Bonjour à tous,
Je partage totalement l'opinion de Franck Biayi : le pharmacien d'officine est bien souvent le point d'entrée des patients dans le système de soins. il appartient au pharmacien d'accueillir, conseiller et le cas échéant orienter les patients. C'est au moment de ce contact que des informations sont échangées, et il me semble que si le pharmacien produit une bonne écoute, le patient reviendra poser des questions lorsqu'il aura constaté soit une absence d'effets, soit des modifications de ses symptomes après la prise de médicaments.
Encore faut-il, effectivement que l'écoute ait été organisée et soit réelle lorsque les patients entrent à l'officine. Ensuite, le recueil de l'information liée à la pharmacovigilance doit bien sûr être inséré dans un dispositif global faisant intervenir tous les acteurs de santé.
La mise en place des bonnes pratiques à l'officine est une façon dynamique d'aborder la question de l'organisation du service. Il appartient aux pharmaciens de s'interroger sur leur place et leur rôle dans les actions de santé publique, et nous espérons que de nombreuses communications vont être présentées à ce sujet au Forum de Libreville.
Ce Forum devrait être un espace de débat pour avancer sur ce dossier : pourquoi ne pas avancer sur la rémunération à l'acte de conseil, par exemple dans le cas du suivi des patients séropositifs et leurs familles, comment aborder la question de l'observance avec les patients atteints de maladie chronique (avez vous parlé des risques des bétabloquants en cas d'interruption de traitement) etc.; etc.. Il me semble difficile de croire qu'aucun d'entre les pharmaciens d'officine ne joue un rôle vis à vis des patients sur des pathologies spécifiques ! Ou alors vraiment, il n'y a plus de pharmaciens à l'officine, et dans ce cas, si la rue prend les devants, que dire ?
A vos articles !
Hélène DEGUI, hdeguifr@yahoo.fr
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