# \[e-med\] Congo, l'approvisionnement en ARV génériques n'est plus menacé

**URL:** https://talk.edrugplus.org/t/e-med-congo-lapprovisionnement-en-arv-generiques-nest-plus-menace/22082
**Category:** e-med
**Created:** [April 5, 2005, 9:20am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-congo-lapprovisionnement-en-arv-generiques-nest-plus-menace/22082 "2005-04-05T09:20:42Z")
**Posts on this page:** 1
**Page:** 1

<div class="post-metadata">

### Author: ![remed9](https://avatars.discourse-cdn.com/v4/letter/r/22d042/32.png) [@remed9](https://talk.edrugplus.org/u/remed9)
#### Post date: [April 5, 2005, 9:20am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-congo-lapprovisionnement-en-arv-generiques-nest-plus-menace/22082/1 "2005-04-05T09:20:42Z")

</div>

[souvenez-vous, nous en avions parlé sur e-med, CB]

N A T I O N S U N I E S  
Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA)  
Réseaux d'Information Régionaux Intégrés (IRIN)

CONGO : L'approvisionnement en ARV génériques n'est plus menacé - autorités

BRAZZAVILLE, le 4 avril (IRIN) - Les autorités congolaises ont affirmé  
vendredi que la menace de rupture d'approvisionnement en médicaments  
antirétroviraux (ARV) était levée, le paiement des factures des laboratoires  
pharmaceutiques étant en cours.

"Le gouvernement a amorcé le paiement des factures concernant la fourniture  
des ARV et a pris les dispositions qui s'imposent pour que cette situation  
ne se répète plus", a indiqué le Comité national de lutte contre le sida  
(CNLS) dans un communiqué publié à l'issue de la première réunion du comité  
de pilotage du CNLS.

En février, le laboratoire SAI Pharma, filiale du géant pharmaceutique  
indien Cipla, avait menacé le gouvernement congolais de suspendre ses  
exportations d'ARV génériques vers le Congo si ce dernier ne payait pas ses  
factures en souffrance, d'un montant de 430 000 dollars pour la période  
2003-2004.

"Le problème des arriérés de paiement a été résolu", a dit Shailesh  
Pednekar, responsable des exportations de Cipla, à PlusNews, sans donner  
plus de détails.

"L'approvisionnement en ARV au Congo n'a jamais été interrompu", a-t-il  
affirmé en réponse aux rumeurs selon lesquelles l'approvisionnement en ARV  
n'était déjà plus assuré.

Ces derniers mois, des informations insistantes, corroborées par des  
personnes vivant avec le VIH et des sources hospitalières anonymes,  
laissaient entendre que seules les infections opportunistes pouvaient encore  
être traitées au Congo, les ARV n'étant plus disponibles.

Ces informations ont été démenties par Marie Franck Purhuence, secrétaire  
exécutif du CNLS, et mises en doute par des organisations internationales  
travaillant sur place.

Alphonse Gando, nouveau ministre congolais de la Santé et de la Population  
nommé en janvier, a affirmé que l'un des premiers dossiers trouvés sur son  
bureau au moment de sa prise de fonction était celui des ARV.

"Il a fallu le traiter d'urgence au regard de son importance", a-t-il  
indiqué.

En février, plusieurs associations s'étaient mobilisées pour faire face à la  
menace brandie par SAI Pharma. Ainsi, l'association congolaise pour la  
défense des droits des consommateurs (ACDDC) avait adressé une lettre au  
Premier ministre pour lui demander de "prendre ses responsabilités vis-à-vis  
des malades du sida en évitant la rupture prolongée de la fourniture  
d'antirétroviraux par les laboratoires pharmaceutiques".

"Nous avons voulu attirer l'attention du gouvernement sur cette question  
cruciale qui risquait de contredire sa volonté affichée de lutter contre la  
pandémie", avait dit Dieudonné Moussala, président de l'ACDDC, à PlusNews.

En juin 2003, le Congo a lancé le programme 'Initiative congolaise d'accès  
aux antirétroviraux' (ICAARV), avec le soutien des Nations Unies. Depuis le  
lancement de ce programme, le prix du traitement ARV a chuté. Il coûte  
désormais entre 5 000 et 20 000 francs CFA (de neuf à 36 dollars) par mois  
contre 300 000 à 400 000 francs CFA auparavant (de 550 à 740 dollars).

Environ 2 500 personnes vivant avec le sida ont été sélectionnées pour  
participer à ce programme. Elles reçoivent leur traitement antirétroviral  
dans des centres spécialisés à Brazzaville et à Pointe-Noire, les deux  
principales villes du Congo qui abritent 80 pour cent des quelque 100 000  
malades que compte officiellement le pays.

Les dernières données de l'étude de séroprévalence réalisée par le CNLS avec  
l'appui de la Banque mondiale, en novembre 2003, indiquent un taux de  
prévalence national de 4,2 pour cent avec des disparités géographiques  
importantes. Le programme conjoint des Nations Unies sur le VIH/SIDA  
(Onusida) l'estime à 4,9 pour cent.

[ENDS]

[Les informations contenues dans ce bulletin vous sont parvenues via IRIN,  
un département d'informations humanitaires des Nations Unies, mais ne  
reflètent pas nécessairement les vues des Nations Unies ou de ses agences.  
Si vous réimprimez, copiez, archivez ou renvoyez ce bulletin, merci de tenir  
compte de cette réserve. Toute citation ou extrait devrait inclure une  
référence aux sources originales. Les rapports d'IRIN sont archivés sur  
internet sous : [http://www.Plusnews.org/fr](http://www.Plusnews.org/fr). Toute utilisation par des sites  
web commerciaux nécessite l'autorisation écrite d'IRIN. ]

Copyright (c) UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs 2005

IRIN Contacts:

IRIN-WA  
Tel: +221 867.27.30  
Fax: +221 867.25.85  
Email: IRIN-WA@IRINnews.org

Pour modifier votre abonnement or desabonner visitez  
[http://www.irinnews.org/subscriptions/PNFrenchsubslogin.asp](http://www.irinnews.org/subscriptions/PNFrenchsubslogin.asp)
