[e-med] Paludisme: un vaccin oral à base d'amidon testé avec succès sur des souris

Paludisme: un vaccin oral à base d'amidon testé avec succès sur des souris
(AFP) - Il y a 2 jours
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5g--FuOiucVWbA-UjaIxCX8ZKQmRw?docId=CNG.a8cb56de197f0e226aa96e6aac153905.51

PARIS - Un vaccin oral à base d'amidon contre le paludisme a été testé avec
succès sur des souris par des équipes françaises dont les travaux sont parus
dans la revue américaine en ligne PloS One.

Ces résultats très encourageants permettent d'envisager une vaccination
simple et sécurisée des enfants dans les pays à risque, d'après les
chercheurs dont le procédé est couvert par un brevet.

Le paludisme, contre lequel aucun vaccin efficace n'est actuellement
disponible, touche 300 à 500 millions de personnes dans le monde, et en tue
plus d'un million par an, en majorité de jeunes enfants.

L'équipe de Stanislas Tomavo et celle de Steven Ball des universités de
Lille, dans le nord de la France, ont utilisé un amidon extrait d'algue
verte (Chlamydomonas reinhardti, de son nom savant) et l'ont modifié
génétiquement pour en faire un support des particules vaccinales
L'amidon de végétaux comestibles - maïs, pomme de terre ainsi qu'une autre
algue utilisée comme complément alimentaire en Afrique - pourrait être
transformé de la même manière, selon les chercheurs.

L'amidon peut être produit facilement à partir de végétaux, en quantité
importante. Sa structure très stable permet de le conserver des mois sans
précaution particulière, même s'il subit des variations de température.

Facilement assimilable par la digestion, il présente également le grand
avantage d'avoir un coût de production très faible.

Administrés aux enfants de moins de 3 ans, chez qui le risque de mortalité
par paludisme est particulièrement élevé, ces végétaux présenteraient un
double intérêt alimentaire et vaccinal.

Les chercheurs ont utilisé des particules vaccinales (ou "antigènes" murins
et humains) déjà testées lors d'expérimentations de vaccinations classiques
par injections et les ont greffés sur une enzyme (la "GBSS") d'un grain
d'amidon, les protégeant ainsi contre la dégradation par d'autres enzymes.

Les souris, qui avaient ingéré ces grains d'amidon modifié, ont été
protégées de manière significative contre le paludisme.

Reste à tester l'efficacité de différentes protéines vaccinales et à étudier
la faisabilité de cette stratégie chez l'homme, en vérifiant l'absence
d'effets secondaires.