# \[e-med\] Politiques de santé internationales

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**Created:** [May 20, 2010, 9:33am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-politiques-de-sante-internationales/33835 "2010-05-20T09:33:32Z")\
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**Post date:** [May 20, 2010, 9:33am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-politiques-de-sante-internationales/33835/1 "2010-05-20T09:33:32Z")

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14 mai 2010

Si vous ne visualisez pas bien ce message, cliquez ici.  
Chers Collègues,  
Dans la presse internationale, l’on trouve encore beaucoup de débats sur le  
financement de la lutte contre le SIDA et sur le plan du G8 pour la survie  
maternelle. Quelques extraits ci-dessous. L’accès aux médicaments pose  
également question. Plusieurs auteurs évoquent les liens entre politique  
étrangère et santé.  
Bonne lecture.  
David Hercot  
Les articles ont été résumés par Basile Keugong.  
La sélection a été réalisée par Kristof Decoster, Basile Keugong, Josefien  
Van Olmen, Wim Van Damme et David Hercot.

HIV/AIDS  
1. NYT – At front lines, AIDS war is falling apart  
DONALD G. McNEIL Jr ;  
[http://www.nytimes.com/2010/05/10/world/africa/10aids.html](http://www.nytimes.com/2010/05/10/world/africa/10aids.html)  
Sur le front, la lutte contre le SIDA est en déroute  
McNEIL Jr décrit la situation de la lutte contre le VIH/SIDA en Afrique. En  
Ouganda, le nombre de personnes mis sous ARV est passé de 10 000 à 200 000  
en moins d’une décennie -500 000 personnes nécessitent les ARV et chaque  
année 110 000 nouvelles infections ont lieu. Le Nigeria, le Swaziland, le  
Botswana et la Tanzanie ont enregistrés des pénuries en médicaments ARV.  
Chaque année, il y a 1 million de nouvelles infections alors que les fonds  
pour continuer le traitement ARV s’amenuisent. McNeil note qu’il est  
impossible de mettre en œuvre toutes les interventions permettant de faire  
face à l’épidémie de VIH/SIDA en Afrique pour 100 personnes mis sous  
traitement, 250 nouvelles infections sont enregistrées. En plus, il relève  
que si les 33 millions de séropositifs étaient américains, en se référant  
aux Nouvelles directives de l’OMS, les cliniciens les mettraient presque  
tous sous ARV. Mais aujourd’hui 4 millions seulement environ sont sous  
traitement. Bref, quelle image du VIH/SIDA dans les pays pauvres ? Sa  
réponse :De maigres squelettes (séropositifs) marchant dans les villes et  
villages, une pile de cadavres dans les morgues, les montagnes devenues des  
cimetières.  
Nous publions ci-dessous une réaction de Mead Over du CGD à cet article.

En somme, l’analyse de Mcneil retrace les situations désastreuses des  
personnes séropositives en Afrique sub-saharienne, d’ailleurs  
catastrophiques dans certaines zones rurales. Certains patients recevant  
plus ou moins gratuitement les ARV meurent d’infections opportunistes dont  
la prise en charge n’est pas gratuite. Il est clair que les ressources des  
bailleurs sont insuffisantes au regard des besoins mais Mcneil n’analyse pas  
les responsabilités des pays. L’arrivée des fonds pour le VIH/SIDA talonnant  
voir dépassant même les budgets de tout le ministère de la santé a créé des  
situations qui restent aujourd’hui incontrôlables et qui consomment la  
majeure partie des fonds. La forte bureaucratisation et la multiplication  
des structures de coordination s’est faite au dépens du renforcement du  
système de santé pour prendre en charge correctement tout patient où il se  
trouve. Alors que 40% des patients tuberculeux sont séropositifs, les  
structures de prise en charge sont parfois encore séparées. Les mêmes  
personnes sont formées chaque année pas pour bénéficier de connaissances  
nouvelles mais pour avoir le perdiem. Travailler dans les programmes  
verticaux est plus avantageux et on parle de fuite de cerveau interne. Au  
Cameroun par exemple, Le Fonds Global a accordé 15 million d’euro environ  
pour 2010-2014, seuls 5,5 million (35,3%) sont dédiés à l’approvisionnement  
en médicaments et équipements. Le reste (64,7%) va de la gestion du  
programme, monitoring et évaluation à la recherche opérationnelle. Quelle  
est la situation de la prise en charge du VIH/SIDA dans votre pays ?  
2. CGD – the AIDS war may not be falling apart, but is falling behind  
Mead Over;  
[http://blogs.cgdev.org/globalhealth/2010/05/the-aids-war-may-not-be-falling-apart-but-it-is-falling-behind.php](http://blogs.cgdev.org/globalhealth/2010/05/the-aids-war-may-not-be-falling-apart-but-it-is-falling-behind.php)  
La lutte contre le SIDA n’est pas en déroute mais elle se laisse distancée  
Cet article de Mead Over est une réaction à une série de 4 articles publiés  
par le New York Times la semaine passée.  
· At Front Lines, AIDS War Is Falling Apart  
· After Long Scientific Search, Still No Cure for AIDS  
· As the Need Grows, the Money for AIDS Runs Far Short  
· Cultural Attitudes and Rumors Are Lasting Obstacles to Safe Sex  
D’abord il note que la croissance de l’aide internationale pour le VIH/SIDA  
s’est ralentie- de 25% entre 2004 à 2008 et à près de 5% par an après 2008  
pour PEPFAR. Les conséquences malheureusement, sont le ralentissement du  
recrutement de nouveaux patients et leur mise sous ARV et la réduction des  
activités de prévention, et l’accroissement des décès. En Ouganda par  
exemple, moins de 25% de personnes nécessitant les ARV sont mis sous  
traitement chaque année. Dans d’autres pays, des études ont trouvé une  
mortalité de plus de 25% de personnes mis sous traitement après 5 ans  
(Sieleunou et al 2009). Mead Over montre que les activités de lutte contre  
le VIH/SIDA « ne rate pas la cible » -falling apart- comme soulignent les  
articles du New York Times mais étaient focalisées sur une « fausse  
cible » -falling behind. Par exemple, des messages génériques « abstinence,  
fidélité, condom », fausse interprétation de la baisse de la  
prévalence –parfois plus due à la forte mortalité des séropositifs qu’à un  
changement de comportement. Il propose d’accroitre les investissements du  
côté de la prévention pour avoir moins de patients à mettre sous traitement  
demain.

Au moment où les ressources baissent et que les pays à faible revenu  
éprouvent des difficultés à assurer le maintien des patients sous ARV et le  
recrutement de nouveaux patients -quelle serait d’ailleurs la situation dans  
20-30 ans ?-, la recherche de l’efficience dans la conception des programmes  
verticaux s’impose. Quelles sont les inefficiences que vous avez relevées et  
comment améliorer l’efficience des programmes verticaux en Afrique  
sub-saharienne ?  
US foreign aid  
3. Blog 4 Global Health – Presidential Study Directive-7: Good start but  
more work needed  
sbaruah1;  
[http://blog4globalhealth.wordpress.com/2010/05/07/presidentialstudydirective/](http://blog4globalhealth.wordpress.com/2010/05/07/presidentialstudydirective/)  
La nouvelle politique d’aide étrangère américaine: peut mieux faire.  
La semaine dernière, l’administration américaine a publié - bien  
involontairement - le document sur la stratégie de l’utilisation de l’aide  
extérieure des Etats-Unis. En effet, beaucoup d’acteurs avaient suggéré une  
plus grande cohérence et coordination de l’aide extérieure orientée vers le  
développement plutôt que la focalisation sur l’appui humanitaire comme par  
le passé. Le document dont voici le lien -leak of the draft Presidential  
Study Directive-7 -, élabore les principes et les stratégies qui vont  
permettre aux programmes américains coordonnés par l’USAID d’atteindre ces  
objectifs. Les auteurs s’interrogent sur le devenir des programmes  
antérieurs dont certains sont beaucoup plus humanitaires et même des  
nouveaux programmes tels que le « Global Health Initiative » et le « Food  
and Security Initiative » que la Secrétaire d’Etat a récemment défendu au  
Congrès.  
Ainsi, les pays bénéficiaires devraient s’imprégner du contenu de cette  
nouvelle stratégie et réfléchir sur le devenir de leurs programmes ou  
projets humanitaires.  
4. Plos Medicine – New Complexities and Approaches to Global Health  
Diplomacy: View from the U.S. Department of State  
Kerri-Ann Jones;  
[http://www.plosmedicine.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pmed.1000276](http://www.plosmedicine.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pmed.1000276)  
Perspectives américaines sur la nouvelle complexité et les nouvelles  
approches de la diplomatie de la « santé globale »  
Kerri-Ann Jones présente la perspective du département d’état américaine.  
Elle pense que les systèmes de santé peu performants ont un impact local sur  
la santé des populations mais sont également source de tensions politiques,  
économiques et sociales tant au niveau national qu’international. Les  
changements climatiques, la santé internationale, la sécurité alimentaire  
sont aujourd’hui des priorités pour la politique extérieure et la sécurité  
nationale des Etats-Unis. Cette nouvelle perspective a été déclenchée par la  
pandémie du VIH/SIDA où la réponse à été plus globale avec la création de  
PEPFAR et les contributions au Fonds Mondial. En Mai 2009, a été lancé le  
"Global Health Initiative", un programme de 6 ans de 63 milliards US$ qui  
comporte les précédentes initiatives tels que le VIH/SIDA mais inclut de  
nouvelles par exemple la lutte contre la mortalité maternelle et infantile,  
le planning familial, les maladies tropicales négligées et le renforcement  
des systèmes de santé.  
Maternal mortality and the G8 summit  
5. Toronto Sun (opinion) – G8 maternal health campaign slow to take off  
Heather Scoffield;  
[http://www.torontosun.com/news/canada/2010/05/08/13878731.html](http://www.torontosun.com/news/canada/2010/05/08/13878731.html)  
Le plan pour la santé maternelle du G8 traine dans les startings blocks  
Heather Scoffield s’inquiète de la lenteur prise dans l’élaboration des  
plans pour le financement par le G8 de la santé maternelle. A quelques  
semaines de la tenue du Sommet du G8 au Canada, le débat est axé sur l’inclusion  
ou non de l’avortement et du planning familial. Les ministres des Finances  
avaient souligné que les pays les plus pauvres seraient inclus et que de  
nouveaux mécanismes de financement ne seraient pas envisagés. Les  
interventions à haut impact seront sélectionnées et concerneront les soins  
pré et post-nataux, le planning familial, la transmission du VIH et la  
vaccination et la nutrition. Il faudrait environ 4 milliards US$. Les pays  
riches ont également promis 30 milliards US$ pour faire face aux changements  
climatiques et 20 milliards pour la sécurité alimentaire. Au moment la crise  
frappe la Grèce et que le déficit s’accroissent dans les pays riches, les  
promesses seront-elles tenues ?

Notons que deux pays Africains seront invités au G20 en juin, l’Ethiopie et  
le Malawi. Le débat continue de faire rage sur le continent américain sur l’opportunité  
ou pasd’inclure l’avortement assisté dans les interventions à haut impact.  
Dans le même temps, la Banque Mondiale a adopté son plan pour la santé  
reproductive de 2010 à 2015.  
Performance based financing  
6. CGD – HIV/AIDS Monitor: Are Funding Decisions Based on Performance?  
David Wendt; [http://www.cgdev.org/content/publications/detail/1424030/](http://www.cgdev.org/content/publications/detail/1424030/)  
SIDA : Les décisions sont elle guidées par la performence ?  
Les auteurs analysent le financement à travers le modèle de “Payement à la  
performance” par PEPFAR, le Fonds Mondial et la Banque Mondiale. Les  
expériences du Mozambique, de l’Ouganda et de la Zambie sont décrites. Le  
rapport analyse les bénéfices, les difficultés et les opportunités de cette  
approche pour l’efficacité de l’aide et passe en revue les effets pervers.

On note un engouement de l’utilisation de cette approche en Afrique  
sub-saharienne soit de façon focalisée sur des programmes tels que le  
VIH/SIDA ou plus largement les indicateurs de santé. Il s’agit d’une  
approche qui évolue déjà depuis quelques années mais qui devrait être  
améliorée. En parcourant les expériences des pays décrites dans ce rapport,  
cela permettrait d’innover et d’éviter les effets pervers.  
Global Health  
7. GHE – Council conclusions on the EU role in Global Health  
Global Health Europe; [http://bit.ly/b47ZQi](http://bit.ly/b47ZQi)  
Conclusions du conseil de l’UE sur la santé mondiale  
Le conseil de l’Union Européenne (UE) a entériné, en 15 conclusions, son  
rôle dans la santé mondiale. Pour l’UE, la santé fait partie des droits de l’homme  
et est indispensable pour une croissance et un développement équitable et  
durable y compris la réduction de la pauvreté. En vue d’améliorer la santé  
mondiale l’UE donne clairement sa position sur des points tels que les  
déterminants socio-économiques de la santé, les défis des Objectifs du  
Millénaire pour le Développement, le renforcement des systèmes de santé, la  
réduction des paiements directs à travers des mécanismes de financement plus  
équitables.

8. Plos Medicine – Can Foreign policy make a difference to health?  
Sigrun Møgedal, Benedikte L. Alveberg;  
[http://www.plosmedicine.org/article/info:doi/10.1371/journal.pmed.1000274](http://www.plosmedicine.org/article/info:doi/10.1371/journal.pmed.1000274)  
La politique étrangère peut elle guérir à la santé ?  
Dans cet article de la série de PLOS sur la diplomatie Sanitaire mondiale,  
les auteurs font allusion au lancement en 2006 de l’Initiative de Politique  
extérieure et Santé Internationale par 7 pays : Afrique du Sud, Brésil,  
France, Indonésie, Norvège et Sénégal. L’objectif était d’initier des débats  
sur les relations ente la santé et les politiques extérieures et aujourd’hui  
la santé est à l’agenda de toutes les politiques extérieures des pays. L’OMS  
devrait s’adapter aux nouvelles réalités pour améliorer la gouvernance en  
matière de santé dans le monde. Les Etats membres doivent diriger et aider l’OMS  
à assurer efficacement ces fonctions normatives et de définition des  
directives. Toutefois, les policymakers devraient connaître les options  
politiques qui s’offrent à eux et l’impact de ces politiques sur les  
indicateurs de santé afin de pouvoir faire des choix informés.  
9. Lancet – International recruitment of health personnel  
Allyn L. Taylor, Lawrence O. Gostin;  
[http://www.lancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(10)60596-X/fulltext](http://www.lancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(10)60596-X/fulltext)  
Recrutement international du personnel de santé  
Un draft du code global de pratiques sur le recrutement international des  
personnels de santé sera à l’agenda cette semaine de l’Assemblée générale de  
la santé qui regroupe 193 pays pour résoudre les problèmes de migration  
internationale des personnels de santé des pays à faible revenu vers les  
pays développés et les effets sur les systèmes de santé. L’Afrique par  
exemple a 24% de la charge mondiale des maladies et 3% de personnels  
mondiaux en charge de la santé. La fuite des cerveaux continue de s’aggraver  
du fait de la coexistence des facteurs attractifs dans les pays développés  
et des facteurs d’émigration dans les pays à faible revenu (salaires bas,  
mauvaises conditions de travail, absence de plan de carrière…). Ce code est  
une étape importante dans la régulation et la gouvernance internationale en  
matière de ressources humaines.  
10. Lancet (Letters) – the Health Impact Fund  
Amitava Banerjee aEmail Address, Thomas Pogge b, Aidan Hollis;  
[http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(10)60736-2/fulltext](http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(10)60736-2/fulltext)  
Le Fonds d’Impact de santé (3)  
Les auteurs ont publié un commentaire en réaction à un article du Lancet qui  
soulignait que les incitants offerts aux industries pharmaceutiques pour  
appuyer le développement des médicaments dans les pays sous-développés n’étaient  
pas nécessaires. On ne peut pas se fier uniquement à la bonne volonté des  
multinationales qui ont des obligations vis-à-vis de leurs actionnaires.  
Voir ici #7 et ici #9 pour les infos antérieures.  
11. BMJ – Making it local  
Karen McColl; [http://www.bmj.com/cgi/content/full/340/may12\_3/c2470](http://www.bmj.com/cgi/content/full/340/may12_3/c2470)  
Produire localement  
Karen McColl analyse l’engouement ces dernières années, pour la création de  
sociétés pharmaceutiques (environ 120 sociétés dans 37 pays) en Afrique pour  
la production locales des médicaments. En effet, plus de la moitié de la  
population dans certains pays n’a pas accès aux médicaments essentiels et  
les Ministres africains de la santé se pencheront sur le sujet lors de l’Assemblée  
mondiale de la santé à Genève (17 au 22 Mai 2010). L’article fait un aperçu  
de la production des médicaments en Afrique. En effet, moins de 1% des  
médicaments contre le paludisme et le VIH/SIDA sont produits localement  
(paradoxalement 80% des cas de paludisme et 60% des cas de VIH/SIDA  
surviennent en Afrique sub-saharienne). La semaine passée, nous relations le  
cas de Quality Chemical Industries en Ouganda, la toute première en dehors  
de l’Afrique du Sud -70% de toute la production de l’Afrique sub-saharienne-  
à avoir la certification de préqualification par l’OMS, mais qui éprouve des  
difficultés à concurrencer les médicaments importés moins chers. La majorité  
de la production locale n’est en fait que le conditionnement des produits  
finis importés.  
Nous pensons qu’il serait très difficile pour chaque pays de développer sa  
propre production locale de médicaments en restant compétitif d’une part, et  
en respectant les normes internationales de qualité d’autre part. Une  
meilleure coordination pour une production au niveau sous-régional (UDEAC,  
CEMAC, CDEAO…) serait plus efficiente et garantirait un marché suffisamment  
large et donc capable de concourir avec les multinationales. Les pays se  
pencheraient beaucoup plus sur les stratégies d’approvisionnement et de  
distribution pour assurer un accès aux médicaments pour tous. Quel est  
votre point de vue ?  
12. Reuters - India, Brazil challenge EU at WTO over drugs  
Reuters; [http://www.alertnet.org/thenews/newsdesk/LDE64B1O6.htm](http://www.alertnet.org/thenews/newsdesk/LDE64B1O6.htm)  
Médicaments : L’Inde et le Brésil s’opposent à l’UE à l’OMC  
L’inde et le Brésil ont porté plainte à l’Organisation Mondiale du Commerce  
(OMC) contre l’Union Européenne (UE) et la Hollande qui saisissent au niveau  
de leurs ports les médicaments génériques destinés aux pays pauvres,  
perturbant l’offre de soins dans ces pays. Le problème est le choix des pays  
entre les spécialités fabriquées par les firmes et les génériques moins  
chers. Les pays riches se basent sur les droits de propriété intellectuelle  
alors que ces génériques sont légaux dans les pays d’origine et de  
destination. Pour l’UE, les saisies sont destinées à lutter contre les  
médicaments contrefaits. Les 2 parties ont 60 jours pour résoudre le  
problème, sinon l’OMC mettra sur pied un comité d’experts pour examiner la  
plainte.  
Other diseases in developing countries  
13. Guardian - Mental illness and the developing world.  
Andrew Chambers;  
[http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2010/may/10/mental-illness-developing-world](http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2010/may/10/mental-illness-developing-world)  
Les maladies mentales, négligées dans les pays en développement  
Le Guardian note que les maladies mentales comptent parmi les premières  
causes de morbidité et d’incapacité mais suscitent très peu d’intérêt de la  
part des gouvernements et des ONG. D’abord, l’aide est basée sur des clichés  
facilement vendables et suscitant l’empathie des populations et il est donc  
difficile d’en trouver pour les maladies mentales. Elles comptent pour 14%  
des tous les DALYS et ne reçoivent que moins de 1% du budget de la santé  
dans la plupart des pays. En Grande-Bretagne, 70% des malades mentaux  
subissent des stigmatisations. En Afrique sub-saharienne, la situation est  
peu reluisante et les patients n’ont en général recours qu’aux guérisseurs  
traditionnels qui interprètent la maladie mentale comme « un mauvais sort ».  
En 2008, l’OMS a lancé l’initiative Mental Health Gap Action Programme  
(mhGAP) et certaines ONG -BasicNeeds, Minds for Health-. Un plus grand  
plaidoyer est nécessaire pour susciter un intéressement du public, des ONG  
et des gouvernements pour maladies mentales et que les politiques  
conséquentes et le financement suivent pour qu’enfin les malades mentaux  
puissent avoir accès aux soins adéquat.

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Meilleures Salutations.

Wim Van Damme & David Hercot  
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