# \[e-med\] Neuropaludisme : des mécanismes de type allergique impliqués

**URL:** <https://talk.edrugplus.org/t/e-med-neuropaludisme-des-mecanismes-de-type-allergique-impliques/36383>\
**Category:** e-med\
**Created:** [November 8, 2011, 10:29am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-neuropaludisme-des-mecanismes-de-type-allergique-impliques/36383 "2011-11-08T10:29:24Z")\
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**Post date:** [November 8, 2011, 10:29am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-neuropaludisme-des-mecanismes-de-type-allergique-impliques/36383/1 "2011-11-08T10:29:24Z")

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Neuropaludisme : des mécanismes de type allergique impliqués  
[http://www.pasteur.fr/ip/easysite/pasteur/fr/presse/communiques-de-presse/20](http://www.pasteur.fr/ip/easysite/pasteur/fr/presse/communiques-de-presse/20)  
11/neuropaludisme

Des chercheurs de lInstitut Pasteur et du CNRS, en collaboration avec  
lInserm et lUniversité Paris Diderot, ont mis en évidence chez la souris  
le rôle dun processus inflammatoire dans le développement du  
neuropaludisme, lune des manifestations les plus graves du paludisme qui  
touche principalement les jeunes enfants. Cette découverte, si elle se  
confirmait chez lhomme, ouvrirait de nouvelles pistes thérapeutiques pour  
prévenir cette maladie. Cette étude vient de paraître sur le site de Journal  
of Experimental Medicine.

Le neuropaludisme est une forme très sévère du paludisme touchant  
principalement les enfants de moins de cinq ans. Cette maladie, qui se  
manifeste par une forte fièvre et des convulsions suivies de coma, est  
responsable, quand elle nest pas mortelle, de séquelles neurologiques très  
graves.

Une étude de lInstitut Pasteur et du CNRS, en collaboration avec lInserm  
et lUniversité Paris Diderot, sest intéressée à la façon dont le  
neuropaludisme survient quand la réponse immunitaire est mal contrôlée au  
niveau du cerveau. Dirigés par Salaheddine Mécheri de lunité de Biologie  
des interactions hôtes-parasites à lInstitut Pasteur, ces travaux ont pu  
démontrer que le développement du neuropaludisme nétait pas directement lié  
au parasite se développant dans le globule rouge mais à la mise en place de  
novo dun processus inflammatoire de type allergique.

Dans des modèles murins mimant la pathologie humaine, les chercheurs ont  
montré que le parasite induit la production dun récepteur pour les  
anticorps de type Immunoglobulines E (IgE), les acteurs essentiels de  
lallergie, sur un type particulier de globules blancs, les neutrophiles.  
Or, les neutrophiles sont des cellules du système immunitaire généralement  
dépourvues de ce type de récepteur. Le couple IgE/récepteur ainsi formé  
provoque alors une cascade dévénements inflammatoires à lorigine du  
neuropaludisme.

Pour confirmer ce résultat, les chercheurs ont administré ces neutrophiles  
dotés du récepteur à des souris résistantes au neuropaludisme (dénuées de ce  
récepteur). Ils ont pu ainsi valider que la formation du couple  
IgE/récepteur était indispensable au développement de la maladie.

Cette étude apporte de nouveaux éclairages dans la compréhension du  
neuropaludisme expérimental. Les chercheurs sattachent maintenant à  
identifier la présence de ces neutrophiles et de ce mécanisme chez lhomme,  
une avancée qui ouvrirait la voie vers une cible thérapeutique potentielle.  
En effet, les traitements anti-allergiques, dirigés contre les récepteurs  
des IgE pour prévenir les phénomènes dallergie chez certains individus,  
pourraient alors être utilisés comme traitement préventif contre le  
neuropaludisme.
