# \[e-med\] Fin des dons de médicaments via Cyclamed

**URL:** <https://talk.edrugplus.org/t/e-med-fin-des-dons-de-medicaments-via-cyclamed/27193>\
**Category:** e-med\
**Created:** [January 29, 2007, 9:01am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-fin-des-dons-de-medicaments-via-cyclamed/27193 "2007-01-29T09:01:57Z")\
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**Author:** ![Mathilde\_Chosseler2](https://avatars.discourse-cdn.com/v4/letter/m/e5b9ba/32.png) [@Mathilde\_Chosseler2](https://talk.edrugplus.org/u/Mathilde_Chosseler2)\
**Post date:** [January 29, 2007, 9:01am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-fin-des-dons-de-medicaments-via-cyclamed/27193/1 "2007-01-29T09:01:57Z")

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Communiqué ReMeD  25 janvier 2007  
Fin des dons de médicaments via Cyclamed : on prend les mêmes et on  
recommence !

Si le Sénat a entendu lappel des pays en développement en adoptant le 25  
janvier 2007 la fin de la collecte de médicaments non utilisés (M.N.U) à des  
fins humanitaires, larticle 28 ter du projet de loi n°155, portant diverses  
dispositions au droit communautaire dans le domaine du médicament, assure  
pourtant la continuité des dons de médicaments. Les associations qui  
bénéficiaient des M.N.U de Cyclamed pourront désormais s'approvisionner en  
dons auprès de l'industrie pharmaceutique. Les populations démunies  
resteront donc partiellement dépendantes de solutions mal adaptées qui vont  
à l'encontre du développement durable des politiques nationales du  
médicament.

Les dons de médicaments ne répondent pas à une logique de développement  
durable

Répondant à une logique dassistanat et perturbant la stabilisation des  
marchés pharmaceutiques, de tels envois ne contribuent pas au développement  
économique et social des pays en développement. Ils constituent au contraire  
un frein aux actions menées par les autorités pharmaceutiques des états, les  
ONG et les organisations internationales pour favoriser localement laccès à  
des médicaments essentiels disponibles et plus accessibles aux populations,  
comme le préconise la cible 17 de lobjectif 8 des Objectifs du Millénaire  
pour le Développement définis par lOrganisation des Nations Unies en 2000.

Respecter les politiques pharmaceutiques nationales

Le non alignement de la pratique des dons de médicaments sur les politiques  
pharmaceutiques nationales des pays bouleverse la stabilité financière des  
budgets consacrés à la santé. Les dons de médicaments sont en effet  
susceptibles de créer un décalage en terme de valorisation financière de ces  
dons en contrecarrant un principe fondamental selon lequel "Dans le pays  
bénéficiaire, la valeur déclarée du don de médicaments doit être basée sur  
le prix de gros de son équivalent générique dans le pays bénéficiaire ou, à  
défaut d'une telle information, sur le prix de gros sur le marché mondial de  
son équivalent générique."(Principes directeurs applicables aux dons de  
médicaments, OMS, 1999).  
Dans certaines régions, la présence dune structure approvisionnée par des  
dons rend même impossible la mise en place du recouvrement des coûts, qui  
assure une partie du financement du système de santé.

Appuyer lexistant

Tant dans le secteur public que le secteur privé, les pays en développement  
bénéficient de structures, de personnels de santé formés et de médicaments.  
Depuis quelques années, de nombreux pays en développement ont défini des  
listes limitatives de médicaments essentiels génériques par niveau, ces  
dernières ayant été établies selon les compétences des prescripteurs. Ces  
médicaments sont disponibles aujourdhui dans les centrales dachat en  
médicaments essentiels des pays  
([http://www.remed.org/html/centrales\_d\_achat\_\_afrique.html](http://www.remed.org/html/centrales_d_achat__afrique.html)).

Au vrai problème, de vraies solutions

ReMeD propose de faire face plus efficacement aux difficultés de  
lapprovisionnement en traitant un problème concret qui est celui de la  
logistique. Améliorer le circuit de distribution des pays et former les  
personnels locaux à la gestion des médicaments constituent deux réponses  
possibles en terme de développement durable en matière de santé.

Contact presse : Mathilde Chosseler  
Chargée de communication et de développement  
Réseau Médicaments et Développement (ReMeD)  
tel : +33 1.53.80.20.20 / fax : +33 1.53.80.20.21  
mathilde.chosseler@remed.org  
www.remed.org
