# \[e-med\] Classement comme stupéfiant de l'Iboga (Afssaps)

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**Category:** e-med
**Created:** [March 29, 2007, 9:29am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-classement-comme-stupefiant-de-liboga-afssaps/27592 "2007-03-29T09:29:41Z")
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agence française de securite sanitaire des produits de sante  
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Communiqué de presse

&nbsp;&nbsp;&nbsp;Point d'information  
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;28 mars 2007

Journal officiel : Arrêté du 12 mars 2007 modifiant l'arrêté du 22 février  
1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants

Classement comme stupéfiant de l'Iboga

[http://afssaps.sante.fr/htm/10/filcoprs/070304.htm](http://afssaps.sante.fr/htm/10/filcoprs/070304.htm)

Le ministre de la Santé et des Solidarités a décidé de classer comme  
stupéfiants l'arbuste Iboga ainsi que l'un de ses composants, l'ibogaïne (et  
certains produits dérivés) par un arrêté publié au Journal officiel du 25  
mars 2007. Cette décision fait suite à la proposition de l'Agence française  
de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) après avis de la  
Commission nationale des stupéfiants et des psychotropes, en raison de leurs  
propriétés hallucinogènes et de leur grande toxicité.

Tabernanthe Iboga , également appelé Iboga, est un arbuste présent dans les  
forêts équatoriales d'Afrique de l'Ouest, en particulier au Gabon, au  
Cameroun et au Congo où cette plante est utilisée au cours de rites  
initiatiques et religieux. En France, l'utilisation de l'Iboga tend à se  
développer dans le cadre d'activités sectaires au travers de séminaires de  
« revalorisation de soi » et de « voyage intérieur », notamment en Ardèche,  
dans le Calvados et l'Eure-et-Loire. L'Iboga est également disponible sur  
Internet, où cette plante fait l'objet d'une promotion active.

La racine de l'Iboga contient une douzaine d'alcaloïdes, dont l'ibogaïne qui  
est une substance proche de celles présentes dans différentes espèces de  
champignons hallucinogènes et dans l'Ayahuasca . L'ibogaïne est un  
psychostimulant à faibles doses. A doses plus élevées, elle est responsable  
d'hallucinations visuelles et auditives, parfois très anxiogènes et pouvant  
conduire à l'acte suicidaire. Par ailleurs, sa neurotoxicité a été démontrée  
chez l'animal, par l'observation d'atteintes du cervelet.

Actuellement aucun intérêt thérapeutique n'est démontré ni pour l'Iboga ni  
pour l'ibogaïne, bien que celui-ci ait été évoqué et étudié notamment dans  
le traitement de la dépendance aux opiacés, à la cocaïne et à l'alcool  
(Etats-Unis et Israël).

En 2005, le décès d'un homme ayant consommé une infusion d'iboga a été  
signalé en France. Ce décès s'inscrit dans un contexte international où l'on  
relève près d'une dizaine de décès liés à la consommation d'ibogaïne sans  
toutefois que les mécanismes de survenue soient totalement élucidés. Ces  
décès ont eu lieu généralement plus de 20 heures après la prise d'Iboga,  
parfois consécutifs à une ingestion de faibles doses.

L'Afssaps avait, en conséquence, ouvert une enquête afin d'évaluer la  
toxicité et le potentiel d'abus et de dépendance de cette plante. Cette  
enquête a été confiée au réseau des centres d'évaluation et d'information  
sur la pharmacodépendance (CEIP).

Compte tenu des effets neurotoxiques, des propriétés hallucinogènes de  
l'Iboga  
et de la survenue croissante d'intoxications aiguës ayant conduit à des cas  
de décès, le ministre chargé de la Santé a décidé, après avis de la  
Commission nationale des stupéfiants et des psychotropes réunie le 19  
décembre 2006 et sur proposition de l'Afssaps, d'inscrire sur la liste des  
stupéfiants :  
les plantes Tabernanthe iboga (« Iboga ») et Tabernanthe manii, l'ibogaïne,  
ses isomères, esters, éthers et leurs sels .

Contact presse : Aude Chaboissier : tel : 01 55 87 30 33 / Magali Rodde :  
tel : 01 55 87 30 22 - email : presse@afssaps.sante.fr
