# \[e-med\] Projet en cours de fabrication locale d'ARV au Zimbabwe

**URL:** <https://talk.edrugplus.org/t/e-med-projet-en-cours-de-fabrication-locale-darv-au-zimbabwe/29173>\
**Category:** e-med\
**Created:** [January 21, 2008, 9:39am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-projet-en-cours-de-fabrication-locale-darv-au-zimbabwe/29173 "2008-01-21T09:39:40Z")\
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**Post date:** [January 21, 2008, 9:39am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-projet-en-cours-de-fabrication-locale-darv-au-zimbabwe/29173/1 "2008-01-21T09:39:40Z")

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ZIMBABWE: Des ARV moins chers et plus accessibles ?

[http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=76330](http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=76330)  
&nbsp;&nbsp;  
Une entreprise pharmaceutique locale pourrait fabriquer des médicaments  
anti-rétroviraux moins chers et plus accessibles   
HARARE, 18 janvier 2008 (PlusNews) - Les médicaments anti-rétroviraux (ARV),  
susceptibles de prolonger la vie des personnes atteintes du VIH/SIDA, sont  
dangereusement rares au Zimbabwe, et restent hors de prix pour une majorité  
de Zimbabwéens séropositifs. Pourrait-on les rendre moins chers et plus  
accessibles en les fabriquant sur place ?

Les laboratoires Varichem, une entreprise pharmaceutique locale, ont  
léquipement nécessaire pour fabriquer des ARV ; or, compte tenu dun cruel  
manque de devises, il est difficile dimporter les matières premières  
nécessaires à la fabrication de ces médicaments et la société a dû cesser de  
les produire.

Linflation galopante et le manque de devises ont paralysé le secteur de la  
santé, entrainant des pénuries de médicaments et déquipement médical et un  
manque de personnel, qui a migré en quête de salaires plus confortables et  
de meilleures conditions de vie.

The Herald, quotidien officiel zimbabwéen, a rapporté la semaine dernière  
que la prescription dun traitement dun mois au Stalenev 30, un ARV de  
première intention courant, coûtait aujourdhui 85 millions de dollars  
zimbabwéens (environ 42,50 dollars au taux de change pratiqué sur le marché  
parallèle). Or, la plupart des Zimbabwéens gagnent moins de trois millions  
de dollars zimbabwéens par mois (1,5 dollars) ou sont au chômage. Dans les  
pharmacies privées, les médicaments peuvent coûter jusquà quatre fois le  
prix auquel ils sont vendus dans les dispensaires publics subventionnés.

Néanmoins, les laboratoires Varichem ont annoncé dernièrement la  
modernisation de leur usine de fabrication pharmaceutique, en vue dune mise  
aux normes internationales ; cette mise aux normes pourrait résoudre le  
problème du gouvernement zimbabwéen, qui lutte pour déployer davantage son  
programme de traitement national, malgré le manque de moyens financiers dont  
il dispose.

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a versé 2,1  
millions de dollars pour financer ce processus de mise à niveau et a formé  
le personnel de Varichem à lutilisation des dernières technologies de  
fabrication dARV. Selon Tobias Zangare, le directeur, lusine de  
fabrication dARV doit encore être testée et agréée par lOrganisation  
mondiale de la santé (OMS).

Mais on ignore encore si la fabrication locale de ces médicaments permettra  
dapporter un vrai changement. La construction étant achevée, lusine de  
fabrication dARV nattend plus quune certification OMS ; cet agrément  
permettrait à Varichem de prétendre à obtenir des subventions  
internationales pour financer ses opérations.

« Le plus important, cest que nous pourrons demander des fonds aux  
bailleurs internationaux, tels que le Fonds mondial de lutte contre le sida,  
la tuberculose et le paludisme », a déclaré M. Zangare à la presse.

En effet, en labsence dautorités régulatrices locales, lOMS est  
intervenue pour réaliser elle-même une évaluation de qualité rigoureuse ; et  
passer le test de préqualification de lOMS est indispensable pour tous les  
pays qui souhaitent obtenir des fonds auprès du Fonds mondial, pour financer  
la fabrication locale de leurs médicaments.

David Parirenyatwa, ministre de la Santé et du Bien-être de lenfant sest  
réjoui de cette décision ; « une fois agréés, les laboratoires Varichem  
pourront recevoir des commandes payables en devises, augmenter leur  
production, et produire ainsi assez de médicaments pour subvenir aux besoins  
de nos populations et en exporter vers dautres pays », a-t-il déclaré.

Pourtant, les militants de la lutte contre le sida restent sceptiques. Le  
révérend Maxwell Kapachawo dirige le Réseau zimbabwéen des dignitaires  
religieux vivant avec le VIH/SIDA ou personnellement touchés par la maladie  
(ZINERELA+), une association qui défend les droits de ces personnes ; selon  
lui, les laboratoires Varichem ne pourront pas forcément faire baisser le  
prix des ARV, pour les rendre plus abordables.

« En tant que société privée, leur objectif pourrait être dempocher des  
bénéfices ; alors, je pense que les organismes publics pourraient intervenir  
et jouer un rôle pour assurer que ces traitements, susceptibles de prolonger  
la vie des patients, soient bel et bien accessibles aux citoyens moyens ».

Kudzi Matombo (un nom demprunt), toujours sur la liste dattente du  
gouvernement pour lobtention dARV gratuits, a révélé à IRIN/PlusNews  
quelle avait été contrainte de puiser dans son épargne personnelle pour se  
procurer ces médicaments coûteux.

« Aujourdhui, je dépends des membres de ma famille et de mes amis qui  
travaillent à létranger ; ils menvoient de largent pour que je puisse me  
procurer des ARV car mon salaire de responsable débutante dun fast-food ne  
suffit même pas à subvenir à mes besoins les plus élémentaires (nourriture,  
logement, vêtements) ».

Quant à Joseph Moyo, déclaré séropositif il y a deux ans, il se réjouit de  
cette initiative en faveur de la fabrication locale des ARV. « Je pars du  
principe que si les médicaments sont fabriqués au Zimbabwe, on peut espérer  
quils soient vendus à un prix abordable », a-t-il déclaré.

Daprès les statistiques officielles, seules 90 000 personnes suivent une  
thérapie ARV, tandis que près de 400 000 autres attendent encore de recevoir  
des ARV, dont ils ont un besoin urgent.

fm/kn/he/nh/ads
