# \[e-med\] Les pays riches devraient subventionner les traitements du paludisme pour contenir la maladie

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**Created:** [March 13, 2006, 8:55am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-les-pays-riches-devraient-subventionner-les-traitements-du-paludisme-pour-contenir-la-maladie/24813 "2006-03-13T08:55:28Z")\
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Les pays riches devraient subventionner les traitements anti-paludisme pour  
contenir la maladie  
WASHINGTON, 8 mars 2006 (AFP)

Les pays riches devraient subventionner sans attendre le traitement actuel  
le plus efficace contre la paludisme dans les nations les plus pauvres pour  
éviter que le parasite responsable de cette maladie ne développe une  
résistance, ont plaidé mardi des chercheurs dans une étude publiée aux  
Etats-Unis.

"Un échec à fournir rapidement un soutien financier pour que les pays  
pauvres puissent se procurer une combinaison du médicament artémisinine avec  
un autre traitement pourrait permettre au parasite de devenir résistant à  
tous les traitements connus, d'ici, peut-être, la fin de cette décennie", a  
expliqué, lors d'une conférence de presse, Ramanan Laxminarayan de  
l'Institut privé "Ressources for the Futur" basé à Washington. Il est le  
co-auteur de cette étude publiée dans la revue "Health Affairs" datée de  
mars/avril.

"Le parasite responsable du paludisme est déjà devenu résistant à la plupart  
des traitements qui jusqu'alors étaient efficaces, contribuant à une  
résurgence mondiale de cette infection", a poursuivi cet expert de santé  
publique.

"Maintenant on craint que l'artémisinine, le plus efficace des médicaments  
anti-paludisme jamais mis au point, ne connaisse le même sort", a-t-il dit.

Administré l'artémisinine avec un autre traitement empéche le parasite de  
développer une résistance, a poursuivi ce spécialiste. Mais le coût de cette  
double thérapie est trop onéreux pour les pays en développement, a-t-il  
expliqué.

Il suffirait de verser une subvention d'un dollar par dose (300 millions de  
dollars au total) pour réduire le coût à 0,30 dollar pour une dose de deux  
différents types de médicament anti-paludisme, a-t-il affirmé.

Une telle aide directe rendrait le double traitement immédiatement abordable  
dans les pays pauvres, donnerait plus de temps pour la mise au point de  
nouveaux médicaments et sauverait de 15.000 à 25.000 vies humaines  
potentiellement tous les mois, a affirmé Ramanan Laxminarayan.

Les autres co-auteurs de cette étude sont Mead Over, un économiste de la  
Banque Mondiale et David Smith, un scientifique de l'Institut National de la  
Santé.

Une autre étude, également parue dans le même numéro de "Health Affairs"  
conduite notamment par David Ridley de l'université Duke en Caroline du nord  
(sud-est), propose un système d'incitations aux Etats-Unis pour encourager  
les laboratoires pharmaceutiques à faire davantage de recherche pour mettre  
au point des médicaments pour traiter des maladies dites "négligées"  
frappant en grande priorité les populations des pays les plus pauvres.

Les auteurs de cette recherche proposent la création de bons que les  
laboratoires pourraient utiliser pour faire accélérer (de 18 à 6 mois) le  
processus d'autorisation de commercialisation par la "Food and Drug  
Administration", l'autorité américaine de réglementation, de leurs  
médicaments hautement rentables ou "blockbusters", sur les marchés des pays  
riches.

En contrepartie, ces firmes pharmaceutiques devront s'engager à développer  
un nouveau médicament efficace contre une des maladies négligées, tel le  
paludisme, frappant les pays pauvres. Elles devront aussi renoncer aux  
royalties et trouver au moins un laboratoire pour assurer la production du  
nouveau traitement.

Le Sida, le paludisme et la tuberculose tuent de 6 à 7 millions de personnes  
par an surtout dans les pays en développement.

Or, sur les 1.500 nouveaux médicaments et traitements commercialisés dans le  
monde entre 1975 et 2004, seulement une vingtaine visaient les maladies  
tropicales et la tuberculose, selon un récent rapport de Médecins sans  
Frontières.
