# \[e-med\] Le médicament en Algérie

**URL:** <https://talk.edrugplus.org/t/e-med-le-medicament-en-algerie/25253>\
**Category:** e-med\
**Created:** [May 2, 2006, 7:52am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-le-medicament-en-algerie/25253 "2006-05-02T07:52:55Z")\
**Posts on this page:** 1\
**Page:** 1

<div class="post-metadata">

**Author:** ![remed9](https://avatars.discourse-cdn.com/v4/letter/r/22d042/32.png) [@remed9](https://talk.edrugplus.org/u/remed9)\
**Post date:** [May 2, 2006, 7:52am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-le-medicament-en-algerie/25253/1 "2006-05-02T07:52:55Z")

</div>

[La consommation de médicaments en Algérie présentée en valeur et non  
corrigée en tenant compte du taux de changes du dinars par rapport à l'euro  
est difficile à apprécier, mais il n'en demeure pas moins qu'une  
augmentation de 24 % par an en chiffres absolus pèse sur le budget de l'Etat  
même en période d'envolée du prix du baril de pétrole. Le médicament  
générique qui occupe une place modeste par rapport au princeps dans cette  
consommation ne peut être envisgé comme une solution durable que s'il est  
mis dans le cadre d'une satisfaction des besoins de la santé de la  
population en médicaments essentiels, ainsi le médicament générique devenant  
essentiel car indispensable, couvrira non seulement les maladies courantes  
aigues et chroniques, mais aussi les médicaments orphelins qui sont en  
nombre relativement bien limités en Algérie par rapport au reste de  
l'Afrique AH]

Santé : 800 millions d'euros de médicaments importés en 2005  
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;3.705 produits enregistrés dans la nomenclature nationale  
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Par : S. A. M. Le : samedi 15 avril 2006  
[http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=06/04/15/6943609](http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=06/04/15/6943609)

Le ministère de la Santé, de la Population et de la réforme hospitalière  
planche actuellement sur le moyen d'imposer aux importateurs des médicaments  
un seuil minimum de médicaments génériques dans les importations globales.  
C'est  
ce que révèle Amar Tou qui rassurera les opérateurs en affirmant qu'ils  
seront consultés sur la question qui s'inscrit en droite ligne avec la  
volonté des pouvoirs publics d'encourager et de promouvoir l'usage du  
médicament générique. En outre, l'on compte contribuer avec la participation  
d'autres ministères à la fixation de marges incitatives à la production et à  
la consommation du médicament générique.  
Lors de la réunion hier, au siège du ministère, et portant sur le bilan et  
le programme des produits pharmaceutiques en Algérie, le département de Amar  
Tou a rendu public un ambitieux programme en la matière et compte à cet  
effet réguler sérieusement un marché très porteur.  
A cet effet, le MSPRH procédera désormais à une actualisation annuelle de la  
nomenclature des médicaments et décide de réviser les prix des produits  
enregistrés dans le cadre du renouvellement de la décision d'enregistrement.  
Il sera question également de retirer les produits qui ne sont plus  
commercialisés à travers l'analyse de l'ensemble de la nomenclature des  
médicaments (3700 produits enregistrés) et d'agir en concertation avec les  
départements ministériels concernés pour le remboursement du médicament sur  
la base du tarif de référence.  
Le programme élaboré par le ministère fait état aussi de l'application de la  
baisse des prix des médicaments quand elle est décidée dans les pays  
d'origine  
du produit, de la poursuite avec le même rythme l'absorption des dossiers  
d'enregistrement  
qui sont en instance depuis septembre 2005 et d'ouvrer à ce que les  
médicaments innovants et orphelins (maladies rares) soient remboursables.  
Le bilan présenté par le ministère de la santé, de la population et de la  
réforme hospitalière indiquera que les importations des produits  
pharmaceutiques sont passées de 759 millions d'euros en 2004 à un peu plus  
de un milliard d'euros en 2005 dont 800 millions concernent uniquement les  
médicaments. Pour la fabrication, celle-ci a atteint 316,5 millions d'euros  
en 2005, soit une hausse de près de 24% par rapport à 2004.  
Par opérateur, Saïdal accapare sans surprise la part du lion (39,8%) dans la  
production des médicaments en Algérie (un marché de 281 millions d'euros)  
avec un marché de 110 millions d'euros, suivi des français d'Aventis (26%)  
pour un CA de 73,3 millions d'euros alors que l'américain Pfizer représente  
11,5% des médicaments fabriqués, soit 32,4 millions d'euros. Notons à ce  
propos la performance du Laboratoire Salem qui a fabriqué pour 11 millions  
d'euros.  
En revanche, le groupe que préside Ali Aoun perd en parts lorsqu'il s'agit  
du marché du médicament (importation et fabrication) puisqu'ils baissent à  
9,7%. "C'est la conséquence de l'augmentation des importations", argumente  
Amar Tou.  
Le secteur privé représente par ailleurs plus de 90% des importations des  
produits pharmaceutiques, soit 777 millions d'euros, contre 8% importés par  
la pharmacie centrale des hôpitaux (69 millions d'euros). Par pays, c'est la  
France qui est notre principal pourvoyeur en médicaments (69%), suivie de la  
Jordanie (5,7%), du Royaume-Uni (3%) et de l'Italie (2,7%).  
Concernant l'enregistrement des médicaments qui est l'autorisation de mise  
sur le marché du produit, le bilan établi par le département de Amar Tou  
mentionne 290 produits enregistrés au 2e semestre de l'année 2005 dont 188  
en Algérie, soit 64,8%. 102 enregistrements sont relatifs à l'importation et  
93 à la fabrication alors que 95 enregistrements concernent le  
conditionnement.  
En outre, et au 31 mars 2005, un total de 3705 produits ont été enregistrés  
dans la nomenclature nationale dont 867 (23%) en Algérie.

&nbsp;&nbsp;a.. L'Algérien dépense en moyenne 34,7 euros par an  
&nbsp;&nbsp;La dépense moyenne/an par habitant des médicaments en Algérie a atteint  
34,7 euros contre 28,2 euros en 2004, soit une hausse de 23%. A titre  
comparatif, ce montant est estimé à 440 euros en France tandis qu'au Maroc  
et en Tunisie, les estimations font état d'une dépense moyenne respective de  
16,6 euros et 27,5 euros.  
&nbsp;&nbsp;En outre, l'on apprendra que le montant moyen par ordonnance a été estimé,  
en 2004, à 1035 dinars/an pour un total de 45,8 millions d'ordonnances.
