# \[e-med\] VIH: une prophylaxie étendue réduit les infections d'enfants nourris au sein  \]

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**Created:** [June 11, 2008, 10:45am UTC](https://talk.edrugplus.org/t/e-med-vih-une-prophylaxie-etendue-reduit-les-infections-denfants-nourris-au-sein/30066 "2008-06-11T10:45:24Z")\
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VIH: une prophylaxie étendue réduit les infections d'enfants nourris au  
sein WASHINGTON, 4 juin 2008 (AFP)

Une prophylaxie anti-rétrovirale prolongée réduit nettement le risque  
d'infection par le VIH, responsable du sida, chez des enfants africains  
nourris au sein par des mères séropositives, selon une étude clinique  
conduite au Malawi dont les résultats ont été publiés mercredi.

Dans tous les pays pauvres, les nouveaux-nés d'une mère infectée par le  
virus responsable du sida (Syndrome d'Immuno-Déficience Acquise) reçoivent  
une simple dose de névirapine (NVP) plus de la zidovudine (ZDV) pendant  
une semaine, deux anti-rétrovirus, pour empêcher la transmission du VIH.

Les résultats de l'essai clinique conduit par des chercheurs de la  
faculté de médecine de l'université Johns Hopkins (Maryland, est) et de  
l'école de médecine de l'université du Malawi, montrent que le fait de  
prolonger cette prophylaxie antirétrovirale peut nettement réduire le  
risque de transmission du VIH de la mère à l'enfant, soulignent les  
auteurs dont les travaux paraissent dans l'édition en ligne du New  
England Journal of Medicine (NEJM). L'essai clinique du Malawi baptisé  
PEPI (post-exposure prophylaxis of infants), a été conduit avec 3.016  
enfants nés de mères séropositives. Les enfants et leurs mères ont été  
suivis pendant deux ans. Tous les nouveaux-nés ont eu les soins  
prophylactiques standard à savoir une simple dose de névirapine et un  
traitement d'une semaine de zidovudine.

Une partie de ces enfants a été ensuite traitée pendant 14 semaines avec  
du névirapine tandis qu'un autre sous-groupe a reçu durant la même  
période les deux anti-rétroviraux combiné, névirapine et zidovudine.

Durant toute la durée de l'essai clinique et de son suivi, les enfants  
qui ont bénéficié d'une prophylaxie prolongée avaient des taux  
d'infection par le VIH quasiment deux fois plus bas que ceux ayant eu le  
traitement standard. A neuf mois, 5,2% des enfants traités pendant 14  
semaines avec de la névirapine et 6,4% de ceux ayant bénéficié de la  
combinaison des deux anti-rétroviraux durant la même période, ont été  
infectés avec le VIH transmis par leur mère comparativement à 10,6% pour  
ceux du groupe ayant eu la prophylaxie courte habituelle.

La fréquence à laquelle les mères ont allaité leurs enfants était la même  
dans les trois groupes, précisent ces chercheurs.

Une seconde étude clinique publiée mercredi dans la version en ligne du  
NEJM et conduite en Zambie avec 958 femmes séropositives et leur  
nouveau-né montre que l'allaitement au sein paraît améliorer la survie  
des enfants infectés avec le VIH par leur mère.

La moitié de ces femmes ont exclusivement nourri leur enfant au sein  
pendant quatre mois avant de poursuivre avec du lait en poudre tandis que  
l'autre moitié des femmes ont continué à donner le sein à leur bébé  
aussi longtemps qu'elles le souhaitaient.

Près de 70% des enfants du premier groupe avaient cessé d'être nourri au  
sein à cinq mois tandis que dans le second groupe, l'âge a varié de cinq  
à 24 mois, précise Louise Kuln, de l'Université Columbia à New York,  
principal auteur de l'étude.

Dans le premier groupe 76,1% des enfants ont survécu jusqu'à 24 mois  
comparativement à 75,4% dans le second.

Ces deux études ont été financées par les Instituts nationaux américains  
de la santé (NIH) et les Centres fédéraux américains de contrôle et de  
prévention des maladies.
