# \[e-med\] Cinq ans apres, l'accord OMC sur l'accès aux medicaments est un echec

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**Category:** e-med\
**Created:** [November 14, 2006, 5:57pm UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-cinq-ans-apres-laccord-omc-sur-lacces-aux-medicaments-est-un-echec/26767 "2006-11-14T17:57:47Z")\
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**Author:** ![Regis\_Samba-Kounzi](https://avatars.discourse-cdn.com/v4/letter/r/df705f/32.png) [@Regis\_Samba-Kounzi](https://talk.edrugplus.org/u/Regis_Samba-Kounzi)\
**Post date:** [November 14, 2006, 5:57pm UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-cinq-ans-apres-laccord-omc-sur-lacces-aux-medicaments-est-un-echec/26767/1 "2006-11-14T17:57:47Z")

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Dossier de presse d’Act Up-Paris

Téléchargez le dossier de presse complet sur  
[http://www.actupparis.org/IMG/pdf/Doha\_5\_ans\_apres.pdf](http://www.actupparis.org/IMG/pdf/Doha_5_ans_apres.pdf)

Le 14 novembre 2001, la conférence ministérielle de l’Organisation  
Mondiale du Commerce (OMC), réunie à Doha (Qatar), adoptait une «  
Déclaration sur la propriété intellectuelle et la santé » [1]. Selon  
les termes de cette déclaration, les pays en développement étaient  
autorisés à contourner les monopoles liés aux brevets, lorsque cela est  
nécessaire pour assurer l’accès aux médicaments pour l’ensemble de  
leurs populations.  
&nbsp;&nbsp;Cinq ans après, selon des chiffres de l’Organisation Mondiale de la  
Santé (OMS), 74% des médicaments anti-sida sont sous monopole [2] et  
77% des AfricainEs n’ont toujours pas accès aux traitements  
antirétroviraux [3] . Aux Philippines, en Indonésie, au Niger, au  
Bostwana et en Haïti, il n’y a toujours aucun générique disponible [2]  
en 2006, alors même que plus de 8 molécules antirétrovirales  
différentes existent dans ces pays - uniquement des médicaments de  
marque.

&nbsp;&nbsp;L’article 5(b) de la Déclaration de Doha affirmait pourtant que «  
Chaque état membre de l’OMC a le droit d’accorder des licences  
obligatoires, et la liberté de déterminer les motifs pour lesquels de  
telles licences sont accordées ». A la différence d’une licence  
volontaire (que le propriétaire du brevet octroie de lui-même), la  
licence obligatoire est décidée par le gouvernement d’un Etat sans  
l’accord du propriétaire. Mais force est de constater que le recours à  
ces licences est en pratique extrêmement rare.

« L’utilisation de la Déclaration de Doha est quasiment impossible, du  
fait des pressions politiques exercées par l’administration Bush »,  
affirme le Dr Pedro Chequer [4], qui dirigeait jusque fin 2005 le  
Programme national brésilien de lutte contre le sida. « C’est  
exactement ce qui est arrivé au Brésil l’année dernière, quand nous  
avons tenté d’utiliser les licences obligatoires, disposition pourtant  
prévue dans la Déclaration de Doha ».

&nbsp;&nbsp;« Chez Cipla, jusqu’ici nous avons été en mesure de fabriquer des  
versions génériques des médicaments VIH datant d’avant l’OMC et la  
mondialisation des brevets » rappelle le Dr Yusuf Hamied, PDG des  
laboratoires Cipla. [5] « Mais, si la Déclaration de Doha reste lettre  
morte, les génériqueurs comme Cipla seront incapables de proposer des  
versions bon marché des dernières innovations anti-VIH — par exemple  
les très prometteurs inhibiteurs d’intégrase — car ces médicaments  
récents sont brevetés partout dans le monde ».

&nbsp;&nbsp;Face à l’échec de la Déclaration de Doha, Act Up-Paris appelle Jacques  
Chirac à ne plus se contenter de vagues déclarations mais à dénoncer  
explicitement les Etats-Unis pour les pressions qu’ils exercent contre  
les pays qui souhaitent mettre la Déclaration de Doha en application.

&nbsp;&nbsp;Act Up-Paris exige aussi des candidatEs à l’élection présidentielle  
qu’ils s’engagent à ce qu’en 2007 la France se prononce contre  
l’application des droits de propriété intellectuelle relatifs aux  
produits de santé dans les pays en développement.
