# \[e-med\] La lutte antipaludique enregistre des avancées rapides (OMS)

**URL:** <https://talk.edrugplus.org/t/e-med-la-lutte-antipaludique-enregistre-des-avancees-rapides-oms/34800>\
**Category:** e-med\
**Created:** [December 16, 2010, 9:36am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-la-lutte-antipaludique-enregistre-des-avancees-rapides-oms/34800 "2010-12-16T09:36:55Z")\
**Posts on this page:** 2\
**Page:** 1

<div class="post-metadata">

**Author:** ![remed9](https://avatars.discourse-cdn.com/v4/letter/r/22d042/32.png) [@remed9](https://talk.edrugplus.org/u/remed9)\
**Post date:** [December 16, 2010, 9:36am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-la-lutte-antipaludique-enregistre-des-avancees-rapides-oms/34800/1 "2010-12-16T09:36:55Z")

</div>

La lutte antipaludique enregistre des avancées rapides  
L'accès aux interventions de lutte antipaludique se traduit directement par  
un nombre important de vies sauvées.  
Communiqué de presse OMS  
[http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2010/malaria\_report\_20101214/fr/index.html](http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2010/malaria_report_20101214/fr/index.html)

14 décembre 2010 | Genève - Une extension massive des programmes de lutte  
antipaludique entre 2008 et 2010 a permis de fournir assez de moustiquaires  
imprégnées d'insecticide pour protéger plus de 578 millions de personnes  
exposées au risque de paludisme en Afrique subsaharienne. La pulvérisation à  
effet rémanent à l'intérieur des habitations a également protégé 75 millions  
de personnes, c'est-à-dire 10% de la population à risque en 2009.

Le Rapport sur le paludisme dans le monde 2010 décrit comment les efforts  
réclamés par le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies en  
2008, visant à assurer l'accès aux interventions antipaludiques à tous ceux  
qui en avaient besoin, sont en train de produire les résultats voulus.  
Diminution de 50% des cas dans 11 pays africains

En Afrique, ce ne sont pas moins de 11 pays qui ont enregistré une réduction  
de plus de 50% du nombre de cas confirmés de paludisme ou des  
hospitalisations et des décès dus à la maladie au cours de la décennie  
écoulée. Une diminution de plus de 50% du nombre de cas confirmés de  
paludisme a également été constatée dans 32 des 56 pays d'endémie palustre  
en dehors de l'Afrique au cours de la même période, alors qu'une diminution  
de 25 à 50% a été constatée dans huit autres pays.

Le Maroc et le Turkménistan ont été certifiés comme ayant éliminé le  
paludisme par le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé  
(OMS) en 2009. La même année, pour la première fois, la Région européenne de  
l'OMS n'a signalé aucun cas de paludisme à Plasmodium falciparum.  
Les meilleurs résultats enregistrés depuis des décennies

Le Directeur général de l'OMS, le Dr Margaret Chan, a souligné la  
transformation en cours, déclarant notamment: «Les résultats exposés dans ce  
rapport sont les meilleurs depuis des décennies. Après tant d'années de  
stagnation et de dégradation de la situation, les pays et leurs partenaires  
du développement sont passés à l'offensive et les stratégies actuelles  
portent leurs fruits.»

Pour Ray Chambers, l'Envoyé spécial du Secrétaire général de l'Organisation  
des Nations Unies chargé du paludisme, «l'extension phénoménale de l'accès  
aux interventions de lutte antipaludique se traduit directement par un  
nombre important de vies sauvées, comme l'indique clairement le Rapport sur  
le paludisme dans le monde 2010 de l'OMS. La montée en puissance stratégique  
qui permet de faire reculer le paludisme constitue une étape décisive dans l'effort  
pour combattre les menaces pour la santé liées à la pauvreté. En préservant  
cet acquis essentiel, nous pourrons mettre fin à la mortalité palustre d'ici  
2015.».

Les stratégies de lutte évoluent  
Les stratégies de lutte continuent d'évoluer. Cette année, l'OMS a  
recommandé que tous les cas suspects soient confirmés par un test  
diagnostique avant l'administration d'antipaludéens. Il n'est plus justifié  
de supposer que toute personne présentant de la fièvre est atteinte de  
paludisme et a besoin d'un traitement en conséquence.

Des tests diagnostiques rapides, peu coûteux et de bonne qualité, sont  
désormais disponibles et peuvent être utilisés par tous les agents de santé,  
même dans les postes périphériques et au niveau communautaire. Leur  
utilisation permet d'améliorer la qualité des soins dispensés, de réduire la  
prescription abusive d'associations médicamenteuses comportant de l'artémisinine  
et de prévenir la propagation d'une résistance à ces médicaments.

Des fragilités subsistent  
Si la réduction de la charge de morbidité palustre a été remarquable, on a  
pu observer des résurgences dans certaines parties de trois pays africains  
au moins (Rwanda, Sao Tomé-et-Principe et Zambie). Les raisons ne sont pas  
connues avec certitude, mais ces résurgences illustrent la fragilité de l'entreprise  
et la nécessité de maintenir la couverture des interventions même si le  
nombre des cas a sensiblement baissé.

Le rapport souligne que, malgré les progrès considérables qui ont été  
accomplis, il reste beaucoup à faire pour atteindre les cibles  
internationales en matière de lutte antipaludique:

Les ressources financières ont atteint leur niveau le plus élevé en  
2009 -1,5 milliard de dollars, mais les nouvelles annonces de contributions  
à la lutte antipaludique semblent avoir plafonné en 2010 à 1,8 milliard de  
dollars. Les montants certes considérables engagés contre la maladie restent  
bien en deçà des ressources nécessaires, estimées à plus de 6 milliards pour  
2010.

En 2010, la proportion de familles africaines possédant au moins une  
moustiquaire imprégnée d'insecticide a augmenté par rapport aux années  
précédentes, s'établissant à 42, et la proportion des enfants de moins de  
cinq ans dormant sous une moustiquaire a atteint 35%. Dans 19 pays  
africains, plus de 50% des familles avaient une moustiquaire. Le pourcentage  
des enfants dormant sous une moustiquaire imprégnée reste inférieur à la  
cible de 80% fixée par l'Assemblée mondiale de la Santé en partie parce que,  
jusqu'à fin 2009, peu de familles disposaient encore d'une moustiquaire dans  
certains des plus grands pays d'Afrique.

En Afrique, la proportion des cas notifiés chez qui le diagnostic avait été  
confirmé a sensiblement augmenté, passant de moins de 5% au début de la  
décennie à environ 35% en 2009, mais les taux restent faibles dans la  
majorité des pays africains et dans une minorité des pays des autres  
Régions.  
À fin 2009, 11 pays africains offraient suffisamment de traitements par  
associations médicamenteuses comportant de l'artémisinine pour couvrir plus  
de 100% des cas pris en charge par le secteur public ; dans cinq autres pays  
africains, le nombre de traitements était suffisant pour traiter 50 à 100%  
des cas. Ces chiffres représentent une augmentation sensible depuis 2005,  
puisqu'alors seuls cinq pays offraient suffisamment de traitements pour  
couvrir plus de 50% des malades traités dans le secteur public.

On estime que le nombre de décès par paludisme a été ramené de 985 000 en  
2000 à 781 000 en 2009. On a constaté une réduction de ces décès dans toutes  
les Régions de l'OMS, les baisses les plus fortes ayant été enregistrées  
dans la Région européenne suivie par celle des Amériques. La diminution la  
plus forte du nombre de décès a été observée en Afrique.

En résumé, le rapport 2010 souligne combien il est important de maintenir la  
dynamique des efforts de prévention, de lutte et d'élimination observée au  
cours de la décennie écoulée. Si les récents progrès importants restent  
fragiles, ils doivent être maintenus. Il faut absolument que la communauté  
internationale assure un financement prévisible et suffisant pour répondre  
aux objectifs ambitieux fixés pour la lutte antipaludique dans le cadre de l'effort  
visant à atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement d'ici  
2015.

Pour plus d'informations, veuillez prendre contact avec:  
Samantha Bolton  
Chargée de communication  
Portable: +41 79 239 2366  
Courriel: samanthabolton@gmail.com

---

<div class="post-metadata">

**Author:** ![Arsene\_Ouedraogo](https://avatars.discourse-cdn.com/v4/letter/a/71c47a/32.png) [@Arsene\_Ouedraogo](https://talk.edrugplus.org/u/Arsene_Ouedraogo)\
**Post date:** [December 16, 2010, 11:12am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-la-lutte-antipaludique-enregistre-des-avancees-rapides-oms/34800/2 "2010-12-16T11:12:50Z")

</div>

En parcourant rapidement le texte, voici trois paragraphes qui ont retenu  
mon attention:

\*"Les stratégies de lutte évoluent  
Les stratégies de lutte continuent d'évoluer. Cette année, l'OMS a  
recommandé que tous les cas suspects soient confirmés par un test  
diagnostique avant l'administration d'antipaludéens. Il n'est plus justifié  
de supposer que toute personne présentant de la fièvre est atteinte de  
paludisme et a besoin d'un traitement en conséquence.

Des tests diagnostiques rapides, peu coûteux et de bonne qualité, sont  
désormais disponibles et peuvent être utilisés par tous les agents de santé,  
même dans les postes périphériques et au niveau communautaire. Leur  
utilisation permet d'améliorer la qualité des soins dispensés, de réduire la  
prescription abusive d'associations médicamenteuses comportant de  
l'artémisinine  
et de prévenir la propagation d'une résistance à ces médicaments.

En résumé, le rapport 2010 souligne combien il est important de maintenir la  
dynamique des efforts de prévention, de lutte et d'élimination observée au  
cours de la décennie écoulée. Si les récents progrès importants restent  
fragiles, ils doivent être maintenus. Il faut absolument que la communauté  
internationale assure un financement prévisible et suffisant pour répondre  
aux objectifs ambitieux fixés pour la lutte antipaludique dans le cadre de  
l'effort  
visant à atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement d'ici  
2015.\*"

Et il me vient la question essentielle du financement. Car en parlant de  
test rapide, il y a encore un manque à gagné dans nos pays.  
Bien à tous.

--
