# \[e-med\] BMS essaie d'empêcher l'accès aux génériques  contre le SIDA au Venezuela

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**Category:** e-med
**Created:** [October 10, 2014, 1:30pm UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-bms-essaie-dempecher-lacces-aux-generiques-contre-le-sida-au-venezuela/40983 "2014-10-10T13:30:14Z")
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(Remerciements à Charles Rambert pour la traduction de cet article.CB)

Bristol Myers Squibb BMS essaie d'empêcher l'accès aux génériques contre le  
SIDA au Venezuela, et essaie d'obtenir une injonction en Inde, mais ne  
réussit pas à  
passer au tribunal

Pan American Health Organisation (PAHO) a lancé un appel d'offres au début  
de 2012 et en 2013 pour la fourniture d'Atazanavir au Ministère de la Santé  
du Venezuela. BMS n'a pas répondu à cet appel d'offres, alors que Mylan l'a  
fait et a gagné le marché les deux fois.

Enhardi par une séries d'injonctions univoques émises par des tribunaux en  
Inde contre les génériqueurs, BMS représenté par les juristes Anand &  
Anand,  
a attaqué Mylan à Hyderabad en août dernier contre l'exportation  
d'atazanavir vers le Venezuela.

En Inde comme au Venezuela, Atazanavir n'est protégé par aucun brevet, mais  
BMS a employé des brevets couvrant des aspects secondaires en fabrication  
pour essayer puis obtenir une injonction univoque. Les brevets en cause  
sont  
le 206217 (processus stereoséléctifs pour préparer un substitut  
d'oxobutane)  
et le 210496 (processus pour préparer des alpha-chloroketones). Le tribunal  
a refusé ces injonctions intermédiaires univoques arguant qu'il devait  
entendre les deux parties. Le juge a ordonné que BMS présente sa demande à  
Mylan et qu'il fournisse les copies immédiatement.

BMS a soumis une demande urgente devant la Haute Cour de Justice obligeant  
au statu-quo, empêchant Mylan d'exporter vers le Venezuela en attendant et  
la Haute Cour a réduit la commande (28 août) en une autorisation  
d'exportation limitée (1/8 de la commande soit 12.500 flacons), assortie du  
dépôt de 30 lakhs de roupies et l'ordre donné au tribunal d'entendre et de  
conclure l'injonction intermédiaire dans les trois semaines.

Le vendredi 26 septembre, le tribunal d'Hyderabad a refus une injonction  
intermédiaire de BMS. Les détails de cette décision ne sont pas connus.

Pour sa défense, Mylan a informé ne pas faire usage de ces deux processus,  
obtenant le produit intermédiaire d'un autre fabricant. Le second argument  
est intéressant car il repose sur l'intérêt public, à savoir qu'exporter un  
produit contre le SIDA vers un gouvernement souverain, en respect des  
commandes de l'OMS, n'est pas une vente commerciale stricto sensu.

BMS va certainement faire appel de cette décision rapidement, peut-être  
dans  
le cours de cette semaine.

Déjà en 2012, BMS avait essayé d'arrêter une exportation d'Atazanavir vers  
le Venezuela. BMS (U.S.A.) et Mylan avait signé une licence volontaire pour  
l'Atazanavir. BMS (U.S.A.) avait poursuivi Mylan (U.S.A.) avait alors  
poursuivi Mylan aux U.S.A. pour non respect de la licence volontaire dans  
le  
cadre de l'appel d'offres de 2012, et avait perdu le procès. Cette dispute  
montre clairement les faiblesses des licences obligatoires signées à la  
hâte  
et écrites sommairement, qui permettent à des entreprises comme BMS de ne  
pas faciliter l'accès, et même de bloquer la mise en concurrence dans les  
pays en développement à revenus moyens.

Les cas de respect des brevets où les tribunaux doivent signer des  
injonctions les yeux bandés pour éloigner du marché les génériques plus  
accessibles sont de plus en plus nombreux en Inde. On peut s'attendre à ce  
que dans l'avenir, les injonctions de soulagement vont jouer un rôle de  
plus  
en plus important dans les prochains litiges sur les brevets en Inde, et  
développer des lois pour ces situations est particulièrement crucial du  
point de vue de l'accès aux traitements. Cette dispute tombe à point.

Par le passé, BMS avait réussi à bloquer l'accès aux versions génériques  
abordables de son anticancéreux dasatinib, en utilisant des injonctions  
unilatérales et intermédiaires.

Le générique qui était disponible au sixième du prix de l'original ( 9000  
roupies vs. 60.000 par malade par mois) n'est plus sur le marché après de  
multiples injonctions qui ont empêché les génériqueurs de les mettre sur le  
marché. Comme le gouvernement en Inde, n'était pas favorable à une licence  
obligatoire pour le datanib, le succès des injonctions de BMS devant ses  
concurrents a causé des dommages irréparable aux malades indiens qui  
dépendaient de la version générique.

Plus de détails à: [http://donttradeourlivesaway.wordpress.com/](http://donttradeourlivesaway.wordpress.com/)

--  
Contact: Leena Menghaney  
Mobile: 9811365412

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Bonjour,  
Merci pour la traduction de cet article. Je me permets de noter une petite erreur qui pourrait néanmoins conduire à d'importantes incompréhensions.

"Déjà en 2012, BMS avait essayé d'arrêter une exportation d'Atazanavir vers  
le Venezuela. BMS (U.S.A.) et Mylan avait signé une licence volontaire pour  
l'Atazanavir. BMS (U.S.A.) avait poursuivi Mylan (U.S.A.) avait alors  
poursuivi Mylan aux U.S.A. pour non respect de la licence volontaire dans  
le cadre de l'appel d'offres de 2012, et avait perdu le procès. Cette dispute  
montre clairement les faiblesses des licences volontaires signées à la  
hâte et écrites sommairement, qui permettent à des entreprises comme BMS de ne  
pas faciliter l'accès, et même de bloquer la mise en concurrence dans les  
pays en développement à revenus moyens."

En effet, les licences volontaires signées par les laboratoires princeps et les génériqueurs (comme c'est le cas de la licence volontaire sur le sofosbuvir dont on parle beaucoup actuellement) peuvent contenir des clauses qui interdisent au génériqueur de fournir le produit aux pays non-identifiés dans la licence (quel sue soit le statut du brevet dans ces pays). On voit ainsi comment la licence volontaire participe d'une stratégie de contrôle du marché par les laboratoires princeps.

Bien cordialement,

Céline GRILLON  
Coordinatrice plaidoyer international  
Act Up-Paris

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international@actupparis.org  
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