# \[e-med\] Le guide des médicaments utiles, inutiles... ou dangereux (France)

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**Post date:** [September 14, 2012, 3:05pm UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-le-guide-des-medicaments-utiles-inutiles-ou-dangereux-france/37829/1 "2012-09-14T15:05:25Z")

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[En France, c'est un pavé dans la mare qui fait grand bruit... CB]

«Lentreprise médicale menace la santé»  
Créé le 12-09-2012 à 15h22 - Mis à jour le 13-09-2012 à 15h51  
Le Nouvel Observateur  
Par Le Nouvel Observateur  
[http://bibliobs.nouvelobs.com/documents/20120912.OBS2058/philippe-even-l-ent](http://bibliobs.nouvelobs.com/documents/20120912.OBS2058/philippe-even-l-ent)  
reprise-medicale-menace-la-sante.html

Nos pharmacies sont encombrées de pilules qui ne servent à rien et peuvent  
même être mortelles. C'est ce qu'affirment les professeurs Even et Debré  
dans un livre de 900 pages où ils évaluent 4000 médicaments. Explications  
avec Philippe Even

Véritable contre-pouvoir à la vox pharmacia et à son inflation de faux  
messages sanitaires, le guide du médicament des professeurs Philippe Even et  
Bernard Debré  900 pages  qui sort le 13 septembre, marque une avancée  
spectaculaire dans la liste des ouvrages mis à la disposition des médecins  
et de leurs patients. Cest aussi le travail dexpertise critique et  
indépendant manquant, quauraient dû faire depuis 20 ans les autorités  
sanitaires. Quatre mille médicaments de la pharmacopée française sont ainsi  
expertisés, pour un résultat sidérant: Philippe Even et Bernard Debré  
estiment que lEtat jette 15 milliards par la fenêtre chaque année et pour  
des médicaments inutiles ou dangereux voire les deux. Une piste de travail  
pour François Hollande en quête de 30 milliards à économiser en 2013.  
Entretien.

Le Nouvel Observateur  
Vous établissez quil y a en pharmacie 60% de médicaments inutiles. Mais  
avant toute critique, ne doit-on pas dabord reconnaître à lindustrie  
pharmaceutique des avancées majeures?

Philippe Even  
Oui, cela a été vrai de 1950 à 1990. Elle a inventé, développé et  
commercialisé presque tous les grands médicaments qui ont changé notre vie.  
Les antibiotiques et les vaccins ont supprimé la mortalité infantile dans  
les pays occidentaux et dun seul coup allongé notre médiane de vie de dix  
ans. Ensuite, les grands traitements des maladies daprès 50 ans  cancers,  
maladies cardiaques, maladies inflammatoires et autre diabète  lont encore  
allongée de cinq ans.

De cette industrie, vous dites quelle est devenue «stérile et profondément  
pervertie». Comment en est-on arrivé là?

Lindustrie a mangé son pain blanc avant 1990, en découvrant ce quil était  
facile de découvrir. Vous preniez nimporte quelle plante et nimporte quel  
organe, vous le faisiez bouillir à petit feu et il en sortait un médicament.  
Mais, soudainement, la biologie sest terriblement complexifiée. On nétudie  
plus un organe mais ses cellules et ses dizaines de milliers de molécules.  
Les découvertes sont toujours nombreuses mais ponctuelles. On avance, mais  
pas à pas. Cest pourquoi les nouveaux médicaments nont, eux aussi, que des  
applications ponctuelles.

Ainsi, ces vingt dernières années, pas un seul traitement de grande  
envergure na été découvert, cest-à-dire qui soit à la fois très actif et  
qui concerne un grand nombre de malades. Lindustrie pharmaceutique na  
commercialisé quune vingtaine de molécules très efficaces, mais sur de  
petits créneaux comme certaines sous-variétés de cancers. Lentes et  
difficiles, les découvertes ne se font plus désormais que dans les  
laboratoires universitaires. Lindustrie a décroché, elle a abandonné les  
recherches devenues trop complexes. Les petits marchés étant beaucoup plus  
étroits quautrefois, cela loblige, pour maintenir ses bénéfices  
sacro-saints, à vendre ses molécules à des prix nettement supérieurs aux  
prix dautrefois; parfois 100.000 euros par an et par malade.

Y a-t-il tout de même des cas où de telles dépenses se justifient?

Oui. Par exemple en cancérologie, quand on utilise le Mabthera, le Glivec,  
lHerceptin, lIressa. Et dans les maladies immunologiques, la Cyclosporine,  
les interferons, le Kinéret, lEnbrel, lHumira. Mais à linverse, des  
dizaines de médicaments nont aucune efficacité notable et comportent des  
risques majeurs. Et ceux-là sont beaucoup plus nombreux, tel lAvastin, un  
anticancéreux, pourtant largement prescrit.

Comment les entreprises du médicament réagissent-elles face à cette pénurie  
de molécules nouvelles?

Le capitalisme est devenu essentiellement spéculatif, visant la rentabilité  
immédiate. Les managers des firmes ont exigé 20% de rendement par an, se  
condamnant à des politiques de court terme absolument antinomiques avec la  
découverte de nouveaux médicaments qui demande au moins dix ans. Alors, pour  
gagner de plus en plus dargent, lindustrie a tenté daliter la France  
entière en élargissant la définition des maladies. Nous sommes ainsi tous  
devenus des hypertendus, des diabétiques, des hypercholestérolémiques, des  
artériels, des ostéoporotiques et des fous en puissance.

Document de travail de Philippe Even (1)  
Document de travail de Philippe Even (1) (SIPA)

Les laboratoires, avec lappui de nombreux spécialistes complices, ont  
multiplié les traitements préventifs donnés pendant dix à trente ans à des  
gens sains pour prévenir des pathologies quils nauront jamais. Un pactole  
dont le meilleur exemple est celui des statines, pour lutter contre le  
cholestérol. Le principe de précaution devrait sappliquer dabord au  
principe de précaution lui-même. Lindustrie a inventé des maladies qui  
nexistent pas et médicalisé les difficultés psychologiques et physiques  
courantes de lexistence. Enfin, elle a développé les «me too»: comme les  
brevets de ses grandes molécules tombaient dans le domaine public et  
devenaient la proie des génériqueurs, elle a sorti en rafales tous les cinq  
ou six ans des quasi-copies relookées et «remarketées» de ses anciennes  
molécules baptisées de «deuxième» ou «troisième» génération.

Et les médecins prescrivent souvent en priorité ces «nouveautés». Or vous  
expliquez quelles sont souvent plus chères et jamais plus efficaces. Que  
certaines ont même des effets secondaires graves que ne présentent pas les  
médicaments de première génération.

En effet la totalité des ces «me too» na pas le moindre intérêt. Mais avec  
limpardonnable accord de lEtat on a accepté des prix et des remboursements  
égaux ou supérieurs à ceux des molécules originales. La copie de «la  
Joconde» plus chère que la Joconde elle-même! Scandale dEtat. Exemples: il  
y a 5 molécules pour traiter lhypertension artérielle et 150 «me too». Et  
pour les 108 médicaments dexcellence, 400 «me to », plus 1000 génériques!  
Et ce nest pas tout: les firmes ont une politique de dénigrement des  
anciennes molécules car elles ne rapportent plus rien financièrement.

Par exemple?

Les meilleurs exemples, ce sont les antiasthmatiques. Mais aussi les  
antidiabétiques oraux: les plus efficaces, ce sont la metformine sortie en  
1959 et certains sulfamides datant de 1956. Ils sont la base du traitement.  
Mais à 0,1 ou 0,2 euro par jour, ils ne rapportent plus rien à lindustrie  
qui voit lui échapper un marché en pleine expansion car il y a aujourdhui  
quatre fois plus de diabétiques quil y a dix ans. Alors sont sortis en  
rafales 8 nouveaux médicaments: lAvandia, lActos, le Byetta et plusieurs  
gliptines. Plus dangereux voire mortels. Infiniment moins efficaces et  
beaucoup plus chers: jusquà 6 euros par jour, soit 60 fois le prix de la  
metformine. «Lentreprise médicale menace la santé», écrivait déjà Ivan  
Illich, le grand critique de la société industrielle, en 1975.

Mais comment lEtat en est-il arrivé à jouer ainsi contre les intérêts des  
patients et la nécessité de réduire les dépenses médicales?

Parce que, comme le disent officiellement et dans les mêmes termes lONU et  
les parlements américain et britannique, «lindustrie est une pieuvre  
infiltrant toutes les instances décisionnelles nationales et  
internationales, les gouvernements, les grandes administrations, les  
institutions, les sociétés savantes médicales et les médias». Voilà pourquoi  
nos commissions dévaluation tournent en rond, laissant passer des molécules  
inefficaces et dangereuses alors quelles savent que les essais cliniques  
réalisés par lindustrie sont biaisés, truqués, mensongers, masquant les  
dangers, amplifiant les effets positifs.

Quant à la pharmacovigilance qui devrait permettre de suivre attentivement  
les médicaments pour repérer les accidents, il sagit davantage dune  
pharmaco-somnolence, ce que laffaire du Médiator a bien illustré. Les  
accidents seraient-ils quand même repérés que le dossier du médicament  
tournerait indéfiniment entre les différentes commissions comme une boule  
dans un flipper.

Dans votre guide, vous pointez les vraies dépenses de lindustrie. Ce nest  
pas du tout ce quon croit.

En effet, car quoi quelle prétende, elle dépense 5%  seulement  pour la  
recherche, 15% pour le développement, 10% pour la fabrication entièrement  
sous-traitée en Inde ou au Brésil. Lindustrie de la santé est parmi les  
plus lucratives. Où est la morale? Elle ny parvient que par un marketing et  
un trafic dinfluence pour lesquels elle ninvestit pas moins de 45% de son  
chiffre daffaires! A Washington, 600 lobbyistes saffairent, presque autant  
à Bruxelles, plusieurs dizaines à lAssemblée nationale à Paris. Elle tient  
aussi la presse professionnelle, et dans toutes les langues, via les grandes  
agences telles Cégédim et Business Média  présente dans 80 pays et qui  
emploie 20.000 personnes.

Plus grave, lindustrie centre ses efforts sur les maladies fréquentes des  
pays riches, avec une préférence pour les traitements préventifs des  
«malades» chroniques.

Ce qui intéresse un manager, ce nest pas de traiter une maladie mais de  
souvrir un grand marché. Lindustrie du médicament sacrifie les pays  
pauvres, cest-à-dire les trois quarts de la planète où on meurt encore  
avant 40 ans faute dantibiotiques et de vaccins. Trois millions denfants  
africains décèdent ainsi chaque année.

Vous exposez avec précision la façon dont les études sont biaisées, quen  
est-il exactement?

Cest le problème des essais pré-cliniques et cliniques. Les premiers sont  
effectués dès lors quune molécule est mise au jour par un laboratoire  
universitaire et attire lintérêt de lindustrie pharmaceutique. Ce choix ne  
se fonde jamais sur des questions de santé publiques mais exclusivement sur  
lampleur du marché et la probabilité de développement rapide de la  
molécule. Lindustrie parle alors de molécule fertile ou mature. Les  
recherches sur une molécule dont le créneau est trop mince ou dont le  
développement apparaît trop long, sont abandonnées. Les dirigeants des  
grands laboratoires misent au «pif», à lintuition. Une fois sélectionnée,  
la molécule est soumise à des essais dits pré-cliniques pendant deux ou  
trois ans. Au cours de cette phase, on observe sa toxicité et son efficacité  
chez lanimal. Environ 90% des molécules testées durant cette étape doivent  
être rejetées, car trop peu efficaces ou trop toxiques. Les plus  
convaincantes vont être alors étudiées chez lhomme pendant quatre à huit  
ans par des essais cliniques. Jaffirme, avec beaucoup dautres que tous  
sont biaisés, filtrés, interprétés, truqués.

Ce sont les laboratoires eux-mêmes qui définissent le nombre de malades à  
recruter, selon la confiance quils accordent à lefficacité de la molécule.  
Moins la molécule leur semble efficace, plus ils sont contraints de recruter  
un nombre élevé de patients, pour espérer atteindre un niveau de  
signification statistique. Mais même le choix de ces malades est biaisé.

Comment cela?

Les critères dinclusion, définis par les laboratoires, visent à recruter  
des personnes plus jeunes et moins malades que dans la vie réelle. Ensuite,  
des médecins sont rémunérés au nombre de malades quils recrutent. De cinq à  
dix mille dollars. Ils leur arrivent de ne pas respecter les critères pour  
réunir le plus grand nombre de malades possible. Comme les médecins des  
hôpitaux universitaires sont trop exigeants et très contrôlés par des  
comités déthiques, lindustrie sadresse de plus en plus aux CRO (Clinical  
Research Organisation), organismes financés par des laboratoires et chargés  
de recruter pour elle les malades, de préférence dans des pays low-cost:  
Europe de lEst, Afrique, Asie ou Amérique du Sud. Plus le nombre de pays  
est important, plus le marché est internationalisé et in fine rentable. Les  
essais peuvent se dérouler ainsi dans 5 à 30 pays différents, suivis par 100  
à 500 médecins. Les résultats bruts sont envoyés aux laboratoires.  
Lindustrie pharmaceutique les façonne ensuite.

Et dans le plus grand secret.

Exactement. Les médecins de la firme sattachent alors à mettre en exergue  
des résultats positifs, à les magnifier, quitte à masquer des effets  
secondaires qui pourraient faire de lombre à un marché lucratif. Les  
accidents cardiaques du Vioxx en sont un bon exemple: ils étaient connus par  
la firme dès 1999. Elle ne les a pas communiqués à lagence du médicament  
américaine et trois ou quatre ans plus tard, les accidents cardiaques se  
sont multipliés. Cest la firme elle-même qui retire alors le médicament en  
espérant quon ne parlerait plus de ces accidents. Les victimes  on estime  
quil y a eu entre dix mille et quarante mille morts  ont alors porté  
plainte. La firme a été condamnée à leur payer 4,7 milliards de dollars. En  
France, trois malades seulement ont pu être indemnisés à hauteur de 400.000  
mille euros au total.  
Document de travail de Philippe Even (2)  
Document de travail de Philippe Even (2) (SIPA)

Il est important que lindustrie pharmaceutique subventionne les recherches  
universitaires sur le médicament mais il est inacceptable que ceux qui ont  
menés les recherches soient, après coup, les évaluateurs du médicament. Ils  
ne peuvent être juges et parties. À la fois, experts sur la qualité du  
médicament et portes voix de lindustrie pharmaceutique. Je ne vous donnerai  
pas les noms, mais parmi les universitaires, tout le monde les connaît. Ce  
devrait être aujourdhui lheure dun Grenelle du médicament pour remettre à  
plat toutes ces dérives et parvenir à faire travailler ensemble lindustrie  
et la recherche publique. Il faut que lEtat finance fortement cette  
démarche sur le CIR (crédit impôt recherche). Sinon la France restera la  
lanterne rouge des découvertes de médicaments et entièrement dépendante de  
l'étranger pour soigner ses malades.

Comment avez-vous tenté dalerter les autorités publiques et lopinion?

Jétais professeur de thérapeutique en 1966. Je suis resté inconscient  
pendant des années de la façon dont se déroulaient les choses. J'utilisais  
les médicaments sans savoir comment ils ont été découverts, ce qui est la  
situation de 90% de mes collègues. En 1981, jai été nommé par le  
gouvernement membre de la commission ministérielle de lautorisation des  
médicaments. Là, jai commencé à comprendre comment se déroulait réellement  
les choses. Et à le dire. On ma alors été écarté de la commission.

Jai ensuite rempli dautres fonctions. Jai été Doyen de la faculté Necker  
et je ne me suis intéressé de nouveau aux médicaments, quune fois libre de  
publier et de mexprimer sur ce problème. Jai été en contact avec dautres  
collègues américains tels Marcia Angell et Jérôme Kassirer, tous deux  
anciens rédacteurs en chef du New England Journal of Medecine, le plus  
prestigieux journal de médecine au monde. Je nai rencontré en France aucun  
écho malgré quatre livres et la traduction de celui de Marcia Angell. Cest  
alors quest arrivée Jeanne dArc, Irène Frachon, qui a déclenché le  
scandale du Mediator et réveillé les médias et les politiques. Doù ma  
décision décrire ce livre avec Bernard Debré. Le Président Sarkozy nous  
avait chargé Bernard Debré et moi-même dun rapport sur les leçons à tirer  
de laffaire du Mediator. Ce livre en est le prolongement.

Dans un entretien accordé à «BoOks» en avril 2009, vous expliquiez justement  
à quel point vous avez été vous-même naïf...

La plupart de mes collègues ont été, comme je lai été longtemps,  
inconscients de la réalité du marché du médicament et sont préoccupés, à  
juste titre, de leurs recherches et de leurs patients. Donc, dune façon  
générale, silence de cathédrale. Mais remarquez quils ne disent pas non  
plus le contraire. Ils se taisent. Contrairement à un grand nombre de leurs  
collègues américains et aux grands journaux de médecine anglais et  
américains qui évoquent ces questions exactement comme moi, depuis des  
années, à longueur de pages, toutes les semaines. Quelques médecins sont  
aussi très étroitement liés à lindustrie pharmaceutique et agissent à ses  
côtés pour quelle puisse développer ses marchés.

Dès 2002, Bernard Kouchner a imposé la déclaration des liens d'intérêts  
entre les experts et lindustrie pharmaceutique. Les décrets dapplication  
ne sont parus quen 2007 et nont été que partiellement appliqués. Certains  
médecins se sont déclarés, dautres pas. Le résultat: beaucoup plus de la  
moitié des experts de nos commissions ministérielles dévaluation des  
médicaments sont très étroitement liés financièrement à lindustrie  
pharmaceutique. Au point que certains présidents des commissions de  
lancienne Afssaps [devenu Agence de sécurité du médicament ANSM en mai  
2012, NDLR] étaient liés par dix à cinquante contrats avec lindustrie  
pharmaceutique.  
12 09 12 couv 13 septembre  
"Le nouvel Observateur" du 13 septembre 2012

Il sagit là de contrats personnels de consultance, leur accordant  
honoraires ou actions en bourse contre leur soutien actif et permanent. En  
France ces contrats vont de 10.000 à 500.000 euros et aux Etats-Unis de  
500.000 à deux millions de dollars. La tentation est grande. Tous ces  
contrats ne représentent pour lindustrie mondiale quune dépense annuelle  
de quatre ou cinq cent millions de dollars, beaucoup moins dun millième de  
son chiffre daffaire. Les médecins se vendent pour un plat de lentilles.

Propos recueillis par Anne Crignon et Céline Revel-Dumas

«Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux»,  
par Bernard Debré et Philippe Even, Cherche Midi, 912 p., 23,80 euros.

(1) «BoOks» n°4, avril 2009, Le scandale de lindustrie pharmaceutique.  
Source: ceci est la version intégrale de l'entretien par dans "le Nouvel  
Observateur" du 13 septembre 2012, qui consacre son dossier de la semaine au  
«Guide des médicaments».
