au matières et aux technologies. Lun  
des exemples est le dividende à lorigine libre, ce qui reviendrait à  
partager le montant financier final entre des sources qui permettent  
librement de partager le savoir, les matières et les technologies. Les  
dividendes à lorigine libre ont été modélisés dans plusieurs propositions  
de la Barbade et de la Bolivie.

La concurrence des génériques est une importante question stratégique  
Le monde connaît de profonds changements du système global des échanges. La  
création de lOM et ladoption des ADPIC imposeront de nouvelles règles pour  
la protection des brevets et des droits de la propriété intellectuelle dans  
les pays en développement. LInde, la Chine et dautres pays en  
développement dimportance significative ont engagé des modifications  
considérables de leurs lois locales pour mettre en place les ADPIC. Ces  
modifications vont rendre plus difficile la vie des fabricants de  
génériques.

Si le secteur des génériques est marginalisé, comme certains lespèrent et  
dautres le redoutent, il sera bien plus difficile à un pays de bénéficier  
des licences obligatoires.

Les fabricants de génériques travaillent comme tout le monde, ils sont menés  
par le profit, leur structure des coûts dépend des économies déchelle et  
apprendre en faisant.  
Déterminer un prix dépend du nombre de concurrents. Les pays ne peuvent pas  
simplement émettre une licence obligatoire et sattendre à voir les prix des  
génériques baisser. En labsence dun marché des génériques dune taille  
suffisante, il est difficile de trouver un bon fournisseur de génériques, et  
il est difficile de négocier de bons prix pour les produits ou même pour  
connaître la structure du prix.

Certaines propositions du Groupe de Travail des Experts visent  
volontairement à marginaliser le secteur des génériques  
Les propositions les plus problématiques du groupe dexperts sont celles qui  
traitent des aides financières aux fabricants sans conditions entraînant la  
concurrence entre fournisseurs. Parmi les propositions qui traitent de  
modèles de monopoles de fournitures on trouve le Health Impact Fund HIF, un  
exemple de prix en argent sans utilisation libre de linnovation. On compte  
aussi diverses versions de Advanced Marketing Commitments qui sont une aide  
financière directe aux monopoles des fournisseurs de médicaments. La  
décision davancer vers une utilisation libre des inventions est motivée en  
partie pour traiter les demandes des grandes entreprises qui refuseraient la  
capacité aux génériqueurs de travailler ainsi que des réaliser des économies  
déchelle importante.

Le Health Impact Fund saperait la concurrence par les génériques  
Thomas Pogge et Aidan Hellis leurs précédents points de vue sur la  
stimulation des innovations, la concurrence par les génériques et les  
licences obligatoires, et ils ont fait une proposition au HIF. Les auteurs y  
présentent comme leur idée la proposition de mécanismes de la récompense  
proportionnelle, des mécanismes qu ont été en réalité développés et promus  
par dautres au cours des années 2002 à 2005. Les changements faits par HIF  
sont alarmants, pas plaisants Plus particulièrement, le HIF propose que les  
fonds volontaires, tout dabord offerts avec lautorisation dutilisation  
libre pour les fournisseurs de génériques soient remplacés par un système de  
prix négociés entre les inventeurs, en conservant le monopole sur la  
fabrication et la vente, et en distribuant des subsides aux vendeurs. En  
pratique, et intentionnellement, cette mesure vise à saper les licences  
obligatoires (une pratique maintenant condamnée par la proposition de HIF)  
et rendre difficile, même impossible à un fabricant de génériques de  
concourir sil est bénéficiaire de subsides. Pour des raisons déconomies  
déchelle, on va fragiliser le secteur des génériques et saper les raisons  
pour les entreprises de choisir un régime volontaire en première instance.

La décision du HIF de sopposer même à une licence volontaire comme une  
condition pour recevoir un prix en cash est, selon leurs opposants, un  
stratagème pour bénéficier de lappui des grands laboratoires .

Des finances pérennes 1 : financer des entités de R&D  
De nos jours, le développement des médicaments dépend de diverses sources de  
revenus appelés « mécanismes financiers push et pull ».  
Par « push » on entend un système par lequel on diminue les coûts de la  
recherche, comme par exemple recevoir des dons directement du gouvernement  
ou du secteur privé ou dautres aides moins directes comme le crédit dimpôt  
ou des prêts à taux réduit. « Push »veut aussi dire de laide à des  
ressources aidant la recherche comme les bibliothèques, des banques de  
données ou autres. Le rôle de « push » est très important pour le progrès de  
la connaissance scientifique, pour garantir quil y a suffisamment de  
ressources financières disponibles à tous les niveaux de développement dun  
nouveau produit, y compris toutes les phases du développement clinique. Le  
financement « push » est aussi important pour permettre à la société un  
accès à une information sans biais sur les produits, au développement des  
capacités et au transfert des technologies vers les pays en développement,  
et aussi que les recherches soient conduites dans des domaines à haut risque  
ou là où il est difficile, voire impossible, à un investisseur de  
sapproprier le bénéfice social de la recherche comme la connaissance  
acquise lors de travaux infructueux, de recherches pre-marketing  
internationales ou dinnovations facilement copiées.

Par « pull » on entend un mécanisme qui récompense certains résultats. Parmi  
ces résultats on compte des résultats financiers, ou bien la réussite du  
développement et de la commercialisation dun produit. Le « pull » complète  
le « push » et pour créer des mécanismes de stimulation du processus de  
décision du secteur privé sur les médicaments qui consistent en étapes à  
franchir.

Les incitations « pull » sont souvent associées à divers régime des droits  
de la propriété intellectuelle dont tout particulièrement :  
1. des droits ou une rémunération exclusifs sur les ventes dune  
découverte brevetée,  
2. des droits exclusifs sur la vente de médicaments orphelins  
3. une exclusivité marketing élargie en récompense détudes en  
pédiatrie, et  
4. des droits exclusifs ou une rémunération pour utiliser des données  
pharmaceutiques pour enregistrer un médicament  
et aussi  
5. Des récompenses monétaires  
6. Des subventions garanties sur la vente des produits, comme les  
Advanced Marketing Commitments AMC ou Advanced Purchase Commitments  
7. Le nouveau Bon dEvaluation Prioritaire de la FDA américaine

Des discussions sur la demande et le prix des médicaments sont étroitement  
associées au mécanisme « pull ». Des droits de vente exclusifs nont de  
valeur quen cas dune demande significative du produit à un prix élevé. Dès  
lors que les systèmes de récompenses reposant sur un prix élevé soulèvent  
des barrières et des difficultés pour accéder aux médicaments, il est  
intéressant dutiliser de nouveaux mécanismes de stimulation séparant le  
marché de linnovation du marché du produit, ce qui est possible avec la  
récompense à linnovation. Pour que ce système marche, il faut quil soit  
large.

Relation entre Droits de la Propriété Intellectuelle, Accès et autres  
mécanismes de R&D  
Les relations entre les Droits de la propriété intellectuelle et ou dautres  
mécanismes de financement comme, les dons, les récompenses, les crédits  
dimpôt, les engagements marketing à lavance, les politiques de  
remboursement ou la Reçu dEvaluation Prioritaire de la FDA américaine, sont  
complexes et importantes. Les entités qui financent la recherche,  
directement ou indirectement, peuvent émettre des désirs au sujet de laccès  
aux résultats de la recherche. Ce qui peut se présenter sous la forme de  
demande pour lenregistrement des droits de la propriété intellectuelle, des  
prix acceptables, la liberté de faire de la recherche en suivi, ou dautres  
mesures de protection de lintérêt public. Bien souvent, on nassiste pas à  
de telles demandes. Par exemple, le crédit dimpôt et lexclusivité  
marketing des médicaments orphelins aux Etats-Unis, et le Bon dEvaluation  
Prioritaire de la FDA américaine pour les maladies négligées ne contiennent  
aucune condition pour rendre les produits abordables ou à propos des droits  
de la propriété intellectuelle. Même quand de tels souhaits sont exprimés,  
par exemple les conditions attachées au financement fédéral des inventions  
aux Etats-Unis sur les autorisations et les prix, ils ne sont ni exploités  
ni respectés, sauf en de rares cas.

Relation entre droits de la propriété intellectuelle et récompense de  
linnovation  
En général, récompenses et brevets ne sexcluent pas mutuellement. Les  
récompenses peuvent exister dans un système de brevets, soit comme  
récompense supplémentaire à linnovation, soit comme une récompense  
alternative au pouvoir du brevet. Comme récompense alternative, on peut  
envisager un système en relation avec les licences volontaires, ou en  
relation avec un schéma de licence obligatoire, alors la récompense agit là  
où les ADPIC demandent une rémunération adéquate. Le GTIG a fait des  
propositions dans trois directions.

Maladies de type II et III  
En général, quand une récompense est prévue pour un programme global daide  
à la R&D pour les maladies de type II et III, on doit prendre en  
considération les conditions permettant loctroi de la récompense financière  
comme un système de licence obligatoire des droits de la propriété  
intellectuelle à lusage des pays en développement dans le domaine de la  
technologie, quand sans aucune autre raison quil est très difficile de  
mettre en place un système de licence non-volontaire dans de nombreux pays  
au même moment, ce peut ne pas être nécessaire si la récompense est  
suffisamment large au regard du profit espéré. Dans le cas dun mécanisme de  
récompense volontaire, le montant de la récompense doit être suffisamment  
conséquent pour stimuler les investissements, et pour favoriser laccès  
libre. Pour de petites récompenses, il ny aura pas suffisamment  
dincitations pour attirer suffisamment dinvestissements ou de licences  
volontaires.

Maladies de Type I  
Pour les maladies de type I, comme le cancer, lasthme, le diabète ou les  
maladies cardiaques, qui sont à lorigine dun nombre significatif de décès  
et de souffrances dans les pays en développement, il sera plus difficile et  
coûteux de mettre en place une approche volontaire. Dans ces cas, le marché  
potentiel dune minorité de personnes à hauts revenus influencera la  
décision sur les prix, et on sinquiétera que les prix bas dans les pays en  
développement saperont les prix élevés des pays développés. La justification  
dune licence non-volontaire pour des produits pour les maladies de type I  
est très forte quand les prix sont trop élevés pour la plupart des  
populations vivant dans les pays en développement. Dans ces cas-là, le  
montant de la récompense sur les marchés des pays en développement nest  
quune partie dun marché global de linnovation plus large qui comprend les  
pays à haut revenu. User de récompenses au bénéfice des détenteurs de  
brevets serait seulement une partie dapproches différentes pour récompenser  
les innovateurs et pourrait être mis en place selon les articles30, 31 ou  
44.2 des ADPIC. Larticle 44.2 des ADPIC fournirait sans doute la plus  
grande souplesse, un point qui nest pas des plus appréciés, un point que le  
groupe dexperts devrait investiguer, dans le cadre des récompenses pour les  
produits des maladies de type I.

Innovations sans brevet  
On peut aussi envisager de récompenser des innovations non brevetables ou  
des actions. Ainsi, on pourrait récompenser le développement de produits qui  
sont tombés dans le domaine public, comme les produits développés par des  
sources daccès libre, de nouvelles utilisations de génériques ou toute une  
variété dautres cas où les brevets ne récompensent pas les innovateurs de  
façon suffisante.

Finances pérennes II : payer la R&D  
Tout le système daide financière de linnovation biomédicale est coûteux.  
Directement ou indirectement, les finances des mécanismes « push » et « pull  
» sont publiques, venant des contribuables, ou des consommateurs, ou des  
employeurs ou des donateurs philanthropiques. Pour linstant, le système  
primaire général daide à la R&D biomédicale est celui lié à toute une gamme  
de droits de la propriété intellectuelle , et à dautres mesures poussant  
les prix vers le haut comme les accords pour relever le taux de  
remboursement . Comme le GTE se bat avec la tâche de trouver des soues de  
financement pour la R&D dirigée vers les besoins prioritaires, il devrait  
prendre en considération plusieurs approches qui pourraient être utilisées  
dans les financements « psh » et « pull ».  
Le GTE pourrait considérer fructueusement des sources comme :  
1. Un nouvel accord à lOMC sur la fourniture de produits publics, qui  
pousserait à fournir des produits de sources variées obligatoirement,  
2. Des normes globales reliées au revenu national et au niveau de  
développement  
3. Des taxes globales pour financer les biens publics, comme le modèle  
développé par UNITAID, ou qui ont été souvent proposés en relation avec des  
transactions financières  
4. Des parties du budget dépensé ou des traitements médicamenteux.

Enfin, le GTE devrait considérer les incitations aux pays pour quils  
soutiennent de telles initiatives. En 2005, un groupe dexperts a demandé à  
lOMS et au CIPIH de considérer un accord pour la R&D médicale qui, entre  
autres choses, permettrait déchapper à dautres obligations générales  
reliées aux droits de la propriété intellectuelle ou au prix des  
médicaments, si les pays satisfaisaient les obligations de laccord sur le  
financement de la R&D médicale. Il se pourrait que cette approche intéresse  
des pays qui souhaitent supporter le coût global de la R&D médicale, mais  
qui se refusent à punir les consommateurs en le faisant.
