[e-med] (OMS)Le tout premier formulaire modèle pour les enfants indique comment utiliser 240 médicaments essentiels.

Communiqué de presse OMS

Nouvelles recommandations pour une meilleure utilisation des médicaments
pédiatriques
Le tout premier formulaire modèle pour les enfants indique comment utiliser
240 médicaments essentiels.
http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2010/medicines_children_20100618/fr/index.html

18 JUIN 2010 | GENÈVE -- Le tout premier formulaire modèle pour les enfants
(WHO Model Formulary for Children) publié par l'Organisation mondiale de la
Santé indique comment utiliser plus de 240 médicaments essentiels pour
soigner les enfants de 0 à 12 ans. Pour la première fois, les médecins du
monde entier ont accès à des informations standardisées sur l'usage
recommandé, la posologie, les effets indésirables et les contre-indications
de ces médicaments chez l'enfant.

Plusieurs pays ont mis au point leur propre formulaire au fil des ans, mais
il n'existait jusqu'à présent aucun guide complet de l'utilisation des
médicaments chez l'enfant qui s'adresse à tous les pays.

«Pour être efficaces, les médicaments doivent être choisis avec soin et la
dose doit être ajustée en fonction de l'âge, du poids et des besoins de
l'enfant», explique le Dr Hans Hogerzeil, Directeur du Département de l'OMS
Médicaments essentiels et politiques pharmaceutiques. «Sans guide mondial,
de nombreux professionnels de la santé ont dû prescrire des médicaments en
s'appuyant sur des données très limitées.»

Basé sur les meilleures données mondiales

Le nouveau formulaire repose sur les meilleures données dont on dispose au
niveau mondial pour déterminer quels médicaments utiliser contre telle ou
telle affection, comment les administrer et en quelle quantité. Le bon
dosage des médicaments est capital chez l'enfant, surtout entre 0 et 1 an.
Une erreur de dosage chez un enfant tout petit peut avoir des conséquences
désastreuses.

Un guide pour le personnel soignant

Le formulaire aidera le personnel soignant à prescrire les bons médicaments,
sous la bonne forme galénique et à la bonne dose. Il indique également les
précautions à prendre, les éventuelles réactions indésirables à surveiller
et les interactions possibles avec d'autres médicaments. Le formulaire
indique par exemple qu'il peut y avoir des interactions négatives entre
l'ibuprofène, qui est souvent donné aux enfants contre la douleur, et 21
médicaments recensés. Autre indication importante: ce médicament doit être
pris pendant ou après les repas.

En ce qui concerne les médicaments contre le paludisme ou le VIH, le
formulaire insiste sur la nécessité de disposer d'associations fixes
(plusieurs médicaments en un seul comprimé) plus satisfaisantes pour un
traitement sûr et efficace chez l'enfant. Il existe actuellement très peu de
médicaments en associations fixes à usage pédiatrique: un seul antipaludique
et deux antirétroviraux contre le VIH.

Il est apparu lors de l'élaboration du formulaire qu'il faudrait faire
davantage de recherches pour offrir un meilleur traitement aux enfants
contre certaines affections, notamment des antibiotiques adaptés contre la
pneumonie et des médicaments spécialement conçus pour les nouveau-nés.

Réduire la mortalité infantile

Chaque année, 8,8 millions d'enfants meurent avant l'âge de cinq ans
(statistiques de 2008). Un grand nombre de ces décès résultent de maladies
que des médicaments essentiels sans danger et adaptés à un usage pédiatrique
permettraient d'éviter. Parmi ces maladies figurent la diarrhée et la
pneumonie ainsi que les infections bactériennes graves chez le nouveau-né.

Une longue action de l'OMS
2007 a marqué le trentième anniversaire de la Liste modèle OMS des
médicaments essentiels. L'analyse des progrès accomplis avec le temps a
révélé qu'il faudrait avoir plus de médicaments mis au point et testés
exprès pour les enfants. En décembre 2007, l'OMS a lancé la campagne Pour
des médicaments au format enfant dans le but de sensibiliser les
responsables politiques, les fabricants de produits pharmaceutiques, les
chercheurs, les professionnels de la santé et le grand public au problème.

L'OMS a publié la toute première Liste modèle des médicaments essentiels
destinés aux enfants, qui recensait les médicaments pédiatriques
indispensables. Le formulaire modèle OMS pour les enfants s'appuie sur cette
liste et donne des indications aux prescripteurs. Il s'inscrit dans une
série d'activités entreprises par l'OMS dans le cadre de cette campagne et
de l'initiative pour l'amélioration des médicaments destinés aux enfants.
L'OMS fournira un appui aux pays pour qu'ils élaborent leur propre
formulaire pédiatrique.

Liens
Pour des médicaments au format enfant
http://www.who.int/childmedicines/fr/index.html
Formulaire modèle de l'OMS pour les enfants - en anglais [pdf 2.96Mb]
http://www.who.int/selection_medicines/list/WMFc_2010.pdf
Produits pharmaceutiques et médicaments
http://www.who.int/topics/pharmaceutical_products/fr/index.html

Pour plus d'informations, prendre contact avec:
Sarah Russell
Chargé de communication
OMS
Téléphone: +41 22 791 5412
Courriel: russells@who.int
Liz Finney
Chargé de communication
OMS
Téléphone: +41 22 791 1866
Courriel: finneye@who.int

je reviens avec retard sur le message très important du 7 juin "le traitement comme prévention" une nouvelle étude soutient le traitement comme prévention du VIH.

Le traitement comme prévention : ce titre est malheureusement faux pour le SIDA. Autant pour la tuberculose le traitement des malades émettant des BK dans leurs crachats est la méthode de prévention la plus efficace, autant pour le SIDA il est loin d’en être pareil.

Dans la tuberculose un patient traité selon les normes standards n’est plus contagieux après 2 ou 3 semaines (crachats sans BK).

Dans le SIDA, les auteurs suisses disent que l’utilisation des moyens de protection peut être supprimée pour les patients traités depuis 10 ans avec une observance supérieure à 90% ou, pour d’autres auteurs, si la charge virale (CV) est indétectable depuis plusieurs mois.

Concrètement la première situation est encore rare en Afrique et sera peu fréquente ; quant à l’analyse de la CV elle sera toujours d’une accessibilité difficile et risque d’être « réservée » à des groupes privilégiés.

Dire que le traitement est un moyen de prévention est un propos dangereux pour le grand public, il est soit un argument militant pour défendre le financement des traitements soit une manifestation d’empathie pour les couples discordants vivant ensemble depuis des années. Il ne doit pas faire baisser les efforts de prévention primaire dont la base est l’utilisation des préservatifs ou la promotion de l’abstinence (la promotion de la fidélité n’est pas un moyen de prévention pour tous les couples discordants de plus en plus nombreux).

Dr Jean Loup Rey santé publique

Bonsoir à tous,

L'analyse de Jean Loup est pertinente et nous devons tous nous s'y confondre en tant qu'acteur de Santé Publique engagé dans la lutte contre la propagation fulgurante du SIDA malgré les efforts fournis.

Il est plutôt intéressant de nous édifier sur les résultats obtenus récemment dans la découverte du mécanisme de duplication du virus donc des possibilités de le contrecarrer. Je crois que cela portera plus d'espoir pour les malades qui certainement continueront l'observance thérapeutique dans le cadre de leur prise en charge et encouragera les bailleurs dans le financement de la recherche et enfin impliquera tout le monde dans la mobilisation parceque conscient de la présence encore du danger, notre ennemi commun, le virus/ la maladie. Soyons vigilants, réalistes et conséquents.

Dr Abou SARR: Président Syndicat des Pharmaciens du Sénégal; Admininistrateur de ReMeD