# \[e-med\] Cas d'Ebola au Mali : Un infirmier mort mardi et de possibles suspects

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**Created:** [November 12, 2014, 3:57pm UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-cas-debola-au-mali-un-infirmier-mort-mardi-et-de-possibles-suspects/41122 "2014-11-12T15:57:22Z")
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Cas d'Ebola au Mali : Un infirmier mort mardi et de possibles suspects  
(Reportage de Adam Thiam)  
12 nov 2014 à 07:31 AM  
[http://www.maliweb.net/sante/cas-debola-au-mali-infirmier-mort-mardi-possib](http://www.maliweb.net/sante/cas-debola-au-mali-infirmier-mort-mardi-possib)  
les-suspects-633322.html

A 0h12 ce mercredi, notre taxi ne pouvait franchir l¹impressionnant  
barrage de véhicules de la police et de la gendarmerie qui barraient la  
route jusqu¹à la clinique très courue du quartier le plus convoité de la  
capitale. L¹informateur qui nous avait mis la puce à l¹oreille avait donc  
bien raison : la clinique où se soigne le gratin de Bamako est bien sous  
quarantaine.

Un malade venu de la frontière guinéenne.  
Il y a trois semaines, révèle notre source recoupée par deux membres du  
personnel médical de la clinique, un malade ­ imam de sa ville ­ venant de  
la principale ville frontalière malienne avec la Guinée, à 150 km de  
Bamako, était admis dans l¹établissement sanitaire. Le diagnostic était «  
un palu ». Mais un palu rebelle qui eut raison du patient dont la  
dépouille est repartie dans sa ville frontalière pour y être ensevelie.  
L¹histoire aurait pu s¹arrêter là si un des infirmiers qui suivait le  
malade n¹avait pas à son tour contracté le « même palu » pour lequel il  
fut soigné. On le croyait guéri quand il rechuta quelques jours plus tard  
où il fut réadmis à la clinique. Cette fois-ci, il déclara « quelques  
symptômes caractéristiques de la maladie à virus Ebola ». Il succombera  
hier mardi en début de soirée. Des informations concordantes mais non  
confirmées par aucune autorité médicale font état de la contamination de  
deux autres prestataires de la clinique : le médecin traitant de l¹imam  
décédé et un second aide médical. Tard dans la nuit, le directeur de la  
clinique reconnaît le décès par Ebola de l¹infirmier en question.

&nbsp;&nbsp;Les humanitaires avaient alerté leur staff  
La veille pourtant, on pouvait se congratuler : les dizaines de personnes  
sous surveillance après le décès de la fillette de Kayes le mois dernier  
n¹avaient déclaré aucun signe de maladie Ebola trois semaines leur mise en  
quarantaine. Les cas confirmés et suspects de ladite clinique impliquent  
que la vigilance doit être plus que jamais de mise comme l¹avait  
recommandé la veille le ministre malien de la Santé. Cette Ong américaine  
avait dissuadé par SMS son staff de se rendre dans la clinique concernée  
et cela quarante huit heures avant la confirmation par le gouvernement du  
cas d¹Ebola. Le personnel de la Minusma avait lui aussi été prévenu avant  
l¹annonce officielle du cas. Avec le cas de la fillette de Kayes qui a  
voyagé sur des centaines de kilomètres dans des véhicules de transport en  
commun, un spécialiste du Center of Disease Control confiait au Washington  
Post que c¹est au Mali qu¹Ebola a eu « un de ses plus grands avantages  
stratégiques ». La découverte d¹au moins un cas dans cette clinique  
fréquentée par plusieurs centaines de personnes par jour confirme que  
l¹épidémie doit être prise avec le plus grand sérieux par les Maliens.

Adam Thiam pour maliweb.net
