# \[e-med\] ONUSIDA: 10 millions de décès et 1 million de nouvelles infections à VIH pourraient être évités si les pays atteignent leurs objectifs de traitement du virus

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**Created:** [July 15, 2010, 10:58am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-onusida-10-millions-de-deces-et-1-million-de-nouvelles-infections-a-vih-pourraient-etre-evites-si-les-pays-atteignent-leurs-objectifs-de-traitement-du-virus/34089 "2010-07-15T10:58:37Z")\
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**Post date:** [July 15, 2010, 10:58am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-onusida-10-millions-de-deces-et-1-million-de-nouvelles-infections-a-vih-pourraient-etre-evites-si-les-pays-atteignent-leurs-objectifs-de-traitement-du-virus/34089/1 "2010-07-15T10:58:37Z")

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10 millions de décès et 1 million de nouvelles infections à VIH pourraient  
être évités si les pays atteignent leurs objectifs de traitement du virus  
[http://www.unaids.org/fr/KnowledgeCentre/Resources/PressCentre/PressReleases/2010/20100713\_PR\_Outlook.asp](http://www.unaids.org/fr/KnowledgeCentre/Resources/PressCentre/PressReleases/2010/20100713_PR_Outlook.asp)

Le nouveau rapport de l'ONUSIDA révèle que les jeunes mènent la révolution  
de la prévention - avec 15 des pays les plus durement touchés déclaran2t une  
chute de 25 % de la prévalence du VIH parmi cette population clé. Un nouveau  
sondage international indique que le sida reste un problème majeur aux yeux  
de la population mondiale.

GENÈVE, 13 juillet 2010 - Outlook, le nouveau rapport de l'ONUSIDA, présente  
les grandes lignes d'une plate-forme de traitement du VIH radicalement  
simplifiée appelée 'Traitement 2.0' qui pourrait permettre de réduire  
considérablement le nombre de décès liés au sida et diminuer fortement le  
nombre de nouvelles infections à VIH. Des informations concrètes indiquent  
que les nouvelles infections parmi les jeunes chutent massivement dans les  
15 pays les plus durement affectés par le VIH car ce groupe de population  
adopte des comportements sexuels à moindre risque.  
Le rapport présente également un sondage fondamentalement nouveau réalisé  
par l'ONUSIDA et Zogby International qui révèle que, trente ans après le  
début de l'épidémie, les pays continuent, région par région, de classer le  
sida en bonne place sur la liste des problèmes les plus importants auxquels  
le monde est confronté.

Par ailleurs, une analyse économique défend l'idée que la santé est un  
besoin - et non un luxe, indique les raisons pour lesquelles il est  
essentiel que les pays donateurs pérennisent les investissements engagés  
dans la riposte au sida et appelle les pays en développement plus riches à  
investir davantage dans la prise en charge du VIH et dans la santé.

Le rapport a été présenté à Genève avant la XVIIIe Conférence internationale  
sur le sida de Vienne. M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, a  
rappelé qu'innover au niveau de la riposte au sida pouvait contribuer à  
sauver des vies. « Pour que les pays atteignent leurs objectifs et leurs  
engagements en matière d'accès universel, nous devons réorganiser la riposte  
au sida. En nous montrant innovants, nous réussirons à réduire les coûts  
afin que les investissements puissent atteindre un plus grand nombre de  
personnes ».

Selon les estimations de l'ONUSIDA, on dénombrait 33,4 millions de personnes  
vivant avec le VIH à travers le monde à la fin 2008. Pour cette même année,  
on estime à près de 2,7 millions le nombre de nouvelles infections à VIH et  
à 2 millions le nombre des décès liés au sida.

Le Traitement 2.0 sauve des vies

Le Traitement 2.0 est une nouvelle approche visant à simplifier la manière  
dont le traitement du VIH est actuellement fourni et à élargir et  
intensifier l'accès à des médicaments vitaux. En combinant les efforts, on  
devrait pouvoir réduire les coûts des traitements, rendre les thérapies plus  
simples et plus intelligentes, réduire leur poids sur les systèmes de santé  
et améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH et de leur  
famille. Les modèles utilisés suggèrent que, par rapport aux approches de  
traitement actuelles, le Traitement 2.0 pourrait éviter 10 millions de décès  
supplémentaires d'ici à 2025.

En outre, la nouvelle approche pourrait également réduire les nouvelles  
infections à VIH de jusqu'à 1 million par an si les pays fournissent des  
traitements antirétroviraux à toutes les personnes qui en ont besoin, selon  
les directives de traitement révisées de l'OMS. Aujourd'hui, 5 des 15  
millions de personnes qui ont besoin d'un traitement ont accès à des  
médicaments qui leur sauvent la vie.

Pour profiter de l'ensemble des avantages du Traitement 2.0, il est  
nécessaire d'accomplir des progrès dans cinq domaines :  
Créer une pilule et des diagnostics meilleurs: l'ONUSIDA lance un appel en  
faveur de l'innovation - pour découvrir une pilule plus intelligente,  
meilleure et moins toxique, et des outils de diagnostic plus faciles à  
utiliser. Suivre le traitement nécessite des équipements complexes et des  
techniciens de laboratoire spécialisés. Un outil de diagnostic simple  
pourrait contribuer à réduire le poids de ce processus sur les systèmes de  
santé. Une plate-forme de traitement simplifiée de ce type permettra sans  
doute de réduire les coûts et d'élargir l'accès au traitement.

Le traitement comme outil de prévention: le traitement antirétroviral réduit  
le niveau de virus dans le corps. Les données concrètes indiquent que  
lorsque des personnes vivant avec le VIH parviennent à diminuer leur charge  
virale, elles sont moins susceptibles de transmettre le virus. On considère  
que garantir un accès au traitement à tous ceux qui en ont besoin,  
conformément aux directives actuelles dans ce domaine, pourrait permettre de  
réduire jusqu'à un tiers des nouvelles infections chaque année.

Optimiser la couverture du traitement du VIH entraînerait aussi d'autres  
avantages en termes de prévention sanitaire, notamment une forte baisse des  
taux de tuberculose et de paludisme parmi les personnes vivant avec le  
virus.

Le coût doit cesser d'être un obstacle: malgré la baisse considérable des  
prix des médicaments au cours des dix dernières années, les coûts des  
programmes de traitement antirétroviral continuent d'augmenter. Même si l'on  
peut rendre les médicaments encore plus abordables financièrement, c'est  
toutefois au niveau de la réduction des coûts de fourniture des traitements  
non liés aux médicaments que les gains potentiels sont les plus importants -  
frais d'hospitalisation, de suivi du traitement et à la charge des patients.  
À l'heure actuelle, ces coûts sont deux fois supérieurs aux coûts des  
médicaments eux-mêmes. Le Traitement 2.0 devrait permettre de réduire de  
moitié le coût par décès lié au sida évité.

Renforcer le recours au conseil et au test volontaire du VIH et ses liens  
avec les soins: si les gens connaissent leur statut sérologique VIH, ils  
peuvent commencer un traitement lorsque la numération de leurs CD4 se situe  
autour de 350 plutôt que d'attendre de se sentir malades. Commencer un  
traitement au bon moment accroît l'efficacité des thérapies actuelles et  
augmente l'espérance de vie.

Renforcer la mobilisation communautaire: en faisant participer la communauté  
à la gestion des programmes de traitement, on peut améliorer l'accès au  
traitement et l'observance de celui-ci. Créer de la demande aidera aussi à  
faire baisser les coûts d'élargissement des activités de proximité et  
contribuera à réduire le poids supporté par les systèmes de soins. « Non  
seulement le Traitement 2.0 sauverait des vies, mais il pourrait aussi nous  
permettre de toucher les dividendes substantiels de la prévention » a  
déclaré M. Sidibé qui s'est exprimé lors de la présentation du rapport.  
"Not only could Treatment 2.0 save lives, it has the potential to give us a  
significant prevention dividend," said Mr Sidibé, speaking at the launch of  
the report.

Les jeunes conduisent la révolution de la prévention

Une nouvelle étude de l'ONUSIDA révèle que les jeunes conduisent la  
révolution de la prévention. La prévalence du VIH parmi les jeunes a diminué  
de plus de 25 % dans 15 des 21 pays les plus affectés par le sida. Cette  
baisse est dans une large mesure attribuable à une diminution des nouvelles  
infections à VIH parmi les jeunes.

Dans huit pays - Côte d'Ivoire, Éthiopie, Kenya, Malawi, Namibie,  
République-Unie de Tanzanie, Zambie et Zimbabwe - la baisse significative de  
la prévalence du VIH a été accompagnée de changements positifs au niveau des  
comportements sexuels des jeunes.

Au Kenya, par exemple, on a constaté une chute de 60 % de la prévalence du  
VIH entre 2000 et 2005. Celle-ci a diminué de 14,2 % à 5,4 % dans les zones  
urbaines et de 9,2 % à 3,6 % dans les zones rurales pendant cette période.  
De même, en Éthiopie, on a enregistré une réduction de 47 % de la prévalence  
du VIH parmi les jeunes femmes enceintes dans les zones urbaines et de 29 %  
dans les zones rurales.

Les jeunes de 13 pays, dont le Cameroun, l'Éthiopie et le Malawi, deviennent  
sexuellement actifs à un âge plus tardif. On a également noté que les jeunes  
avaient moins de partenaires multiples dans 13 pays. Enfin, l'utilisation du  
préservatif par les jeunes lors de leur dernier rapport sexuel a augmenté  
dans 13 pays.

On estime à 5 millions le nombre de jeunes séropositifs à travers le monde -  
ils représentent environ 40 % des nouvelles infections à VIH.

L'enquête de référence

Pour la première fois, l'ONUSIDA a commandé un sondage public international  
sur le VIH qui révèle que près de 30 ans après le début de l'épidémie, les  
pays continuent, région par région, de classer le sida en bonne place sur la  
liste des problèmes les plus importants auxquels le monde est confronté. En  
Inde, par exemple, deux tiers environ des personnes interrogées déclarent  
que l'épidémie de sida est un problème mondial plus important que d'autres.

Dans l'ensemble, les sondés considèrent le sida comme le plus important  
problème de santé au plan mondial. En outre, la moitié environ des personnes  
interrogées sont optimistes quant à la possibilité de stopper la propagation  
du VIH d'ici à 2015.

Les gens ont conscience des efforts engagés pour sensibiliser les  
populations à la question du VIH dans le cadre de la riposte au sida et un  
sondé sur trois considère que c'est pour l'instant la principale réalisation  
de la lutte contre l'épidémie. Viennent ensuite la mise en ouvre de  
programmes de prévention du VIH et le développement de nouveaux médicaments  
antirétroviraux.

Quand on interroge les gens sur la manière dont leur pays lutte contre l'épidémie,  
41 % environ des sondés déclarent qu'il gère le problème efficacement. Une  
personne interrogée sur trois seulement considère que le monde riposte  
efficacement contre le sida.

Pour 62 % des personnes interrogées en Suède, la disponibilité de  
ressources/financements ou la disponibilité de soins financièrement  
abordables empêchent le monde de riposter efficacement contre le VIH. Au  
Royaume-Uni, quelque 60 % des sondés ont également considéré que le manque  
de financements était le principal obstacle. D'autres difficultés citées par  
les personnes interrogées reflètent l'expérience sur le terrain et plus de  
la moitié des sondés déclarent que la disponibilité de services de  
prévention est le principal handicap. La stigmatisation et la discrimination  
ont aussi été mentionnées comme des obstacles.

S'agissant du traitement du VIH, près de six personnes interrogées sur dix  
considèrent qu'il incombe aux pouvoirs publics de fournir un traitement  
gratuit ou subventionné aux personnes vivant avec le virus.  
Le sondage a été réalisé auprès d'environ 12 000 adultes de 25 pays  
représentatifs de toutes les régions.  
Les investissements engagés dans la riposte contre le VIH doivent être  
pérennes, efficaces et prévisibles  
Investir dans la lutte contre le VIH est une stratégie intelligente dont les  
résultats sont éprouvés.

En cette période charnière, une stabilisation ou une diminution des  
investissements pénaliserait la riposte au sida. En 2010, on estime que 26,8  
milliards de dollars des États-Unis sont nécessaires pour atteindre les  
objectifs fixés par les pays en matière d'accès universel à la prévention,  
au traitement, aux soins et à l'appui en rapport avec le VIH.

« La riposte au sida a besoin d'un plan de soutien maintenant. Les donateurs  
ne doivent pas réduire leurs investissements à un moment où la riposte  
commence à enregistrer des résultats » a déclaré M. Sidibé. « Il est  
impossible d'enterrer l'objectif d'allouer 0,7 % du PNB à l'aide  
internationale et l'objectif d'Abuja d'allouer 15 % du budget annuel au  
secteur de la santé ».

L'ONUSIDA recommande aux programmes nationaux de lutte contre le VIH d'investir  
entre 0,5 % et 3 % des recettes publiques dans la riposte au sida. Au cours  
des dernières années, de nombreux pays ont augmenté les investissements  
domestiques engagés dans cette riposte. Les pouvoirs publics d'Afrique du  
Sud ont, par exemple, augmenté leur budget alloué à la lutte contre le sida  
de 30 % à 1 milliard de dollars des États-Unis en 2010. Toutefois, pour la  
majorité des pays durement touchés par le sida, les investissements  
domestiques seuls - même augmentés à des niveaux optimaux - ne suffiront pas  
pour répondre à leurs besoins de ressources totaux.

L'ONUSIDA appelle les pays en développement plus riches à couvrir une  
proportion substantielle de leurs besoins de ressources à partir de sources  
domestiques. Actuellement, 50 % des besoins mondiaux de ressources des pays  
à revenu faible ou intermédiaire sont concentrés dans 68 pays dans lesquels  
le besoin national est inférieur à 0,5 % de leur produit national brut. Ces  
pays abritent 26 % des personnes vivant avec le VIH et reçoivent 17 % de l'assistance  
internationale consacrée au sida.

Selon le rapport, les investissements actuels engagés dans la lutte contre  
le VIH peuvent devenir plus efficients, efficaces et prévisibles. « Nous  
pouvons réduire les coûts afin que les investissements puissent profiter à  
un plus grand nombre de personnes » a déclaré M. Sidibé. « Cela signifie :  
mieux faire les choses en sachant quoi faire, en orientant les ressources  
dans la bonne direction et en ne les gaspillant pas, en faisant baisser les  
prix et en maîtrisant les coûts. Nous devons en faire plus avec moins d'argent  
».
