[e-med] Automédication des enfants : des erreurs fréquentes

La Revue Prescrire
Communiqués de presse
Numéro 313, novembre 2009 p.834
Automédication des enfants : des erreurs fréquentes
http://www.prescrire.org/bin/cqp/index.php?id=34151

L’automédication des enfants par les parents est bienvenue dans certains
cas, à condition de vérifier la composition des médicaments, les doses
administrées, etc.

Dans son numéro de novembre, Prescrire présente une enquête menée par le
Centre de pharmacovigilance de Toulouse sur l’automédication des enfants par
leurs parents.
Dans cette enquête, quasiment tous les parents ont eu recours à
l’automédication pour leurs enfants, sans avis médical. Plus d’un tiers des
parents ont commencé lorsque leur enfant était âgé de 6 mois à 2 ans. Les
médicaments les plus utilisés étaient le paracétamol (Doliprane°,
Efferalgan° ou autre) et des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).

La moitié des parents ont dit avoir déjà fait une erreur en administrant un
médicament à leur enfant : association de 2 médicaments de même dénomination
commune internationale (DCI) portant 2 noms commerciaux différents,
interversion de pipettes doseuses de médicaments différents, etc.

Ces erreurs sont facilement évitables. Les professionnels de santé ont un
rôle important d’information et de conseil à jouer auprès des parents. Les
autorités ont également un rôle à jouer, en privilégiant l’utilisation de la
DCI, le vrai nom du médicament, permettant d’éviter l’administration répétée
d’un même médicament sous différents noms de fantaisie. Par ailleurs, il
faut rappeler que les pipettes doseuses ne sont pas interchangeables d’un
médicament à l’autre.

Avec des informations et de la volonté notamment de la part des autorités,
les erreurs lors de l’administration de médicaments aux enfants pourraient
être moins fréquentes.

©Prescrire Numéro 313, novembre 2009

Bonjour,
Je penses que si les erreurs sont possibles en Europe, en Afrique elles sont courantes d'abord dans les institutions de santé dans lesquelles les balances pour péser les malades surtout des enfants sont d'une autre époque et non calibrées périodiquement avec comme conséquence des fausses mesures du point ,il y a également le problème lié aux formes pharmaceutiques(génériques) utilisées en Afrique qui nécessitent souvent que l'infirmier qui admistre le médicament fasse d'abord le calcul de la quantité à admistrer par rapport à la dose prescrite et au poids(???) de l'enfant et là! les infirmiers n'ont aucun programme de formation continue(RDC).
Si dans les institutions de santé ces problèmes se posent, on peut immaginer les dégats dans des pays à forte automédication, avec des parents analphabètes!

Franck Biayi
Pharmacien
Kinshasa/RDC