# \[e-med\] Ebola, bring back our doctors !

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**Created:** [September 25, 2014, 2:56pm UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-ebola-bring-back-our-doctors/40896 "2014-09-25T14:56:17Z")
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Ebola, bring back our doctors !

SOCIETE - PAR BERTRAND LIVINEC ET SIMON KABORE - Publié le 23 Sep, 2014

[http://mondafrique.com/lire/societe/2014/09/23/ebola-bring-back-our-doctors-and-nurses](http://mondafrique.com/lire/societe/2014/09/23/ebola-bring-back-our-doctors-and-nurses)

Avec plus de 2800 morts et des risques de progressions alarmants pouvant  
atteindre 20 000 cas d'ici novembre, l'épidémie de fièvre Ebola met en  
lumière l'échec généralisé des politiques de santé menées depuis des  
décennies dans les pays africains. Impulsées le plus souvent par les  
organisations internationales, les stratégies lancées par ces Etats dans le  
domaine de la santé n'ont en rien permis de pallier le manque de moyens et  
de personnel médical dont souffre le secteur. Au contraire, l'exode des  
professionnels de santé africains vers les pays du Nord incapables de  
former suffisamment de personnels de santé continue de faire baisser les  
effectifs. Une pénurie de mdédecins qui a particulièrement favorisé la  
propagation d'Ebola.

Fin septembre 2014, la crise Ebola qui secoue plusieurs pays d'Afrique de  
l'Ouest n'est toujours pas sous contrôle. Récemment, lors d’un discours aux  
Nations Unies, la Présidente de Médecins Sans Frontières a avoué que le  
monde était en train de perdre la bataille contre Ebola. Plus de 2600  
personnes sont décédées selon les chiffres de l’Organisation Mondial de la  
Santé, les professionnels de santé ayant déjà payé un lourd tribut.

Une crise sans précédent

Cette crise Ebola est, de loin, celle qui aura eu les conséquences les plus  
graves depuis la découverte de ce virus en 1976. Les précédentes avaient  
été maîtrisées en quelques mois et n'avaient jamais pris une telle ampleur.  
Auparavant, le nombre maximum de cas avait été constaté en Ouganda en 2000  
avec près de 425 cas. Jusqu’à la crise actuelle, le pic de décès du à Ebola  
avait quant à lui été observé au Zaire en 1976 avec près de 260 cas.

Contrairement à ce qui s’était passé lors des précédentes crises localisées  
en Afrique Centrale, les principales organisations internationales  
impliquées craignent, six mois après l’apparition des premières victimes,  
une très forte augmentation des cas à venir. L'OMS évoque même le risque  
d'atteindre 20,000 cas dans les prochains mois si la tendance continue.  
L’organisation MSF a quant à elle récemment déclaré l'épidémie hors de  
contrôle.

Il est important à ce stade de tenter de comprendre pourquoi cette crise  
Ebola s’étend aussi rapidement et semble si difficile à freiner. Au moins  
sur les trois pays les plus touchés : Guinée, Libéria et Sierra Leone.

La santé, un secteur sinistré

Il est difficile d'établir un comparatif avec les crises précédentes  
concernant la réactivité des autorités locales ou nationales, celle des  
organisations internationales, ou la qualité des systèmes de soins  
nationaux. Que ce soit en Afrique Centrale ou en Afrique de l'Ouest, on  
peut surtout mettre en évidence des points communs sur les problèmes de  
gouvernance et de performance des systèmes de soins.

Ainsi, malgré des progrès, les systèmes de soins en Afrique sub-sahariennes  
restent assez souvent défaillants, en particulier pour les soins dits  
primaires, c'est à dire qui concernent les soins élémentaires pour la  
majorité des populations. On le sait déjà, les Objectifs du Millénaire pour  
le Développement définis par les pays membres des nations unies en 2000 ne  
seront pas atteints dans la plupart des pays d'Afrique Sub-Saharienne à la  
date butoir de 2015. En grande partie en raison de la défaillance des  
systèmes de santé.

Les causes des faiblesses de ce secteur sont pourtant bien connues. Après  
l’impact négatif des Programmes d’Ajustement Structurel (PAS) prônés par  
les institutions financières internationales, les systèmes de santé en  
Afrique souffrent aujourd'hui d'un manque d'investissements financiers des  
Etats dans le secteur de la santé. Les financements viennent en effet  
principalement de bailleurs extérieurs qui privilégient des programmes  
centrés sur quelques maladies seulement et imposent des priorités souvent  
en déphasage avec les besoins réels et les systèmes en place. Ces  
programmes se caractérisent par ailleurs par une mauvaise gouvernance des  
ressources mobilisées et une incapacité à impliquer les communautés dans la  
construction des systèmes de santé. Les chiffres montrent des dépenses de  
santé très variables selon les pays affectés par la crise Ebola : le  
Libéria et la Sierra Leone qui ont connu la guerre il y a près de 10 ans  
ont des dépenses de santé plus élevées (soit 15,5% du PIB pour le Libéria  
et 15,1% pour la Sierra Leone en 2012) que la Guinée dont les dépenses sont  
très faibles (6,3% du PIB en 2012).

Par ailleurs, il convient de pointer les problèmes de gouvernance auxquels  
sont confrontés ces pays minés par la corruption. L'indice de perception de  
la corruption de Transparency International suggère les scores suivants  
pour ces pays : la Guinée est classée au 150ème rang sur 177 pays notés  
tandis que la Sierra Leone et le LIbéria occupent respectivement la 119ème  
et 83ème place\*. La Guinée est très mal classée sur le plan de la  
corruption, le Libéria ayant semble-t-il fait des efforts plus importants.

L'impact des inégalités

Par ailleurs, les niveaux d'inégalités, qui ont un impact considérable sur  
le domaine de la santé, sont élevés dans ces pays. Les coefficients de Gini  
- une unité servant à évaluer le degré des inégalités - en Guinée, en  
Sierra Leone et au Libéria s'élèvent respectivement à 39,35 ; 42,52 et  
38,16. Ils sont donc largement supérieurs à la France (32,74), et pour deux  
d'entre eux supérieurs à celui des USA (40,81). Or, les inégalités de  
revenus ont un impact très significatif sur l'état de santé des  
populations, laissant une frange significative de la population hors des  
systèmes éducatifs et de santé publique.

Notons que la crise Ebola touche aussi bien des campagnes que des grandes  
villes, où les systèmes de soins ne sont pas forcément très bons, surtout  
dans les quartiers défavorisés.

Médecins en fuite

Par ailleurs, les pays les plus touchés par Ebola sont en proie à une  
pénurie de personnel médical. Le ratio observé du nombre de personnes pour  
un médecin y est en effet très faible. Soit 1 médecin et moins de 0,5  
infirmiers et sages-femmes pour 10 000 habitants en Guinée. Moins de 0,5  
médecins et environ 2 infirmiers et sages-femmes pour 10 000 habitants en  
Sierra Leone. Et moins de 0,5 médecins et 3 infirmiers et sages femmes pour  
10 000 habitants au Libéria.

[http://www.who.int/gho/publications/world\_health\_statistics/FR\_WHS10\_Full.pdf](http://www.who.int/gho/publications/world_health_statistics/FR_WHS10_Full.pdf)

Sur le terrain, les professionnels de santé disponibles sont souvent  
surchargés et doivent de plus faire face à des populations souvent  
surinfectées par de nombreuses maladies. Ils sont souvent très mal payés et  
découragés par leur tâche, un bon nombre d'ailleurs cherchant à s'exiler  
pour fuir des situations particulièrement difficiles. Au Libéria par  
exemple, en décembre 2013 et donc avant la crise Ebola, des grèves  
d'infirmières ont eu lieu dans la capitale pour revendiquer des  
améliorations salariales. L'exode des professionnels de santé africains  
vers l'Amérique du Nord ou l'Europe reste un grave problème et les pays  
occidentaux ne peuvent pas d'un côté déplorer le manque de professionnels  
en Afrique et d'un autre côté laisser le brain drain s'opérer librement.

Ainsi, les Etats Unis actuellement très présents dans la lutte contre Ebola  
(on rappellera que leur aide publique au développement en % de leur PIB est  
l'une des plus faibles du monde occidental), oublient de dire qu'ils sont  
l'un des principaux responsables de cet exode de professionnels de santé  
africains. La crise Ebola est en effet aussi la conséquence de cette  
hémorragie des ressources rares et compétentes du Sud vers le Nord, du fait  
de l'incapacité des pays du Nord à former suffisamment de personnels de  
santé. C'est ainsi qu'aux Etats Unis, on estimait en 2008 que 26% des  
médecins en exercice ont été formés à l'étranger !

Ce rapport de l'OCDE et de l'OMS de 2008 pointait déjà du doigt cette  
hémorragie, dont les conséquences sont extrêmement graves dans les pays  
d'Afrique Sub-Saharienne, citant notamment la Sierra Leone et le Libéria  
parmi les pays les plus impactés.

« La situation est toutefois fort différente dans le cas de certains pays  
dont plusieurs africains. Parmi les pays où le taux d’expatriation des  
médecins est supérieur à 50 % (ce qui signifie que les médecins nés dans  
ces pays sont aussi nombreux à travailler dans les pays de l’OCDE qu’à  
travailler dans leur propre pays) on trouve de petits États insulaires des  
Caraïbes et du Pacifique, ainsi que cinq pays africains – Mozambique,  
Angola, Sierra Leone, République Unie de Tanzanie et Liberia. Plusieurs  
pays africains francophones ont aussi des taux d’expatriation élevés,  
supérieurs à 40 %. »

[http://www.oecd.org/fr/els/systemes-sante/44786070.pdf](http://www.oecd.org/fr/els/systemes-sante/44786070.pdf)

La crise Ebola dans ces pays, a entrainé un surplus de travail considérable  
pour ces professionnels de la médecin, bien souvent incapables d'y faire  
face. Leur équipement dans les centres de santé souvent insuffisants, pour  
ne pas dire dans de nombreux cas dérisoires. Même en situation normale, il  
manque souvent le nécessaire pour garantir l'hygiène ou même la protection  
des professionnels face aux malades. Des grèves à l'hôpital de Monrovia au  
Libéria ont montré la détresse de ces professionnels. En Guinée, des  
patients ont préféré déserter les centres de santé, compte tenu des risques  
de contamination qu’ils considèrent élevés dans le principal hôpital du  
pays.

Il semble que le point le plus critique dans la crise Ebola soit le manque  
de personnels de santé. A ce titre, l'annonce récente par les autorités  
cubaines d'envoyer 165 médecins en Sierra Leone est plutôt un geste à  
saluer.

Une action internationale inadaptée

Les stratégies de santé en Afrique Sub-saharienne sont très influencées  
voire directement pilotées par les organisations internationales. Même s’il  
est vrai que la mobilisation autour de certaines pathologies dites  
prioritaires (VIH/Sida, paludisme, tuberculose) sont des opportunités de  
mobilisation des ressources, les interventions à financer devraient  
pourtant se baser sur une approche holistique et systémique sur le terrain.  
Malheureusement, nous constatons que les ressources mobilisées pour ces  
pathologies ont engendré la création de structures et des circuits  
exceptionnels parallèles aux systèmes classiques. C’est ainsi que les  
systèmes d’information sanitaire, d’approvisionnement en médicaments et  
autres réactifs, de coordination des agents communautaires ont été  
perturbés dans la plupart des pays Africains. En outre tout laisse croire  
que les priorités dans les pays sont en réalité fortement influencées par  
les lobbies qui mobilisent et orientent l’utilisation des ressources  
internationales.

Par ailleurs, l'absence de réflexion sur les déterminants sociaux, comme  
les inégalités sociales et les pesanteurs socio-culturelles ne permet pas  
d'agir de manière optimale sur le fonctionnement de la société en amont  
pour diminuer les infections, alléger le poids du travail des  
professionnels de santé surchargés. Les systèmes de santé en Afrique ont  
une approche trop médicalisée où la priorité et les énergies sont investies  
essentiellement sur le curatif. La promotion de la santé, susceptible  
d’éviter de nombreux cas de maladies et qui est moins couteux que le  
curatif est négligée dans la plupart des pays. L’adage qui dit que « Mieux  
vaut prévenir que guérir » n’a pas encore été adopté par la grande majorité  
des autorités sanitaires africaines. Potentiellement, l'Afrique  
Sub-Saharienne avec sa forte charge de morbidité et une vision curative des  
systèmes de santé au détriment de la prévention représente une terre  
d'avenir pour les laboratoires pharmaceutiques.

La crise Ebola vient rappeler que les mesures d'hygiène les plus  
élémentaires sont souvent les plus efficaces pour combattre un grand nombre  
de maladies. Un grand nombre de résolutions dans le domaine de la santé  
sont adoptées chaque année, mais restent juste souvent des vœux pieux,  
faute de volonté politique pour les mettre en œuvre. Par ailleurs, on peut  
se demander si les néo-libéraux, qui ont une forte capacité d'influence  
dans les instances internationales, ne cherchent pas à saboter les  
politiques de santé publique à caractère systémique, en préférant  
privilégier le développement des initiatives privées dans la santé.

Alarmisme ambiant

L'opinion publique internationale reçoit chaque jour un nombre très  
important d'articles sur la crise Ebola. Ils témoignent d'une dégradation  
de la situation sur trois pays (Guinée, Libéria, Sierra Leone) ce qui est  
parfaitement exact, mais regorgent également d'articles établissant des  
prévisions catastrophiques à l'avenir en Afrique. Or, sur ce deuxième  
point, on peut parfois se demander sur quelles bases sont formulées ces  
prévisions et à quel dessein.

Générer de la panique inutilement ne servira pas à stopper rapidement  
l'épidémie d’Ebola sur les trois pays les plus touchés. Ces rumeurs et  
paniques peuvent éventuellement pousser certaines autorités, en particulier  
internationales, à mettre sur pied dans l'urgence un fonds international  
avec en ligne de mire l'accès aux traitements via les laboratoires  
pharmaceutiques qui sont déjà sur les rangs.

La Banque Mondiale elle même, ne cesse d'envoyer des communiqués alarmistes  
indiquant que la peur pourrait faire chuter massivement le PIB des pays  
impactés. Si la Banque Mondiale souhaite réellement que les rumeurs et la  
peur cessent, elle ferait alors bien de changer de stratégie de  
communication. On pourrait également s'interroger sur le rôle de la Banque  
Mondiale dans le financement du renforcement des soins primaires en Afrique  
ces dernières années, l'OMS émettant depuis de nombreuses années les mêmes  
recommandations sur l'amélioration indispensable de l'hygiène, alors que  
leur défaillance est mis en évidence dans cette crise. La Banque Mondiale  
et le FMI auraient plus de crédibilité dans l'opinion publique s'ils  
tiraient régulièrement la sonnette d'alarme sur les risques pesés par les  
inégalités sociales en Afrique et les mauvaises conditions d'exercice des  
professionnels de santé.

Il serait aussi judicieux d'étudier le rôle des media dans la crise Ebola.  
Ont-ils préféré diffuser de manière systématique les messages les plus  
catastrophiques dans une forme de surenchère augmentant par cette approche  
les rumeurs ou les peurs, ou bien ont-ils cherché à enquêter de manière  
approfondie sur les tenants de la crise et les lacunes structurelles de ces  
pays ? Là aussi, la responsabilité des media devrait être de se baser sur  
des faits et de connaître précisément dans quelles conditions vivent les  
populations concernées et l'action réelle des institutions chargées  
normalement de répondre à leurs besoins de base.

Or l'urgence, c'est d'agir concrètement sur le terrain en apportant des  
ressources complémentaires, notamment en personnels de santé, aux pays qui  
en manquent.

Il est nécessaire de noter par ailleurs que pour le moment, l'épidémie  
d'Ebola reste globalement confinée à trois pays (Guinée, Libéria, Sierra  
Leone), quelques cas ayant été détectés au Nigéria. Sur les autres pays  
limitrophes (Sénégal, Mali, Côte d'Ivoire, Guinée Bissau), il semble que la  
situation soit à ce jour maîtrisée. Rien n'indique pour le moment, que  
l'épidémie d'Ebola va forcément se déployer en dehors de ces trois pays.

Echec d'anticipation

Ces derniers subissent sont durement touchés, nous l'avons vu, du fait de  
l'incapacité des soignants à délivrer correctement les autres prestations  
de santé aux populations. La faiblesse des systèmes de soins de ces pays  
est clairement mise à nue. Le manque de ressources en santé reste un  
problème récurrent et les pays africains ne sont souvent pas à même de  
surmonter de graves crises sanitaires par eux-mêmes.

Les Nations Unies viennent de demander un milliard de dollars pour lutter  
contre Ebola, somme très importante dont on aimerait connaître la  
destination et la stratégie envisagée. On peut regretter que les dirigeants  
des Nations Unies ne soient pas capables d'anticiper de telles crises, ni  
sanitaires ni de guerres civiles d'ailleurs. La santé des populations les  
plus pauvres est-elle une priorité ou bien seulement quand celle des  
populations riches est menacée ? Le silence des Nations Unies sur les  
inégalités sociales très élevées en Afrique sub-Saharienne montre bien que  
le bien-être des populations africaines n'est pas encore au cœur des  
préoccupations internationales, ni même nationales lorsqu'on voit la  
faiblesse des budgets nationaux de santé.

Les pays africains vont-ils rester encore longtemps dépendants des  
stratégies extérieures ? Ils ont les moyens de proposer à toutes leurs  
populations des soins primaires de qualité, notamment par une bonne  
gouvernance et en diminuant les inégalités sociales. Cherche-t-on  
réellement à ce que l’Afrique soit en bonne santé, où veut-on juste la  
maintenir dans un état végétatif pour continuer à s’enrichir sur les coûts  
de ses soins ?

Enfin, il devient crucial que les pays du Nord cessent de se servir dans le  
vivier déjà faible des professionnels de santé africains. Cette crise  
Ebola, où tout le monde a pu constater l'insuffisance de praticiens, montre  
aussi la responsabilité de pays du Nord qui faute d'investissements en  
formation de santé dans leurs propres pays n'ont aucun état d'âme à  
récupérer des professionnels déjà formés issus de pays pauvres. A ce titre,  
les politiques migratoires de certains pays (en particulier Etats Unis,  
Canada, Royaume Uni) devraient être revisitées en étudiant de manière  
directe et indirecte les dommages causés sur les systèmes de santé en  
Afrique. Il est également de la responsabilité des dirigeants africains,  
s'ils considèrent la santé comme une priorité, de dénoncer cette situation.  
En parallèle ils se doivent de mettre en place des conditions de  
rémunération correctes pour leurs professionnels de santé qui jouent un  
rôle essentiel dans le développement de leurs pays.

\*plus la place est loin dans le classement, plus le sentiment de corruption  
est élevé.

Betrand Livinec est membre de l’association Développement et Santé

Simon Kabore est Directeur exécutif du RAME (Réseau d'Accès aux Médicaments  
Essentiels, Burkina Faso).

--  
Simon KABORE  
Directeur Exécutif du Réseau Accès aux Médicaments Essentiels (RAME)  
04 BP: 8038 Ouagadougou 04 Burkina Faso  
Tel: bur (226) 50 37 70 16  
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Cel: (226) 70 24 44 55  
E-mail alternatif: simonkabore@rame-int.org
