Chers Amis,
Le rapport auquel il est fait référence est en effet intéressant à plus
d’un titre, un certain nombre point de ce texte doit cependant être relevé
et je vais les citer directement :
Le concept d’expert et de consultant est largement imbriqué, et le titre
d’expert notamment international correspond à la définition lexicale des
experts sous contrats de services pour le compte de bailleurs de fonds
internationaux, notamment l’EU.
Le retard pris sur une approche globale, transversale, holistique est déjà
dans la réflexion de nombreux acteurs de santé portant sur la santé dans
toutes les politiques et portée par l’OMS notamment.
Je travaille actuellement sur un projet de nouvelle gouvernance de système
de santé pilote au Cameroun et ou j’intègre comme données de base , la
plus petite unité de soins dans la pyramide de santé ( SSB) avec une
inversion de cette pyramide, par ailleurs, nous intégrons la société civile
communautaire dans les processus de transformation des habitudes et pour
cela nous remettons la femme au centre du projet de santé , non seulement
en qui concernera l’hygiène mais également la prise en charge des gestes
de bases pour les soins ambulatoires, Ces femmes dans la communauté seront
formées également à la reconnaissance de signaux à bas bruits afin de
repérer des évènements épidémiques susceptibles de ne pas être perçus à
temps par le système traditionnel de santé. Il s’agit donc d’une
collaboration système santé publique et communautés avec des forums
communautaires du district, au provincial, du provincial au régional puis
au central.
Nous allons mettre en œuvre des projets, liés à l’alphabétisation en santé
et des systèmes robustes e-health médicaux, e-health épidémiologie.
Il manque une chaire spécialisée en Santé globale et holistique, j’attends
donc l’université qui m’accueillera pour mettre en place un cursus de ce
niveau.
Ce rapport traite (ou semble traiter ) des fonctionnaires de santé publique
et leur expertises, je voudrais bien savoir si l’on veut parler des
fonctionnaires à la retraite ou si l’on propose des périodes permettant
l’expertise durant la période universitaire. Je sais que c’est une
revendication, dans ce cas, étant payé par leur universités, ils seraient
donc considérés comme « gratuit » et n’auraient plus à passer par des
consortiums que pour être régler de leur per diem.
S’ils sont rétribués , quid des experts indépendants qui depuis quelques
années sont face à des termes de références (TDR-ToR) largement écrits
pour ce nouveau type d’experts fonctionnaires, les experts dits transversaux
sont mis au rencart. Ceci est amusant puisque cet article sur le fond
vient se contredire par ce paragraphe très orienté
Quand à l’opacité des marchés attribués dans des conditions incompatibles
avec les standards internationaux, cela est risible tant nous savons dans
notre métier, ce que veut dire « secteur de non-droit », comme je dirai «
zones de quartiers sensibles de non droits » avec ses immeubles et ses halls
et « ses deals ».
Que les organisations internationales face le ménage, sans ménagement chez
certains prestataires dont les pratiques sont largement répréhensibles,
jusqu’à soudoyer les décideurs dans les pays de mission. Ce secteur est
opaque car il sert les intérêts des bailleurs qui ne veulent rien voir ce
qui ce passe et cela permet de faire baisser les tarifs experts. Ceux-ci
ne pouvant même plus faire correctement leur travail. Alors oui, la
moralisation de la vie publique européenne et des consortiums doit se
faire, par contre la communauté d’experts indépendant dont je suis, n’a
aucun pouvoir sinon de constater le lamentable et l’inique.
L’EU comme d’autres bailleurs de fonds sont très bien informés, il suffit
d’une volonté !, viendra-t elle, et de qui, car pour trouver le bon
interlocuteur qui va vous aider chez les bailleurs de fonds, c’est aussi
difficile que de repérer un martien sur vénus.
José manuel BOUDEY