(il est dit dans cet article qu'au niveau de la PSP "en 2012, le taux de rupture de stock de médicaments vitaux s'est établi à 72 %", un désastre...!CB)
La question de la privatisation de la Pharmacie de la santé publique (PSP) inquiète les consommateurs qui sont montés au créneau pour avoir des réponses à leurs préoccupations.
Le lundi 17 juin 2013, ces consommateurs membres de la Fédération des consommateurs actifs de Côte d'Ivoire (FACACI), avec à leur tête le président Marius Comoé, ont fait le déplacement à la PSP, à Treichville où ils ont échangé avec le directeur général de ladite structure, le Professeur Yapi Ange Désiré. Aux préoccupations et appréhensions de ces responsables d'associations de consommateurs, liées à une éventuelle augmentation du coût des médicaments mis à la disposition des hôpitaux publics, le DG de la PSP s'est voulu rassurant. Ce dernier a mentionné qu'il n'est point question d'une quelconque augmentation du coût des médicaments.
Bien au contraire, a-t-il dit, il s'agit pour la structure de se donner les moyens de faire baisser les prix des produits sur le long terme et ''de proposer aux consommateurs une gamme de produits plus étoffés et répondant à leurs besoins''. Les premiers bénéficiaires de cette réforme, a-t-il insisté, ce sont les consommateurs. Pr Yapi Ange Désiré est formel qu'en faisant cette privatisation, il n'est pas question que la PSP tombe dans des mains de personnes qui viendront faire uniquement des bénéfices, au mépris du caractère social de ladite structure. « C'est pour faciliter l'accès aux médicaments que l'Etat a décidé d'une privatisation. Ce n'est pas pour enrichir un individu.
Dans le système qui a été choisi, il y a des marges de bénéfices qui seront réalisées. Ces marges ne seront pas redistribuées à de potentiels investisseurs. Elles seront utilisées pour le développement de la PSP qui enregistre un retard d'investissement qui dure depuis 10 à 15 ans. Les populations éprouvent d'énormes difficultés pour avoir accès aux médicaments. Ce qui est dommage. Un pays comme la Côte d'Ivoire devrait avoir une centrale d'achat déconcentrée au moins dans les grandes régions », a justifié le DG de la PSP. Les produits de la PSP, faut-il le noter, sont essentiellement des médicaments génériques.
Malheureusement, cette structure enregistre aujourdhui une baisse de performance. Des chiffres révèlent qu'en 2012, le taux de rupture de stock de médicaments vitaux s'est établi à 72 %. Une situation qui s'avérait intenable. C'est ainsi que le gouvernement a décidé de transformer la PSP de son caractère actuel d'établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) à un statut d'association sans but lucratif. Ceci, pour permettre à la PSP d'avoir son autonomie de gestion et partant, son autonomie financière. A titre d'information, l'assemblée générale de la PSP est prévue le vendredi 21 juin prochain au CRRAE-UMOA, au Plateau.
Irène BATH