# \[e-med\] Paludisme : un nouveau traitement pour retarder les résistances (IRD-OCEAC), artésunate-atovaquone

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**Created:** [January 30, 2015, 10:16am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-paludisme-un-nouveau-traitement-pour-retarder-les-resistances-ird-oceac-artesunate-atovaquone/41406 "2015-01-30T10:16:53Z")\
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**Post date:** [January 30, 2015, 10:16am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-paludisme-un-nouveau-traitement-pour-retarder-les-resistances-ird-oceac-artesunate-atovaquone/41406/1 "2015-01-30T10:16:53Z")

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Paludisme : un nouveau traitement pour retarder les résistances  
janvier 2015  
Fiches d'actualité scientifique  
[http://www.ird.fr/la-mediatheque/fiches-d-actualite-scientifique/473-paludi](http://www.ird.fr/la-mediatheque/fiches-d-actualite-scientifique/473-paludi)  
sme-un-nouveau-traitement-pour-retarder-les-resistances

L¹apparition de parasites du paludisme résistants aux médicaments est l¹un  
des principaux freins à la lutte contre la maladie. Afin de retarder ce  
phénomène, il est essentiel de ne pas constamment exposer le pathogène aux  
mêmes molécules. Pour ce faire, des chercheurs de l¹IRD et leurs  
partenaires camerounais de l¹OCEAC testent de nouveaux traitements. Ils  
viennent de montrer l¹efficacité d¹une « bithérapie », qui associe  
l¹artésunate (un dérivé de l¹artémisinine préconisée par l¹OMS) à la  
Malarone® (ou Malanil®). Cette dernière était administrée jusqu¹à présent  
uniquement en prophylaxie chez les voyageurs ou en traitement dans les  
pays industrialisés, du fait de son prix élevé. La tombée dans le domaine  
public de son brevet en 2013 permet d¹envisager son utilisation  
thérapeutique pour les populations en zone d¹endémie.

A l¹échelle mondiale, le nombre de cas de paludisme recule depuis  
plusieurs années. Toutefois, un spectre hante l¹esprit des chercheurs : la  
résistance aux médicaments des parasites du paludisme. Ceux-ci, en  
particulier celui du nom de Plasmodium falciparum , sont en effet capables  
de devenir résistants à tous les traitements qui existent actuellement.  
Pour retarder au maximum l¹émergence et l¹extension de ces résistances, il  
est nécessaire de diversifier les médicaments et de rationaliser leur  
utilisation.Car moins les pathogènes seront exposés aux mêmes molécules,  
moins ils développeront de résistances.

Efficacité prouvée

Pour ce faire, des chercheurs de l¹IRD et de l¹Organisation de  
coordination pour la lutte contre les endémies en Afrique centrale (OCEAC)  
évaluent depuis plus de 20 ans l¹efficacité de thérapies alternatives au  
Cameroun. À l¹heure actuelle, le traitement préconisé par l¹OMS est fondé  
sur l¹administration d¹une association médicamenteuse, appelée «  
bithérapie », à base d¹artémisinine.

L¹équipe de recherche vient de montrer l¹efficacité de la combinaison dun  
dérivé de l¹artémisinine, l¹artésunate, avec la Malarone® (ou Malanil®,  
atovaquone). Celle-ci est à ce jour utilisée surtout en prophylaxie chez  
les voyageurs se rendant temporairement dans un pays d¹endémie, mais aussi  
en thérapeutique pour traiter le paludisme d¹importation dans les pays  
industrialisés, en raison de son coût jusqu¹à présent inabordable.

Une combinaison gagnante

Administrée seule, la Malarone® a engendré quelques échecs thérapeutiques  
(10,3 %) parmi les 340 jeunes patients camerounais de l¹étude, des enfants  
âgés de moins de cinq ans. Ces échecs ont été majoritairement dus à des  
réinfections au cours du traitement. Mais en combinaison avec  
l¹artésunate, ce médicament s¹est même avéré plus efficace que la  
bithérapie classique et le nombre de cas de rechute sous 28 jours moins  
élevé.

Des souches de P. falciparum résistantes à la Malarone® existent  
également. Mais associer cette dernière de manière systématique à un  
dérivé de l¹artémisinine garantit au patient une certaine efficacité du  
traitement : il est en effet peu probable, à l¹heure actuelle, de  
rencontrer une souche résistante à ces deux médicaments à la fois.

Le brevet de la Malarone® est tombé dans le domaine public en 2013. Des  
génériques commencent à voir le jour, ce qui entraîne une baisse de son  
prix. Son utilisation en association thérapeutique avec un dérivé de  
l¹artémisinine est donc désormais envisageable à destination des  
populations vivant dans les pays d¹endémie.

Partenaires  
Organisation de coordination pour la lutte contre les endémies en Afrique  
centrale (OCEAC) au Cameroun, université de Cocody en Côte d¹Ivoire,  
Institut Pasteur de Côte d¹Ivoire.

Références  
Symposium International « Intégration de la Lutte contre les Maladies  
Parasitaires en Afrique subsaharienne », à Cotonou au Bénin, le 12 et 13  
mars 2015, organisé par le Centre de Lutte Intégrée contre le Paludisme  
(CLIP) sous l¹égide de l¹IRD.  
Tahar Rachida, Almelli T., Debue C., Foumane Ngane V., Djaman Allico J.,  
Whegang Youdom S., Basco Leonardo. Randomized trial of  
artesunate-amodiaquine, atovaquone-proguanil, and  
artesunate-atovaquone-proguanil for the treatment of uncomplicated  
falciparum malaria in children. Journal of Infectious Diseases ,2014:  
1962­1971. doi:10.1093/infdis/jiu341
