# \[e-med\] Mediator : la responsabilité des médecins et des pharmaciens en question

**URL:** <https://talk.edrugplus.org/t/e-med-mediator-la-responsabilite-des-medecins-et-des-pharmaciens-en-question/35066>\
**Category:** e-med\
**Created:** [February 14, 2011, 10:44am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-mediator-la-responsabilite-des-medecins-et-des-pharmaciens-en-question/35066 "2011-02-14T10:44:55Z")\
**Posts on this page:** 1\
**Page:** 1

<div class="post-metadata">

**Author:** ![remed9](https://avatars.discourse-cdn.com/v4/letter/r/22d042/32.png) [@remed9](https://talk.edrugplus.org/u/remed9)\
**Post date:** [February 14, 2011, 10:44am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-mediator-la-responsabilite-des-medecins-et-des-pharmaciens-en-question/35066/1 "2011-02-14T10:44:55Z")

</div>

[à méditer... pour que cela ne se reproduise plus...CB]

Mediator : la responsabilité des médecins en question  
Par Anne Jouan, Marie-Amélie Lombard  
11/02/2011 | Mise à jour : 11:42  
Le médicament a largement été détourné de son usage par les praticiens et  
utilisé comme coupe-faim.  
[http://www.lefigaro.fr/sante/2011/02/10/01004-20110210ARTFIG00763-mediator-la-responsabilite-des-medecins-en-question.php](http://www.lefigaro.fr/sante/2011/02/10/01004-20110210ARTFIG00763-mediator-la-responsabilite-des-medecins-en-question.php)

Quand la commercialisation d'un médicament est validée par l'Agence  
française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), on dit que  
le produit a obtenu une autorisation de mise sur le marché (AMM). Cette  
autorisation est donnée pour traiter une affection précise. Le Mediator,  
vendu en France entre 1976 et 2009, avait une AMM d'adjuvant au régime  
antidiabétique. Mais, en réalité, il a largement été détourné de son usage  
et utilisé comme coupe-faim.  
Quand un médicament est prescrit hors AMM (c'était le cas du Mediator  
utilisé comme coupe-faim), il n'est alors pas remboursé par la Sécurité  
sociale. Et sur l'ordonnance, le médecin doit préciser «hors AMM». Il a  
également le devoir d'expliquer au patient les effets secondaires du  
produit. Sa responsabilité dans ce type de prescription est plus grande que  
dans les ordonnances classiques. Cette question de la responsabilité des  
médecins prescripteurs ne va pas manquer d'être posée. Et les patients, qui  
jusqu'à présent se retournaient exclusivement contre le laboratoire, vont  
très vraisemblablement un jour ou l'autre attaquer leurs médecins.

«Désinformation»  
L'autre point important des prescriptions hors AMM concerne la  
responsabilité de la Sécurité sociale. En 1998, trois médecins conseils de  
la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) écrivent au directeur de  
l'Agence du médicament de l'époque, Jean-René Brunetière, pour l'alerter sur  
les prescriptions hors AMM excessives du Mediator. Mais la Sécurité sociale  
a continuer de rembourser le Mediator au taux maximal, soit 65%. «Les  
médecins conseil de la Cnam auraient dû avoir une attitude critique au cas  
par cas et ils auraient dû militer pour davantage de contrôles», avance  
François Honnorat, l'un des avocats de victimes. «Sur le plan de la  
tromperie, les risques sont associés au produit et non au traitement, estime  
cependant Georges Holleaux, l'avocat de la Cnam qui réclame une 226,6  
millions d'euros à Servier.

Le médecin qui a prescrit hors AMM encourt des sanctions disciplinaires s'il  
n'a pas précisé sur l'ordonnance qu'il agissait en dehors des indications  
premières. «Je suis convaincu que les médecins ont été autant victimes de la  
désinformation de la part de Servier sur son médicament que les patients,  
confie Charles Joseph-Oudin, l'un des avocats de malades. J'en veux pour  
preuve que bon nombre de mes clients opérés pour valvulopathie ressortaient  
de l'hôpital avec une nouvelle prescription de Mediator délivrée par les  
endocrinologues hospitaliers.» Dans un courrier adressé aux médecins en date  
du 8 avril 2008 et que Le Figaro s'est procuré, Pierre Schiavi, directeur de  
la division scientifique pharmacologie de Servier et président de la Société  
française de pharmacologie (voir ci-dessus) entendait les rassurer sur la  
nature du Mediator. Il écrivait: «Les effets indésirables les plus souvent  
rapportés (.) sont des vertiges, des nausées et des troubles digestifs, une  
somnolence, ainsi que des réactions de nature allergique cutanée.»
