# \[e-med\] OMS/Onusida : Rapport sur l'avancement de 3by5

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**Created:** [June 30, 2005, 7:49am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-oms-onusida-rapport-sur-lavancement-de-3by5/22840 "2005-06-30T07:49:42Z")\
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**Post date:** [June 30, 2005, 7:49am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-oms-onusida-rapport-sur-lavancement-de-3by5/22840/1 "2005-06-30T07:49:42Z")

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Communiqué de presse joint OMS/ONUSIDA  
[http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2005/pr30/fr/index.html](http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2005/pr30/fr/index.html)

Selon un rapport de l'OMS/ONUSIDA, l'élargissement de l'accès au traitement  
contre le VIH se poursuit dans les pays en développement mais des obstacles  
subsistent

Davantage de personnes ont accès aux médicaments contre le VIH/SIDA

23 JUIN 2005 | GENÈVE -- Selon un nouveau rapport publié aujourd'hui par l'Organisation  
mondiale de la Santé (OMS) et le Programme commun des Nations Unies sur le  
VIH/SIDA (ONUSIDA), le nombre de personnes recevant un traitement  
antirétroviral (TARV) contre le VIH/SIDA dans les pays en développement a  
considérablement augmenté puisqu'il a plus que doublé, passant de 400 000  
personnes en décembre 2003 à environ un million en juin 2005. Toutefois, l'accès  
au traitement reste loin de répondre à des besoins croissants et les progrès  
d'ensemble ont peu de chances d'être suffisamment rapides pour que l'objectif  
fixé par l'OMS et l'ONUSIDA, consistant à traiter 3 millions de personnes d'ici  
fin 2005, puisse être atteint.

Le rapport de l'OMS/ONUSIDA montre que le nombre de personnes sous  
antirétroviraux augmente dans toutes les régions du monde et que le taux d'extension  
du traitement s'accélère également. En Afrique subsaharienne, la région la  
plus durement touchée par le VIH, quelque 500 000 personnes sont  
actuellement sous antirétroviraux - soit trois fois plus qu'en juin 2004 et  
près de deux fois plus qu'il y a six mois. De même, en Asie - deuxième  
région la plus touchée - le nombre de personnes ayant accès au TARV a triplé  
depuis juin 2004 pour atteindre environ 155 000 aujourd'hui. Plus de 50 % de  
cette augmentation est survenu au cours des six premiers mois de cette  
année.

Rapport [pdf 1.86Mb]  
[http://www.who.int/3by5/june2005report\_fr.pdf](http://www.who.int/3by5/june2005report_fr.pdf)  
Elargissement de l'accès au traitement antirétroviral dans le monde: le  
point sur l'initiative « 3 millions d'ici 2005 »

Le rapport de l'OMS/ONUSIDA publié aujourd'hui recense les facteurs qui ont  
aidé certains pays à réaliser des progrès importants dans l'accès au TARV et  
les obstacles qui ont ralenti les progrès dans certains champs d'activités.  
Les progrès accomplis jusqu'ici ont été rendus possible grâce aux efforts  
concertés de nombreux pays et des donateurs, avec l'assistance technique de  
l'ONUSIDA, de l'OMS et d'autres partenaires. Le rapport formule une série de  
recommandations visant à accroître encore les progrès en matière d'extension  
du traitement, y compris en adoptant des méthodes thérapeutiques simplifiées  
et normalisées susceptibles de faire bénéficier un nombre accru de personnes  
de traitements antirétroviraux de qualité, et d'aider à renforcer les  
capacités des systèmes de santé en général.

« Le mouvement visant à élargir l'accès au traitement contre le VIH  
progresse de façon remarquable, » a déclaré le Directeur général de l'OMS,  
le Dr LEE Jong-wook. « C'est la première fois qu'un traitement complexe  
contre une affection chronique a été introduit à une échelle aussi  
importante dans le monde en développement. Les problèmes que pose la  
fourniture de soins sur la durée dans les milieux manquant de ressources  
sont considérables, et nous le savions. Mais chaque jour nous montre que ce  
type de soins peut et doit être dispensé. »

« Il est impératif de continuer à accélérer l'accès à des traitements  
salvateurs contre le VIH, non seulement pour traiter les millions de  
personnes qui en ont besoin aujourd'hui, mais également pour aider à  
prévenir des millions de nouvelles infections, » a déclaré quant à lui le  
Directeur exécutif de l'ONUSIDA, le Dr Peter Piot. « En augmentant l'offre  
de traitement, on voit augmenter aussi le nombre de personnes ayant accès  
aux services de prévention essentiels tels que le dépistage et le conseil :  
c'est l'une des principales conclusions de ce nouveau rapport. »

L'objectif des « 3 millions d'ici 2005 », entériné par les 192 Etats Membres  
de l'OMS, s'entendait comme une étape intermédiaire vers la réalisation de l'accès  
universel au traitement contre le VIH pour tous ceux qui en ont besoin. L'objectif  
reposait sur les résultats qui pouvaient être atteints si les pays, les  
donateurs et les organismes internationaux réussissaient pleinement à  
mobiliser une plus grande volonté politique et davantage de fonds et à  
développer les infrastructures sanitaires et les systèmes de santé. Le  
rapport publié aujourd'hui souligne que si l'appui politique, financier et  
technique en faveur de l'extension du TARV a dans certains cas répondu aux  
attentes ou les a même dépassées, dans d'autres, les préalables au succès ne  
sont toujours pas pleinement mis en place.

Poursuivre l'élargissement de l'accès au traitement

Les progrès dans l'élargissement de l'accès au TARV varient considérablement  
d'un pays à l'autre. A ce jour, 14 pays à revenu faible et moyen ont atteint  
l'objectif des « 3 millions d'ici 2005 » en dispensant des TARV à au moins  
la moitié des personnes qui en avaient besoin et plusieurs se dirigent vers  
un accès universel. L'expérience de nombre de ces pays a servi à infléchir  
les recommandations du rapport en faveur de l'accélération des progrès dans  
tous les pays.  
« Au cours des 18 derniers mois, nous avons beaucoup appris sur l'extension  
de l'accès au traitement contre le VIH dans les milieux les plus pauvres, »  
a déclaré le Dr Jim Yong Kim, Directeur du Département VIH/SIDA de l'OMS.  
« Nos principales préoccupations demeurent l'offre de médicaments à des prix  
plus abordables et un accès accru aux nouveaux médicaments grâce aux  
flexibilités autorisées par l'Accord sur les ADPIC. Reste que nous savons  
désormais avec certitude qu'il est possible de dispenser ce traitement dans  
les pays en développement de façon efficace et à un coût de plus en plus  
abordable. Nous avons également constaté dans tous les cas que la clé du  
succès réside dans un savant dosage d'appui politique, technique et  
financier, investi de façon à renforcer les capacités globales de prestation  
de services de santé essentiels. »

Les recommandations de l'OMS/ONUSIDA pour accroître le rythme d'élargissement  
de l'accès au TARV dans les pays en développement sont les suivantes :  
Engagement politique : sur les 49 pays cibles de l'OMS/ONUSIDA, 40 ont  
établi des objectifs nationaux pour l'accès au traitement et 34 élaborent ou  
ont élaboré des plans d'exécution. Ces plans sont une première étape vers  
une accélération rapide de l'accès au TARV. Le rapport de l'OMS/ONUSIDA  
demande aux pays qui n'ont pas encore établi de plans concrets de les mettre  
en place rapidement.

Des approches normalisées et des moyens accrus : les pays qui réalisent les  
progrès les plus importants en dispensant des TARV de qualité au plus grand  
nombre sont ceux qui ont adopté des schémas thérapeutiques normalisés et des  
procédures de surveillance clinique. Ces pays se sont également attaqués aux  
problèmes d'achat et de gestion de la chaîne d'approvisionnement, ainsi qu'aux  
ressources humaines - en formant des agents de santé non médecins à  
administrer efficacement et en toute sécurité le TARV. Davantage de pays  
devraient s'inspirer de cet exemple.

Soutien technique : l'OMS et les autres organismes des Nations Unies  
accroissent actuellement leur assistance technique aux pays désireux de  
développer leurs programmes de TARV et de renforcer leur secteur de la santé  
en général. Une initiative clé de l'OMS utilise un nouveau logiciel de  
cartographie pour aider les pays à recenser les besoins les plus grands pour  
toute une gamme de services de santé, afin de mieux cibler l'utilisation des  
ressources disponibles. Dans l'ensemble, il faut que les organismes d'assistance  
technique coordonnent mieux leur action entre eux et avec les donateurs. La  
nouvelle équipe spéciale de l'ONUSIDA vise à promouvoir ce type de  
coopération améliorée.

Financement durable : Les donateurs ont engagé au total US $27 milliards  
pour les trois prochaines années en faveur de la prévention, des soins et du  
traitement concernant le VIH/SIDA. Toutefois, tous ces engagements n'ont pas  
été concrétisés et compte tenu du montant total des contributions annoncées,  
le déficit projeté s'élève à au moins US $18 milliards pour la période  
2005?2007. Les donateurs devraient accélérer le décaissement des fonds aux  
pays, accroître leurs engagements et promettre des fonds à long terme sur  
lesquels on puisse compter. Les pays en développement devraient continuer à  
investir leurs propres ressources. La nouvelle proposition d'allégement de  
la dette formulée par le G8 offre l'occasion à un certain nombre de pays de  
réaffecter des ressources importantes au VIH/SIDA.  
Lier traitement et prévention : Les données dont on dispose montrent que l'offre  
de TARV entraîne une augmentation de la demande de dépistage du VIH et de  
conseil et d'autres services de prévention. Dans un district d'Ouganda, l'introduction  
des TARV a entraîné une multiplication par 27 de la demande de dépistage et  
de conseil. Le rapport de l'OMS/ONUSIDA recommande aux pays de prendre des  
mesures pour intégrer le traitement du VIH au dépistage et à la prévention,  
y compris en utilisant les mêmes dispensaires pour proposer à la fois  
dépistage et traitement et en formant les agents de santé qui administrent  
les TARV à la prévention.

Vers l'accès universel au traitement et à la prévention

L'objectif des « 3 millions d'ici 2005 » a largement contribué à mobiliser l'aide  
internationale et l'action autour d'un effort mondial visant à élargir l'accès  
au traitement contre le VIH. L'expérience acquise avec le traitement du  
premier million de personnes a permis de jeter les bases d'une extension  
accélérée à l'avenir pour aller vers l'accès universel au traitement d'ici  
2010, conformément à l'appel lancé par les Ministres des Finances du G8 lors  
de leur réunion des 10 et 11 juin 2005.  
L'un des principaux problèmes posés par l'instauration de l'accès universel  
au traitement comme à la prévention consistera à fournir un appui financier  
et technique accru afin de renforcer les systèmes sanitaires et sociaux. Les  
priorités doivent être réorientées pour faire en sorte que des modules  
essentiels de prévention, de traitement et de soins soient mis en place  
district par district, et communauté par communauté. Il est également  
nécessaire de mesurer les progrès et d'analyser les obstacles à la mise en  
oeuvre de façon continue afin d'infléchir l'action et de la rendre plus  
efficace.

L'élargissement du traitement contre le VIH offre aux pays l'occasion d'apporter  
des améliorations durables à la formation des agents de santé et de mettre  
en place des systèmes efficaces pour dispenser tout un éventail de soins de  
santé à ceux qui en ont le plus besoin. Il est également vital d'atteindre  
un certain nombre d'objectifs de santé et de développement plus généraux. La  
propagation rapide du VIH et la morbidité et la mortalité liées au VIH  
entravent directement les progrès dans six des huit domaines clés concernés  
par les objectifs du Millénaire pour le développement, qui visent à réaliser  
des progrès spectaculaires en améliorant la santé et en réduisant la  
pauvreté dans le monde d'ici le milieu de la prochaine décennie.

Estimations de l'accès au traitement établies par l'OMS/ONUSIDA  
Les estimations de l'accès au traitement établies par l'OMS/ONUSIDA sont le  
reflet d'un large éventail d'efforts déployés pour dispenser un traitement  
contre le VIH dans les pays en développement. Les programmes d'antirétroviraux  
sont financés et exécutés en grande partie par les pays eux-mêmes, avec l'aide  
de plusieurs donateurs bilatéraux et multinationaux, dont le Fonds mondial  
de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme (le Fonds mondial),  
le Plan d'urgence du Président des Etats-Unis d'Amérique pour le SIDA et d'autres  
donateurs, un appui technique étant fourni par diverses organisations  
internationales dont l'OMS et l'ONUSIDA.

Pour établir ces estimations de l'accès au TARV, l'OMS utilise les rapports  
de pays les plus récents reçus du ministère de la santé, du bureau de l'OMS  
ou de l'ONUSIDA dans le pays ou d'une autre source fiable dans le pays. Ces  
rapports sont comparés aux données émanant des principaux donateurs, dont le  
Fonds mondial et le Plan d'urgence du Président des Etats-Unis pour le SIDA  
et aux données des laboratoires pharmaceutiques qui fabriquent des  
antirétroviraux et les expédient dans les pays en développement.

Un rapport complet ainsi qu'une analyse spécifique par pays des efforts  
menés et des obstacles rencontrés dans l'élargissement de l'accès doit être  
publié fin 2005.  
Une vidéo (rouleau B) tournée en Zambie et au Malawi est également  
disponible auprès des contacts ci-après.

Pour plus d'informations:

Anne Winter  
Téléphone: (+41 22) 791 4577  
Courriel: wintera@unaids.org  
Tunga Namjilsuren  
OMS/Genève  
Téléphone: +41 22 791 1073  
Courriel: namjilsurent@who.int

Cathy Bartley - A Londres  
Téléphone: +44 (0)207 635 1593  
Tél. portable: +44 (0)7958 561 671  
Courriel: cathy.bartley@ukonline.co.uk  
Bret Brintzenhofe - A New York  
Téléphone: +1 (212) 584 5031  
Courriel: bret@corkerygroup.com

Annemarie Hou  
ONUSIDA/Bruxelles  
Téléphone: +41 22 791 4577  
Tél. portable: +41 79 500 2123  
Beth Magne-Watts - Attachée de presse  
Département VIH, OMS/Genève  
Téléphone: +41 22 791 1046  
Courriel: magnewatts@who.int

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**Author:** ![jbkalonji](https://avatars.discourse-cdn.com/v4/letter/j/e5b9ba/32.png) [@jbkalonji](https://talk.edrugplus.org/u/jbkalonji)\
**Post date:** [July 3, 2005, 9:16am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-oms-onusida-rapport-sur-lavancement-de-3by5/22840/2 "2005-07-03T09:16:40Z")

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Bonjour tous,

Ces chiffre sont quelque peu encourageants pour toute l'humanité et même pour l'Afrique au sud du Sahara. Cependant, la R.D. Congo qui semble -il a contribué de manière significative au progrès de la recherche contre le vih/sida ne peut pretendre reserver à ses habitants un espoir dans le sens d'un accès gratuit au TARV. Actuellement, sur près de 500000 pvv éligibles, seuls plus ou moins 5000 soit 1 % reçoivent contre payement (au moins 29 usd par mois) des ARV de la firme indienne cipla.

A ce rythme, nous pouvons affirmer que le 3by5 n'existe pas pour les pvv congolais. Ceci est une injustice que personne n'a le droit de passer sous silence et qui doit rapidement être reparée. Je lance ainsi un appel à tous les hommes et femmes de bonne volonté à nous apporter les idées, les moyens de tout genre pour que nos compatriotes bénéficient aussi,un tant soit peu, du 3by5 comme cela se passe ailleurs.

En outre, les ARV sont aujourd'hui trafiqués et banalisés comme les autres médicaments. Les produits de contrefaçon, ceux falcifiés ou tout simplement des placebos sont vendus à des personnes sans défence fragilisées par leur état. Il n'est pas superflu de noter que tout est fait pour que les pharmaciens ne soient pas associés à la dispensation des ARV.

Pharmacien Jean Baptiste KALONJI N.  
M.Sc. Pharma  
Assistant à la Faculté des Sciences Pharmaceutiques

RDC  
Pharmacien en Chef  
Service Pharmaceutique de L'Université de Lubumbashi  
SERPHUL  
Président du Conseil Provincial de l'Ordre des Pharmaciens  
du Katanga,  
Lubumbashi,R. D. CONGO  
Tel: 00 243 (0)815050083, 00 243 970 17 516  
jbkalonji@yahoo.fr  
kalonji.ndoumba@unilu.ac.cd
