La police allemande sur les traces d'ARV destinés à l'Afrique du Sud
26 février 2011 dans Dépêches, Santé
APA - Le Cap (Afrique du Sud) La police allemande a ouvert une enquête sur
plusieurs grossistes de produits pharmaceutiques qu'elle soupçonne d'avoir
détourné des médicaments antirétroviraux destinés à des patients d'Afrique
du Sud.
Les entreprises pharmaceutiques offrent ces médicaments couteux à des prix
défiant toute concurrence, à des personnes séropositives en Afrique du Sud,
alors qu'elles les vendent très chers en Europe et en Amérique du Nord, pour
résorber leurs coûts.
La Société allemande d'aide contre le Sida a dénoncé la manouvre, précisant
qu'elle pourrait priver des patients sud-africains de ce médicament.
Holger Wicht, son porte-parole s'est inquiété du fait que cela pourrait
remettre en cause l'ensemble du système de vente au rabais en faveur des
patients pauvres.
La police allemande a par ailleurs indiqué qu'elle avait retrouvé deux
cargaisons de pilules Norvir qui avaient transité par la Suisse, la Belgique
et la Grand Bretagne avant d'arriver chez un important grossiste allemand.
Les 300 boîtes de cette spécialité pharmaceutique avaient alors été mises
sous emballage en langue allemande et vendues sur les marchés.
Un autre grossiste domicilié dans un quartier est de Hambourg pourrait être
accusé de contrefaçon de médicaments, puisqu'il n'avait aucun permis pour
changer l'emballage de produits importés pour le marché allemand.
Selon le procureur de la république, Guenter Moeller, les médicaments en
question étaient vendus à 230,000 euros.
Le société GlaxoSmithKline (GSK) productrice du médicament a fait savoir à
Munich qu'elle avait appris pour la première fois en août 2009 que son
produit était sur le marché allemand, dans un faux emballage.