Chers E-Mediens
« L'achat des medicaments en boite ne sera bientot plus la regle. Leur vente a l'unite va etre testee dans plusieurs regions »
Des lors que l on se lance dans une operation de cette envergure, avec pour effet subliminal de reduire le deficit en matiÃee de dispensation de medicament, il est avere que toute ces bonnes intentions qui ont pour objectifs, une logique de reduction economique sont vouees a un demi echec.
Le fait de demarrer par les generiques n est egalement pas un bon choix au moment ou l on ressent un niveau d acceptabilite en diminution dans notre pays.
J acquiesce aux propos de Mr Amor TOUMI (que je salue au passage, me souvenant de l une de ses dernieres interventions au forum de Carthage de Tunis, lorsque nous parlions de la technopole de Sidi Thabet).
Il faut definir les contours d une sante par tous et pour tous, responsable et mettre en place des prealables qui tiennent a la logique d une filiere (systeme d nformation, dispensation differee et regulee sans pour autant faire des Pharmaciens des « gardes rouges » aupres de leur patientelle.
L operation pilote qui reste confinee aux generiques sur certaines regions auraient du inclure des regions « princeps » et des « regions generiques » et des « regions mixtes » afin de faire une evaluation tout au long de l experimentation.
Ceci dit, il s agit aussi d education des patients sur la preservation des produits de sante, leur conservation et la securite en matiere de tracabilite des produits.
Un bon stratege tente de regarder autour de lui, des experiences en vrac similaire, notamment dans la grande distribution et l on a constate que les manipulations, le réassortiment, le respect des DLV peuvent accroitre fortement les couts et engendrer des pertes qui correspondent aux durees de traitement, de nombreux produits en vrac.
Dans le cas de cette experimentation, les produits de sante soit seraient dans un premier temps de- blisterises soit acheminees en vrac (sur le plan logistique ce serait un gageur) ne serai-ce parce que les pharmaciens dans un souci de rationalisation ont acquis des automates par toboggan.
De plus, de nombreux medicaments sont sensibles a l humidite et se delite, ce qui n est pas tres raisonnable s ils s agit d un enrobage particulier et des excipients à liberation differee.
De plus, les pharmaciens jouent assez bien leur role de « stoppeur » de dispensation de medicament des lors qu ils constatent que le patient reclame des produits via une nouvelle ordonnance alors que l informatique de l officine deduit que ce patient dispose de suffisamment de produits.
J en deduit que c est en aval que cela doit se regler , c'est-Ã -dire au niveau de l industriel, si l on est capable de faire des blisters de 8 gelules on est aussi capable d en faire de 2 ou de 4 ou de 10, etc..
Prenons le cas d un produit tel que l HYdroxyzine diclorhydrate 25 mg 30 comprimes (Atarax®) qui est un anxiolytique preconise pour tout patient devant faire un scanner avec injection et preconis pour les allergies afin de prevenir les oedemes de quick . La posologie est de deux comprimes, mais dites moi, quel est le laps de temps entre un prochain scanner. Oui il est vrai que la date de peremption est longue, mais il est si facile ne se perdre dans le flot de son stock pharmaceutique familial de securite et encore plus facile pour une nouvelle prescription qui passe par le cabinet de radiologie/scanner, la facilite entraine le gaspillage.
Alors que faire pour etre rationnel, l une des pistes a envisager serait simplement de valider une fois pour toute les directives des industriels qui en accord avec la profession et les études cliniques precisent la duree normal d un traitement en jours, en semaine ou en mois et qu a partir du moment ou l on souhaite continuer un traitement, a l issu du traitement initial et en accord avec le medecin referent et le pharmacien , la possibilité de renouveler le traitement au moins deux fois puis un ticket moderateur serait exige au troisieme renouvellement lequel n est souvent qu un concentre d habitudes et de confort.
L industrie pharmaceutique, creait donc des blisters avec le nombre requis de comprimes calcules sur la dose admissible d un traitement lambda, la logistique ne varie pas et par consequent, pas de reel surcout.
Le vrac est une fausse bonne idee meme si l idee sur le plan sanitaire a sa justification medicale, mais les risques induits de detournement de produits non tracables constituent un risque sanitaire important pour les populations.
La logique de filiere doit etre auscultee avec precision et ne jamais perdre de vue que les produits vendu en vrac sur le marché traditionnel ne sont pas tous des produits plus seins que ceux sous emballage ( je pense au constat de la repressions des fraudes et notamment, aux legumes soit disant du terroir, aux huiles en vrac reconditionnees sous un label falsifie).
Une table ronde sur l amenagement des process industriel avec les acteurs de sante, les industriels de la sante, l etat et les associations de consommateur doit etre mise en place en amont pour evaluer les impacts d une telle décision politique.
De plus, les pharmaciens « regulateurs » sont souvent indisponibles car occupe a la gestion globale aussi, ce sont donc des preparateurs qui assureraient cette regulation, s ils etaient seuls decideurs il est fort a parier qu ils prendraient des directives souples et humaines comme des elements de coercition, avec le pouvoir qu ils auraient sur le patient, surtout le plus pauvre et le moins averti.
Analogiquement, les specialistes du ramassage des dechets urbains au niveau des poubelles selectives jaune, grise, bleu et verte, ont une tendance marquee a ne pas prendre la poubelle jaune (papier) si une canette unique s y trouve, alors non, il faut un debat objectif et constructif qui soit base sur l evidence et ou le patient a son mot a dire.
Jose Manuel BOUDEY
Economiste et Juriste de santé publique
Expert International Independant
+33(0)6 84 528 550