# \[e-med\] Les députés français votent l'arrêt de la réutilisation des MNU

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**Created:** [January 25, 2007, 9:21am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-les-deputes-francais-votent-larret-de-la-reutilisation-des-mnu/27174 "2007-01-25T09:21:15Z")\
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**Post date:** [January 25, 2007, 9:21am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-les-deputes-francais-votent-larret-de-la-reutilisation-des-mnu/27174/1 "2007-01-25T09:21:15Z")

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[en attendant les résultats du vote des sénateurs voici 2 articles publiés  
dans la presse en France sur l'exportation des MNU.CB]

Cyclamed, le système de recyclage de médicaments, bientôt interdit  
LE MONDE | 23.01.07 | 14h09 . Mis à jour le 23.01.07 | 14h09

Apparemment généreuse, l'idée s'est révélée contre-productive au fil des  
ans. La redistribution à des fins humanitaires des médicaments rapportés en  
pharmacie, organisée par Cyclamed, devrait être prochainement interdite en  
France.  
Après l'Assemblée nationale, le Sénat devrait voter, mercredi 24 janvier, la  
fin de ce dispositif, par le biais d'un amendement gouvernemental au projet  
de loi transposant une directive européenne sur le médicament. Les  
particuliers sont toutefois invités à continuer à ramener leurs médicaments  
non utilisés dans les officines, Cyclamed poursuivant la collecte pour les  
détruire par incinération.

Créé en 1993 par l'industrie pharmaceutique pour contribuer au recyclage des  
emballages de ses produits, le dispositif Cyclamed s'est progressivement  
essoufflé : en 2003, il n'a recueilli que 5,7 % des médicaments non  
utilisés, le reste partant dans les ordures ménagères, de façon non  
sécurisée. Une faible part (5 %) de ces médicaments récupérés sont confiés à  
des organisations humanitaires. La France est aujourd'hui le seul pays  
européen à avoir encore recours à ce système dans le cadre de programmes  
d'aide internationale.

EFFETS PERVERS  
En 2005, un rapport de l'inspection générale des affaires sociales avait  
souligné les nombreux effets pervers de l'envoi de ces médicaments aux pays  
du tiers-monde. Outre que leur qualité et leur traçabilité ne sont en rien  
assurées, ils s'avèrent peu adaptés aux besoins des populations  
destinataires - on y trouve essentiellement des produits de confort et très  
peu d'antibiotiques. L'envoi massif de boîtes libellées dans une langue  
inconnue des médecins locaux s'est parfois révélé totalement inutile. "Lors  
du tsunami, en 2005, on a expédié une quantité telle de médicaments qu'il a  
fallu envoyer des pharmaciens sur place pour détruire ensuite les stocks",  
affirme Jean Parrot, président du conseil de l'ordre des pharmaciens.  
Malgré les précautions des organisations humanitaires, ces médicaments  
alimentent souvent les trafics de rue, au mépris de la sécurité des  
patients. Par ailleurs, ils désorganisent les politiques pharmaceutiques  
locales. "Les pays en voie de développement ont mis en place leur propre  
réseau d'acquisition de médicaments, avec une liste de génériques qu'ils  
achètent en se regroupant auprès des laboratoires pharmaceutiques", affirme  
Ghislaine Soulier, de Pharmaciens sans frontières-Comité international, qui  
rappelle que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) proscrit  
l'utilisation de médicaments de collecte depuis 1996.  
Décidé à mettre fin au dispositif, le ministère de la santé accordera 18  
mois, par décret, aux organisations humanitaires qui utilisaient le  
dispositif Cyclamed, afin qu'elles puissent changer de stratégie. Des  
contacts ont déjà été pris entre Les entreprises du médicament (Leem) qui  
représentent les laboratoires pharmaceutiques, Médecins du Monde et l'Ordre  
de Malte. Au lieu de médicaments collectés, le Leem s'engage, à hauteur de 3  
à 5 millions d'euros par an, à fournir à ces organisations des génériques  
neufs en fonction de leurs besoins.  
Cécile Prieur
