[e-med] Les média font des émissions sur les médicaments

Bonjour,

A écouter sur le site de RFI, l'émission de Claire Hédon et de Juan Gomez d'aujourd'hui sur les faux médicaments
http://www.rfi.fr/emission/20150914-faux-medicaments

et ce soir

Cash Investigation. Santé : la loi du marché
Présenté par Elise Lucet à 23h sur canal +
Emission que l'on pourra voir en replay à cette adresse
http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/

Carinne Bruneton

*Bonjour,

Dommage que ce soit toujours le même discours qu'on entende... et pas
d'autres sons de cloche... et de continuer à faire l'amalgame entre les
contrefaçons, les malfaçons et les circuits de distribution informels...
c'est vraiment pas comme ça, en tous cas, je crois, qu'on arrivera à
convaincre les consommateurs du Sud de quoi que ce soit...

Bien à vous,*

--
Carine Baxerres
Anthropologue à l'IRD
MERIT - Mère et enfant face aux infections tropicales
IRD - Université Paris Descartes - CERPAGE

08 BP 841 Cotonou - Bénin
Tél : (00 229) 67 00 43 17

Effectivement, arrêtons les confusions. Les pharmaciens doivent être
attentifs à leurs discours et à leurs communiqués.

La définition de la contrefaçon retenue par l'OMS, n'est pas clair. Je pense
que cette définition doit aussi tenir compte de la définition juridique.

Sur le terrain, lorsque il ya une saisie , qu'en sera t'il des poursuites
judiciaires si le message n'est pas clair ?

On ne peut saisir des contrefaçons sans en apporter la preuve, idem pour les
malfaçons. Par contre on peut faire une saisie sur le marché illicite.

Sur le plan judiciaire il ne devrait pas à mon sens y avoir de comparaisons
entre une contre façon de marque et une atteinte à la santé publique.

C'est un des atouts de la convention Medicrime de distinguer l'atteinte à la
santé publique et de prévoir les sanctions juridiques.

Serge Barbereau
Pharmacien.

Bonjour,

A mon avis on n'aborde pas le problème par le bon bout.

Le continent qui souffre le plus des produits de mauvaise qualité est l'Afrique. Et l'une des raisons majeurs c'est le manque de système de réglementation des produits de santé qui soient fort.

Beaucoup d'initiative sont en cours (ex: African Medicines Regulation) mais le grand problème reste la compréhension de l'importance de cette fonction (réglementation des produits de santé) par les autorité de santé des pays africains.

En effet, tant qu'un scandale n'a pas encore eu lieu et que les médicaments (peut importe leur sources et leur qualité) circulent dans le pays, beaucoup de Ministères de la Santé en Afrique s'en satisfassent.

Quand arrivent les scandales c'est à ce moment que les Ministères se réveillent et se souviennent de la réglementation.

Mais peut ont les en blâmer? Souvent les autorités de ces Ministères ne comprennent pas très bien la réglementation des produits de santé (ex: confusion entre un laboratoire de contrôle qualité et un laboratoire nationale référence, ce dernier étant surtout pour la clinique, dépistages etc.).

D'une autre part, même quand ils mettent en place les mécanismes de réglementations, soit ils s'en désintéressent rapidement, soit ils leur ôtent tout les moyens: Un système de surveillance après le mise sur le marché couplé au système de pharmacovigilance et: après 2 à 3 ans d'excitation sur un tel système, les ministères s'en désintéresse et aucun moyen ne lui est plus accordé, donc il sombre.

Le système d'enregistrement des médicaments et celui de contrôle des importations: ces systèmes génèrent normalement des fonds qui devaient les rendre pérennes et profiter aussi aux autres mécanisme de réglementation (PV et PMS); mais souvent le gouvernement absorbe tout ces fonds et presque rien n'est rendus à la réglementation pour assurer sa fonctionnalitéLes inspections: que ce soit le staff, ou les moyens ou même le cadre légal de travail, souvent tout manque et cela expose les inspecteurs des pharmacies aux risques pour leur vies mais aussi de corruptions.

En bref, si on veut vraiment lutter efficacement contre les produits de qualité douteuse (contrefaçons, malfaçons, marché illicites etc.) il faut mettre en place les mécanismes de réglementation des produits de santé et leur donner les moyens de fonctionner effectivement

Anicet Nyawakira
Guinée Bissau