XIVème Sommet de la Francophonie : responsabilité partagée et solidarité
internationale à lagenda de lONUSIDA et des Chefs dÉtats
13 octobre 2012
http://www.unaids.org/fr/resources/presscentre/featurestories/2012/october/2
0121013francophonie/
Lors de louverture officielle du XIVème Sommet de la Francophonie qui se
tient du 12 au 14 octobre 2012 à Kinshasa, en République Démocratique du
Congo, le Président français François Hollande a affirmé la volonté de la
France de poursuivre le développement de financements innovants, sous forme
de taxes, à limage de la taxe sur les billets davion et celles sur les
transactions financières déjà en place. Le Président français espère
accroître le potentiel financier de ces deux outils, montrer lexemple et
ainsi inciter les pays européens à adhérer à ces mécanismes de taxation,
dont les revenus sont « directement alloués à la lutte contre le sida »,
a-t-il précisé.
Cet engagement fort en matière de financement de la lutte contre le sida de
la part du Président Hollande est en parfaite adéquation avec la politique
de « Responsabilité partagée » prônée par lONUSIDA, qui appelle les
donateurs internationaux, et notamment francophones, à honorer leurs
engagements et à agir en chefs de file.
La création « dun Forum des femmes francophones réunissant plus de 500
femmes dès 2013 » a également été annoncée. En créant cette instance, la
France souligne son implication dans la lutte contre les violences faites
aux femmes, « premières victimes des violences et des guerres », selon le
Président Hollande, et là encore, témoigne de sa cohérence de vue avec
lONUSIDA qui lutte contre ces violences afin de réduire la transmission du
VIH. En soulignant enfin le caractère inébranlable des frontières
congolaises et la nécessité dune pacification au Nord et au Sud Kivu,
François Hollande a, de fait, souligné que tout conflit était un obstacle au
développement, et donc au progrès sanitaire.
Un avis partagé par Macky Sall, Président du Sénégal, qui a souligné dans
son discours lintérêt de la paix et de lexpérience démocratique dans la
réalisation des objectifs 4, 5 et 6 du Millénaire. Abdou Diouf, Secrétaire
Général de lOrganisation Internationale de la Francophonie, a lui aussi
délivré un plaidoyer pour que soient respectés les choix des citoyens.
Autant darguments présentés par les chefs dÉtats qui se révèlent en
parfaite adéquation avec les messages délivrés la veille, le 12 octobre, par
Michel Sidibé, Directeur Exécutif de lONUSIDA, lors de la conférence de
presse de lancement du rapport « Point de décision sur la Francophonie :
Stopper les nouvelles infections au VIH et garantir les traitements pour
tous. » Lors de cet événement, Michel Sidibé a en effet rappelé que les pays
membres de lOIF ont réalisé des progrès en faveur des objectifs de la
Déclaration politique des Nations Unies sur le sida de 2011, mais que « la
couverture des traitements anti-VIH des pays subsahariens de lOIF (43%)
reste inférieure à celle des pays non membres de lOIF de la région (59%) ».
« Linnovation des pays francophones les plus avancés doit bénéficier aux
plus pauvres », a-t-il expliqué, tout en soulignant que « les pays
subsahariens de lOIF devaient également accroître la part de leurs
investissements en fonction de leur croissance économique et de la charge de
la maladie ».
Le Directeur Exécutif de l'ONUSIDA Michel Sidibé avec M. Abdou Diouf,
Secrétaire général de la Francophonie
Cette politique de responsabilité partagée, prônée dans le rapport « VIH et
Francophonie » présenté à Kinshasa, a dores et déjà attesté de son bien
fondé avec dune part, les déclarations sur les mécanismes de financement
innovants de Monsieur Hollande lors de la cérémonie douverture et, dautre
part, avec certaines initiatives annoncées par Michel Sidibé : la Guinée
Equatoriale assumera désormais à presque 100 % les traitements de toutes les
personnes le nécessitant, le Congo Brazzaville sest engagé à augmenter de
50 % la participation nationale, et le Burkina Faso à la doubler. Lors dune
rencontre privée avec le Premier ministre, Matata Poyo, et le ministre de la
Santé Félix Kabange Numbi, Michel Sidibé a eu confirmation de la volonté du
Président Kabila dobtenir une génération sans sida, et pour cela,
daugmenter dès 2013 la part du budget national consacrée à la lutte contre
le sida de 3 à 6%.
Pour sa part, Yamina Benguigui, ministre française déléguée à la
Francophonie et présente lors du lancement du rapport, a souligné que la
contribution française à laide internationale en faveur de la lutte contre
le sida ne diminuerait pas. Elle a également sollicité la collaboration de
lONUSIDA dans lélaboration de projets visant à préserver les droits et la
dignité des femmes dans le cadre du Forum mondial des femmes francophones.
Pour témoigner de son engagement au plus près des populations, lONUSIDA a
bien sûr ouvert un stand au sein du Village de la Francophonie ou, comme
toujours lors de ce type dévénements, informations et documentations
étaient à disposition des participants. Parmi ceux-ci, deux visites
prestigieuses, en la personne dAbdou Diouf, Secrétaire Général de lOIF,
lors de linauguration officielle, et celle de Youssou NDour, ministre de
la Culture du Sénégal, quelques heures plus tard, tous deux en compagnie de
Michel Sidibé.
En parallèle a été déployée en ville une campagne daffichage reprenant le
thème « Francophonie et génération sans sida » et présentant trois messages
: « Un million de personnes en attente daccès aux antirétroviraux », «
Lélimination de la transmission de la mère à lenfant est possible » et «
Responsabilité partagée et Solidarité internationale ». Trois messages clés
pour lONUSIDA, et en parfaite osmose avec les volontés affichées par les
chefs dÉtat lors de la cérémonie douverture du Sommet de la Francophonie.