E-MED: Qualit� des communications des travaux des chercheurs
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Exag�rations et omissions ternissent certaines �tudes m�dicales
WASHINGTON, 4 juin (AFP) - 21h59
Les r�sultats m�dicaux pr�sent�s en congr�s sont souvent pr�matur�s et
certaines annonces de d�couvertes peuvent �tre exag�r�es et ne pr�senter
l'opinion que d'une partie des chercheurs ayant pris part aux travaux,
soulignent une s�rie de m�decins et sp�cialistes dans une critique des
m�thodes de communication scientifique.
La revue am�ricaine Journal of the American Medical Association consacre son
num�ro � para�tre mercredi � l'examen des conditions dans lesquelles sont
rendus publics ces travaux, dressant un tableau parfois peu flatteur des
m�thodes utilis�es par certains chercheurs et services de presse des grandes
revues, pour mettre en avant les r�sultats publi�s.
Certains communiqu�s m�dicaux "ont une pr�sentation qui peut exag�rer
l'importance des r�sultats, sans mettre syst�matiquement en lumi�re les
limites de l'�tude", selon les Dr Steven Woloshin et Lisa Schwartz, du
Department of Veterans Affairs Medical Center, � White River Junction
(Vermont, nord-est).
Ces m�decins ont examin� 127 communiqu�s accompagnant des �tudes publi�es
dans les revues am�ricaines Annals of Internal Medicine, Circulation, JAMA,
Journal of the National Cancer Institute, Pediatrics, New England Journal of
Medicine, Annals of Surgery et les revues britanniques Lancet et British
Medical Journal.
"Les communiqu�s fournissent la possibilit� aux revues d'influencer la fa�on
dont la recherche est transform�e en information. Les communiqu�s que nous
avons �tudi�s pr�sentaient souvent les donn�es de fa�on exag�r�e et ne
mettaient pas en lumi�re les limites de l'�tude ou les conflits d'int�r�t",
ont expliqu� les m�decins.
L'analyse, par deux autres m�decins, de 359 articles de grandes revues
m�dicales rapportant des nouveaux traitement entre 1989 et 1998 "montre que,
dans la majorit� des cas, seules les statistiques les plus favorables ont
�t� utilis�es pour faire �tat des r�sultats de ces travaux", a expliqu� le
Dr Jim Nuovo, de la facult� de m�decine de l'Universit� de Californie �
Sacramento.
"Aucun chiffre isol� ne peut enti�rement expliquer le r�sultat d'un essai",
a encore estim� le Dr Nuovo, selon lequel "il serait dans le meilleur
int�r�t des m�decins et de leurs patients d'exiger la publication compl�te
des avantages et risques potentiels de tout nouveau traitement".
En outre, les �tudes publi�es "repr�sentent rarement toute la gamme
d'opinions de l'ensemble des scientifiques dont les travaux sont cit�s",
selon Richard Horton, �diteur de la revue The Lancet, bas�e � Londres.
"Les contributeurs sont souvent en d�saccord sur l'importance de leurs
r�sultats, implications et directions � donner � des recherches futures. La
diversit� des opinions des contributeurs est commun�ment exclue de l'�tude
publi�e et j'ai trouv� des preuves de critiques censur�es", a ajout� M.
Horton apr�s avoir �tudi� dix travaux publi�s dans The Lancet durant l'ann�e
2000.
La presse n'est pas �pargn�e par les critiques des m�decins qui lui
reprochent de faire �tat de travaux scientifiques "en trop grande quantit�
et trop t�t".
Le Dr Schwartz a examin� avec ses coll�gues 252 articles de presse faisant
�tat de 147 pr�sentations scientifiques faites lors de congr�s m�dicaux,
dont 27% ont �t� publi�s � la Une d'au moins un quotidien.
"Dans les trois ans et demi apr�s les congr�s, 50% seulement des 147
pr�sentations avaient fait l'objet de publication dans les revues
(scientifique) majeures, 25% dans des revues secondaires et 25% non encore
publi�es", a soulign� le m�decin qui a encourag� les journalistes � insister
davantage sur le caract�re pr�liminaire des travaux dont ils font �tat.
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