# \[e-med\] La Banque mondiale met en libre accès ses données sur le développement

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**Created:** [April 23, 2010, 8:52am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-la-banque-mondiale-met-en-libre-acces-ses-donnees-sur-le-developpement/33676 "2010-04-23T08:52:04Z")
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La Banque mondiale met en libre accès ses données sur le développement  
[http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/ACCUEILEXTN/NEWSFRENCH/0,,contentMDK:22547475~menuPK:1082261~pagePK:34370~piPK:34424~theSitePK:1074931,00.html](http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/ACCUEILEXTN/NEWSFRENCH/0,,contentMDK:22547475~menuPK:1082261~pagePK:34370~piPK:34424~theSitePK:1074931,00.html)

Le Groupe de la Banque mondiale rend libre d'accès plus de 2 000  
statistiques sur les finances, le commerce, la santé, l'économie et le  
développement sur son nouveau site : donnees.banquemondiale.org

330 indicateurs sont d'ores et déjà accessibles en libre accès en français,  
espagnol et en arabe.  
Les experts pensent que cette nouvelle politique d'ouverture des données  
permettra de stimuler l'innovation.

Communiqué  
Le groupe de la Banque mondiale met ses données à la disposition de tous  
Indicateurs du développement dans le monde, édition 2010

Le 20 avril 2010 - Le Groupe de la Banque mondiale a annoncé aujourd'hui que  
celle-ci mettait en libre accès plus de 2 000 statistiques sur les finances,  
le commerce, la santé et le développement humain et économique qui, pour la  
plupart, n'étaient disponibles que par abonnements payants.  
Cette décision, qui s'inscrit dans le cadre d'un effort plus vaste pour  
accroître l'accès à l'information de la Banque mondiale, signifie que les  
chercheurs, les journalistes, les organisations non gouvernementales (ONG),  
les entrepreneurs et les écoliers seront tous en mesure de puiser dans les  
bases de données de la Banque mondiale à partir d'un nouveau site web,  
donnees.banquemondiale.org.

Les experts affirment que l'initiative de données ouvertes de la Banque  
mondiale a le potentiel de favoriser une prise de décisions plus éclairée en  
matière de politiques dans les pays en développement en apportant davantage  
de chercheurs et d'analyse novatrice au processus de développement. Cette  
décision aura probablement également pour effet de stimuler la demande pour  
des données et d'accroître la capacité des pays de produire de telles  
données, disent-ils.

De plus, pour la première fois, les données seront disponibles dans d'autres  
langues que l'anglais. En effet, 330 indicateurs seront initialement  
traduits en français, en espagnol et en arabe.

« Il est important de mettre à la disposition de tous les données et le  
savoir de la Banque mondiale », affirme le président de la Banque mondiale,  
Robert B. Zoellick. « Les statistiques racontent l'histoire des personnes  
vivant dans les pays en développement et dans les pays émergents et, à ce  
titre, elles peuvent jouer un rôle important dans la lutte contre la  
pauvreté. »  
Un libre accès pour stimuler l'innovation et l'autonomisation

Hans Rosling, co-fondateur de la fondation Gapminder et militant pour le  
libre accès des données de la Banque mondiale, ajoute : « C'est ce qu'il  
faut faire parce que cela favorisera l'innovation. L'innovation, c'est ce qu'il  
y a de plus important. »

Ce dernier espère que cette décision inspirera la création d'un plus grand  
nombre d'outils pour visualiser les données, améliorera la compréhension des  
défis relatifs au développement à l'échelle mondiale et donnera l'exemple  
pour que d'autres institutions internationales fassent de même.

« Le vrai pouvoir des données ouvertes est l'immense potentiel de  
transformation des données en savoir et en applications utiles qui peuvent  
accroître la transparence et la responsabilité sociale des donateurs »,  
ajoute Aleem Walji, directeur de la nouvelle pratique sur l'innovation de  
l'Institut de la Banque mndiale (World Bank Institute - WBI). « Un accès  
libre et ouvert à des données peut rendre autonomes les citoyens afin qu'ils  
participent directement au processus de développement. »

De potentielles applications pourraient fusionner ou combiner les ensembles  
de données issus des Indicateurs du développement dans le monde de la Banque  
mondiale avec des données au niveau local sur les flux d'aide au sein d'un  
pays dans le but de révéler dans quelle mesure l'aide internationale répond  
vraiment aux besoins des segments les plus pauvres et les plus vulnérables  
de la société. Monsieur Walji ajoute que la Banque mondiale lancera un  
concours d' « Applications pour le développement » plus tard cette année  
pour inciter les développeurs informatiques du monde entier à « transformer  
les ensembles de données en nouvelles applications pour contribuer à  
surmonter les défis actuels en matière de développement tels que la  
mortalité infantile, l'analphabétisme et l'extrême pauvreté.

Des données et statistiques accessibles à tous

Des chercheurs et experts en développement ont déclaré qu'ils estiment que  
la décision de la Banque mondiale de mettre ses données en libre accès aura  
un impact majeur.  
« C'est certain puisque le cour de notre travail, ce sont les données »,  
déclare James Foster de l'université George Washington, un économiste dont  
les recherches nécessitent souvent de mesurer la pauvreté. « Être capable de  
voir le monde tel qu'il est et de communiquer avec les autres au sujet de  
notre interprétation de ce que nous voyons, c'est l'essence même de notre  
travail. »

« Plus important encore, cette décision aura un impact indirect (ou  
peut-être direct) majeur sur le bien-être des personnes pauvres dans le  
monde étant donné que les politiques que nous voulons tant bien élaborer  
seront beaucoup mieux éclairées avec de meilleures données. En plus, un plus  
grand nombre d'individus pourront désormais examiner ces données », ajoute  
M. Foster.

Au Maroc, l'économiste et statisticien Abdelkhalek Touhami de l'Institut  
national de statistique et d'économie appliquée (INSÉA) affirme que l'initiative  
de la Banque mondiale permet d'« éliminer un important obstacle ». Mettre à  
la disposition des chercheurs des données de qualité dans une langue qu'ils  
comprennent améliorera la qualité de leurs recherches et peut inspirer les  
gouvernements à faire de même, dit-il.

« À l'heure actuelle, il n'y a presque pas de données disponibles et il est  
très difficile d'avoir accès aux données existantes. Une initiative comme  
celle-ci envoie un message aux gouvernements : ils doivent faciliter l'accès  
à leurs données », souligne-t-il.  
Michael Tierney, coordonnateur de l'Initiative Aiddata, qui suit le  
financement du développement, affirme qu'une plus grande transparence au  
niveau des données des pays favorisera une meilleure coordination des  
donateurs.  
« Si vous pouviez convaincre les pays non membres de l'OCDE en particulier.  
qu'il y a des avantages à la transparence, alors des personnes comme moi qui  
étudient l'aide étrangère, ou des personnes qui coordonnent l'aide, qui  
travaillent par exemple sur des projets d'eau au Guatemala, bénéficieront de  
cette transparence parce qu'ils sauront à titre d'exemple ce que font les  
organisations russes et chinoises dans le domaine de l'eau au Guatemala »,  
dit-il.  
Des données sur plus de 200 pays  
Le nouveau site web, donnees.banquemondiale.org, offre un plein accès aux  
données de 209 pays, et certaines de ces données couvrent une période de 50  
ans. Les utilisateurs pourront télécharger des ensembles complets de données  
pour un pays ou un indicateur donné, avoir rapidement accès à des données  
brutes, cliquer sur un bouton pour commenter les données, envoyer un message  
électronique et partager les données avec des sites sociaux et les médias,  
affirme Neil Fantom, statisticien principal à la Banque mondiale.

Le site web répond aux besoins de chacun. Il est adapté « à la personne qui  
n'a qu'une minute et qui sait vraiment ce qu'elle cherche, tout comme à la  
personne qui veut faire des recherches et explorer la base de données, tout  
comme à un développeur d'application qui souhaite un lien direct à une base  
de données ou qui ne souhaite que télécharger une base de données « en  
bloc » et quitter le site », ajoute Shaida Badiee, directrice du Groupe de  
gestion des données sur le développement de la Banque mondiale.

Les données proviennent de diverses sources, notamment des 185 pays membres  
et de plus de 30 organisations internationales, organismes privés et ONG  
partenaires. Au nombre des bases de données mises à la disposition du public  
aujourd'hui, il y a les Indicateurs de développement dans le monde, les  
Indicateurs de développement en Afrique, Global Economic Monitor, Doing  
Business, et Global Development Finance.

Le libre accès : une tendance qui a le vent en poupe !

En rendant ses bases de données libres d'accès, le Groupe de la Banque  
mondiale rejoint une tendance grandissante pour les « données libres » à l'heure  
où les gouvernements des États-Unis et du Royaume-Uni rendent leurs données  
accessibles au public. La Banque mondiale a aussi récemment conclu un  
partenariat avec Google pour rendre 39 indicateurs du développement très  
faciles d'accès et interrogeables.

« Nous sommes heureux de participer à la révolution des données ouvertes »,  
dit Nicole Frost qui est au nombre de ceux qui mènent à bien un effort pour  
moderniser le site web de la Banque mondiale.

« Nos données vont avoir un nouveau public cible qu'elles n'avaient jamais  
eu auparavant. Les étudiants des écoles secondaires de Des Moines (Iowa), de  
Dakar (Sénégal) et du Caire (Égypte) vont avoir accès aux données de la  
Banque mondiale. Nos données vont être intégrées dans un si grand nombre de  
moteurs de recherche différents dans le monde que nous allons pouvoir  
toucher des gens comme jamais auparavant et qui, nous l'espérons,  
continueront de naviguer et d'en apprendre davantage au sujet des enjeux  
relatifs au développement et des engagements de notre organisation. »

Un changement de stratt pour la Banque

L'Initiative de données ouvertes marque un tournant dans la manière dont la  
Banque mondiale diffuse ses données. Précédemment, elle avoir recours à un  
réseau privé de distributeurs pour acheminer l'information vers 1 000 sites  
et 25 millions d'utilisateurs abonnés dans le monde. Les Indicateurs du  
développement dans le monde, un ensemble de données populaire et largement  
utilisé sur le développement humain et d'autres données, étaient  
initialement disponibles sur CD-ROM et disquettes il y a 15 ans.

« Nous changeons le cours des choses et nous allons essayer un processus de  
distribution très différent qui nécessitera que les personnes intéressées  
viennent à nous plutôt que ce soit nous qui allions vers eux pour tenter de  
connaître l'usage qu'ils font de ces données », déclare Eric Swanson,  
directeur de programme et dirigeant de la grappe de suivi mondial du Groupe  
de gestion des données sur le développement de la Banque mondiale.

« Les gens ont désormais les compétences pour accéder aux données et pour en  
faire des applications et des applications composites », ajoute M. Fantom.  
« Regardez les développeurs d'applications qui ont du succès en ce moment et  
vous remarquerez qu'ils utilisent des données de tierces parties. Nous  
voulions donc tirer parti de cet environnement-là et nous estimons qu'il s'agit  
d'un modèle approprié pour repousser les limites de l'utilisation des  
données. »

« J'aimerais que cette initiative fasse la promotion de l'utilisation de  
données dans les pays en développement et que cela stimule en particulier l'élaboration  
de politiques basées sur des faits dans nos pays clients ainsi que la  
demande pour des données afin que la capacité de ces pays de produire de  
telles données s'améliore », ajoute-t-il.

Sabina Alkire, directrice de Oxford Poverty and Human Development Initiative  
s'estime chanceuse qu'on lui ait donné un CD-ROM contenant les données des  
Indicateurs du développement dans le monde lorsqu'elle a terminé ses études.  
« Je n'aurais jamais eu les moyens de me l'acheter. »

Elle dit qu'elle espère que la nouvelle politique de données ouvertes de la  
Banque mondiale permettra une mise à jour plus fréquente des données sur la  
pauvreté et davantage d'innovation.  
« Plus il y a de personnes qui ont accès aux données, plus elles peuvent  
interagir avec ces données, y réfléchir, les étudier et les expérimenter. Il  
s'agit d'une bonne chose puisque, en faisant cela, vous permettez à la  
créativité de beaucoup d'esprits de s'exprimer, d'être en mesure de créer et  
d'innover, d'expérimenter ces données et de voir s'ils peuvent parvenir à  
une analyse plus intéressante. »

Liens utiles  
Les indicateurs du développement dans le monde 2010  
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Le groupe de la Banque mondiale met ses données à la disposition de tous  
[http://donnees.banquemondiale.org/](http://donnees.banquemondiale.org/)
