[e-med] Au delà du traitement ARV, pensons à la prise en charge nutritionnelle

Article tiré de "Le Potentiel" du 29 avril 2009

Buta : les malades du Vih refusent de se soigner sans manger
Par Okapi.net/Lp

Sur les 200 malades du Sida enregistrés dans ce territoire, à environ 324 kilomètres au Nord de Kisangani, plus de 20 ont refusé de prendre les anti-rétroviraux. Selon l’infirmier directeur de nursing de l‘hôpital général de référence de Buta, ces malades se plaignent du manque de nourriture. On compte déjà 3 morts et une dizaine de rechute, rapporte radiookapi.net.

Cette situation dure depuis le début du premier trimestre 2009. L’Union congolaise des organisations des personnes vivant avec le VIH, UCOP +, affirme avoir perdu 3 de ses membres suite à cette situation. Une dizaine d’autres personnes ont rechuté et se trouvent présentement dans un état critique. UCOP +en appelle au financement des projets visant à garantir l’alimentation des malades du Sida dans le Bas-Uélé.

D’après le directeur de nursing à l‘hôpital général de référence de Buta, la plupart des malades viennent de l’intérieur du district. Faute de famille sur place à Buta, pour assurer correctement leur prise en charge alimentaire, ils préfèrent regagner leurs milieux d’origine.

Il y a quelques semaines, 10 des 55 membres de l’association des PVV dénommée «Bomoyi Ya Moto» ont résolu d’abandonner le traitement. Ils affirment ne plus supporter les conséquences des effets toxiques du produit, notamment des vertiges, surtout qu’ils le prennent souvent à jeun. Certains préfèrent alors attendre tranquillement la mort que de souffrir, affirme le président de UCOP +, Antoine Modo.

Le coordonnateur du PNMLS/Bas-Uélé reconnaît que la prise en charge alimentaire et psychologique des malades du Sida pose encore problème dans la région. Pour y contribuer, le docteur David Ditalala demande l’implication de la communauté. Car affirme-t-il, une bonne alimentation est l’un des critères d’éligibilités aux ARV.

Charly MAMPUYA W.M., Pharmacien