[e-med] Organismes de recherche : des communiqués de presse trompeurs (Revue Prescrire)

La Revue Prescrire
Numéro 320, juin 2010
p.444-446.

Organismes de recherche : des communiqués de presse trompeurs
http://www.prescrire.org/bin/cqp/index.php?id=35063
Les journalistes grand public ont intérêt à aborder avec esprit critique les
communiqués de presse des organismes de recherche et des chercheurs, souvent
peu équilibrés.

L'information médicale à destination du grand public privilégie trop souvent
les scoops, parfois sans lendemain. Prescrire montre dans son numéro de juin
que les organismes de recherches et les chercheurs eux-mêmes ont une lourde
responsabilité dans ce phénomène.
Une étude commentée par Prescrire a analysé la qualité de 200 communiqués de
presse pris au hasard parmi ceux publiés par 20 centres de recherche
universitaires des Etats-Unis d'Amérique. Sur les 113 communiqués traitant
d'essais cliniques, 40 % portaient sur des essais peu probants car de faible
qualité méthodologique. Moins de la moitié précisaient qu'il fallait prendre
des précautions avec les résultats.
Plus du quart des 200 communiqués de presse exagéraient l'importance des
résultats rapportés.
64 des 87 communiqués concernant des essais sur les animaux, ou réalisés en
laboratoire, affirmaient que les résultats avaient une valeur en médecine
humaine. Pourtant, une étude a montré que deux tiers des essais sur les
animaux qui ont été largement médiatisés ne se concrétisent pas
ultérieurement par des traitements pour les humains.
Cette étude montre le peu de fiabilité des communiqués de presse
d'organismes de recherche et de chercheurs, qui ont des intérêts financiers
et de prestige à exagérer la portée de leurs travaux.
Prescrire encourage les journalistes grand public à résister au sensationnel
et à examiner avec prudence les communiqués des chercheurs, surtout quand
ils promettent des miracles.

©Prescrire

Cela est une vérité qui se confirme tous les jours
Les chercheurs ont une responsabilité certaine mais,

D'une part il y a un cruel manque de journalistes scientifiques
c'est-à-dire des gens sérieux capables de voir et dire ce que cette étude
démontre
Ce serait à ces journalistes de faire la part des choses.

Car, d'autre part, même si certains chercheurs ont des intérêts, ce n'est
pas la première motivation à médiatiser leurs recherches
La principale raison c'est que :
1° ils sont jugés sur leurs publications
2° plus on parle d'eux plus cela leur sera facile d'obtenir des fonds après

Nous sommes tous responsables rappelons nous des infos qui sont passées sur
e-med à propos de la maladie de Wipple en Afrique il y a 6 mois
et depuis???.

Dr JL Rey santé publique