# \[e-med\] 'Avoir une structure régionale identifiée' contre les faux médicaments (JM Trapsida)

**URL:** <https://talk.edrugplus.org/t/e-med-avoir-une-structure-regionale-identifiee-contre-les-faux-medicaments-jm-trapsida/36113>\
**Category:** e-med\
**Created:** [September 19, 2011, 9:33am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-avoir-une-structure-regionale-identifiee-contre-les-faux-medicaments-jm-trapsida/36113 "2011-09-19T09:33:51Z")\
**Posts on this page:** 2\
**Page:** 1

<div class="post-metadata">

**Author:** ![remed9](https://avatars.discourse-cdn.com/v4/letter/r/22d042/32.png) [@remed9](https://talk.edrugplus.org/u/remed9)\
**Post date:** [September 19, 2011, 9:33am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-avoir-une-structure-regionale-identifiee-contre-les-faux-medicaments-jm-trapsida/36113/1 "2011-09-19T09:33:51Z")

</div>

Avoir une structure régionale identifiée contre les faux médicaments  
Publié le : 16 septembre 2011

Le Dr. Jean-Marie Trapsida, Coordonnateur du Programme Médicaments  
essentiels et Politiques pharmaceutiques du Bureau régional de lOMS pour  
lAfrique/Brazzaville, espère voir émerger avec la table ronde de  
Ouagadougou des 27 au 29 septembre sur les faux médicaments une plateforme  
des partenaires techniques et financiers capable de coordonner la lutte  
contre ce fléau.

Dr. Jean-Marie Trapsida, Coordonnateur du Programme Médicaments essentiels  
et Politiques pharmaceutiques du Bureau régional de lOMS (DR)  
Jen vois quatre principaux : tout dabord, la poursuite du plaidoyer de  
haut niveau pour la lutte contre les médicaments falsifiés ou de qualité  
inférieure, initié par la fondation Chirac, à Cotonou, en octobre 2009. Il  
est important que la mobilisation ne faiblisse pas avec le temps.  
Ce rendez-vous régional permettra des échanges dexpériences en matière de  
lutte contre les médicaments falsifiés ou de qualité inférieure. Ils  
permettront didentifier ce qui fonctionne ou non.

La participation dexperts aux compétences différentes permettra de  
consolider et dadopter techniquement le plan daction de lutte contre les  
médicaments contrefaits, élaboré par lOrganisation Ouest africaine de la  
Santé pour quil serve de feuille de route à tous les pays de lAfrique de  
lOuest.

Enfin, cette table ronde devrait contribuer à lélaboration dune plateforme  
des partenaires techniques et financiers dédiée à la question des  
médicaments falsifiés ou de qualité inférieure en Afrique de lOuest

Quelles sont les conditions de réussite du travail dune telle plateforme ?

Celle-ci manquera du crédit nécessaire si nous ne parvenons pas à amener les  
partenaires techniques et financiers à simpliquer dans son élaboration. De  
même, il conviendra que chacun mette en commun les ressources dont il  
dispose. Enfin, sans une structure dancrage du plan daction pour assurer  
la coordination de toutes les interventions, cette plateforme risque de  
péricliter.

Dans ce cadre, quel rôle lOMS peut-elle avoir pour la pérennité de ce  
travail ?

LOrganisation mondiale de la Santé tire sa légitimité de son expertise  
technique dans les domaines de lévaluation de la situation des faux  
médicaments dans les pays. Cette institution internationale a les moyens  
délaborer des stratégies, de définir des mesures pour assurer la  
disponibilité des médicaments de qualité à des coûts abordables. Un autre de  
ses atouts tient à sa capacité à prévenir. Elle pourrait en outre contribuer  
au suivi-évaluation de la plateforme.

Selon vous, quelles contraintes régionales font obstacle à la lutte  
régionale contre ce trafic ?

Le premier obstacle vient du manque dengagement politique, seul capable  
dimpulser une véritable dynamique. Limplication des Etats et de leur  
gouvernement est décisive. Mais en matière de lutte contre les faux  
médicaments, la région Afrique de lOuest gagnerait, cest certain, à avoir  
une structure régionale identifiée comme étant en charge de cette lutte.

Elle éviterait de se retrouver face à une multitude dactions indépendantes  
: la coordination intersectorielle ferait la différence. A cela sajoutent  
le manque de ressources humaines compétentes de tous les secteurs impliqués  
et le manque de ressources financières et matérielles.

---

<div class="post-metadata">

**Author:** ![OKOUYA\_Boniface](https://avatars.discourse-cdn.com/v4/letter/o/bb73d2/32.png) [@OKOUYA\_Boniface](https://talk.edrugplus.org/u/OKOUYA_Boniface)\
**Post date:** [September 19, 2011, 11:41am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-avoir-une-structure-regionale-identifiee-contre-les-faux-medicaments-jm-trapsida/36113/2 "2011-09-19T11:41:45Z")

</div>

Bonjour Ã tous!  
cette table ronde permettra certainement de voir et deÂ recentrer les modes d'actions utilisÃ©es par diffÃ©rentes associations professionnelles y compris les associations des consommateurs que nous devons avoir dans nos structures de lutte et c'est ce qui a Ã©tÃ© fait au Congo aprÃ¨s la dÃ©claration de Cotonou.

Un plan de lutte a Ã©tÃ© rÃ©digÃ© et prÃ©sentÃ© aux autoritÃ©s, ce plan a Ã©tÃ© prÃ©sentÃ© aussi Ã la fondation jacques Chirac le 6 mars 2010. Au niveau national, nous sommes confrontÃ©s Ã un manque de volontÃ© politique malgrÃ© la participation de la plus haute autoritÃ© nationale Ã la signature de l'appel de Cotonou et son appel Ã tous de combattre "l'industrie du crime".

L'engagement de l'Oms rÃ©gional sera aussi d'un prÃ©cieux secours et c'est ici le lieu de crÃ©er une vÃ©ritable synergie entre l'Oceac,le gouvernement,les pharmaciens, la sociÃ©tÃ© civile et l'OMS pour qu'un plan d'action cohÃ©rent soit Ã©tabli et adoptÃ©.

Il est vrai qu'en trois jours l'on ne peut tout faire mais l'initiative est Ã louer pourvu qu'au finish l'on secoue le manguier pour mettre enfin une structureÂ dotÃ©eÂ Â d'hommes et moyens consÃ©quents.

Ensuite si le combat est le meme, il est aussi vrai qu'il subsiste quelques diffÃ©rences entre ce qui se passe en Afrique centrale et l'Afrique de l'ouest d'où notre souhait de voir cette rÃ©union se tenir aussi en Afrique centrale pour une meilleure sensibilisation des pouvoirs publics, des populations et harmoniser les plans de luttes entre les deux parties de l'Afrique.

Dr Boniface OKOUYA
