En Afrique, plus de 120.000 enfants morts en 2013 à cause de faux
médicaments
par Marie Campistron
2 mai 2015 11:18
http://www.franceinfo.fr/actu/monde/article/en-afrique-plus-de-120-000-enfants-morts-cause-de-faux-medicaments-674755
Réunis cette semaine à Dakar, à l'initiative de la Fondation Chirac pour
l'accès à une santé et des médicaments de qualité, des experts s’alarment
de "l'industrie assassine" des faux médicaments en Afrique. Selon eux,
cette contrefaçon représenterait 15% des traitements dans le monde et
s’élèverait à 30% en Afrique.
*“Les faux médicaments sont vendus comme des tomates ou des oignons sur
les marchés*” soupire Sybil Yeboah, une des responsables de l’Organisation
ouest-africaine de la Santé. En Afrique, cette contrefaçon serait
responsable de dizaines de milliers de morts.
Un numéro spécial de l’American Journal of Tropical Medicine and Hygiene
paru en avril
<http://www.ajtmh.org/content/early/2015/04/16/ajtmh.14-0725.abstract>,
avance le chiffre de 122.350 enfants africains morts en 2013. En cause : un
faux antipaludéen et un autre de piètre efficacité.
30% des médicaments contrefaits viennent de Chine et d'Inde
Ces faux médicaments prospèrent dans une Afrique en proie au manque de
ressources humaines et de laboratoires. Le prix très coûteux des produits
pharmaceutiques, la réglementation incomplète et les sanctions dérisoires
n’arrangent rien.
Certaines statistiques de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)
avancent que 30% de ces médicaments contrefaits viennent de l’Inde et de la
Chine.
Des peines jugées peu dissuasives
La Fédération internationale des fabricants et associations pharmaceutiques
(IFPMA) souhaite alors “*renforcer la coopération internationale entre
Etats et acteurs de la santé*”. Son directeur général, Eduardo Pisani a
alors souligné que l’Inde et la Chine devaient “*jouer un rôle*” pour
empêcher cette circulation.
La répression du trafic de faux médicaments reste insignifiante par rapport
à la gravité du phénomène, notamment avec des peines jugées peu
dissuasives. Au Sénégal, 42 personnes ont été arrêtées en mai 2014 pour ces
délits. Elles ont été condamnées chacune à 15 jours de prison.
par Marie Campistron <http://www.franceinfo.fr/personne/marie-campistron>samedi
2 mai 2015 11:18
--
Simon KABORE
Directeur Exécutif du Réseau Accès aux Médicaments Essentiels (RAME)
04 BP: 8038 Ouagadougou 04 Burkina Faso
Tel: bur (226) 50 37 70 16
Cel: (226) 70 24 44 55
E-mail alternatif: simonkabore@rame-int.org