Fortes chaleurs et médicaments : les bons réflexes
En cas d’exposition à de fortes chaleurs, le corps met tout en œuvre
pour s’adapter et maintenir la température corporelle constante à 37°C
:
Les vaisseaux sanguins à la surface de la peau se dilatent pour
favoriser une meilleure circulation du sang et une transpiration plus
efficace, ce qui va permettre à la chaleur de s’évacuer plus
facilement par les pores de la peau ;
Le cerveau déclenche une sensation de soif, ce qui nous pousse à boire de l’eau.
C’est ce qu’on appelle la thermorégulation.
Chez des personnes surexposées et/ou vulnérables, le système de
thermorégulation peut être débordé ou défaillant. Dans ce cas, le
corps se fatigue, sa température augmente et il se déshydrate, il perd
trop d’eau et de sels minéraux.
Cela peut entraîner deux complications :
L’épuisement dû à la chaleur et la déshydratation, appelé syndrome
d’épuisement-déshydratation : les signes apparaissent en quelques
jours : maux de tête, nausées et vomissements, vertiges, perte de
connaissance, faiblesse musculaire accompagnées de crampes, baisse de
la tension artérielle, accélération du rythme du cœur (tachycardie)
et/ou difficultés respiratoires (dyspnée) ;
Le coup de chaleur : il associe une augmentation brutale de la
température du corps (au-delà de 40°C) à des troubles neurologiques
graves tels que délire, hallucinations, convulsions et coma. Il s’agit
d’une urgence médicale extrême, d’apparition très rapide (1 à 6h) et
d’évolution fatale si celle-ci n’est pas prise en charge rapidement.
Certains médicaments sont susceptibles d’aggraver un syndrome
d’épuisement-déshydratation ou un coup de chaleur. Pour d’autres,
c’est leur efficacité qui sera altérée par la chaleur.
Consultez la liste des médicaments susceptibles d’altérer l’adaptation
de l’organisme à la chaleur (19/06/2025)
Attention au soleil : risque de photosensibilisation
La photosensibilité, parfois appelée « allergie au soleil » est une
réaction du système immunitaire déclenchée par le soleil.
Elle correspond à une surréaction de la peau aux rayons du soleil,
comme l’apparition de démangeaisons, de rougeurs ou une inflammation
de la peau. Cette photosensibilité peut être liée ou aggravée par la
prise de médicaments.
Que faire si mon médicament est photosensibilisant ?
Évitez de vous exposer au soleil, même en cas de soleil voilé, ou aux
UVA en solarium pendant toute la durée du traitement et plusieurs
jours après son arrêt, voire plus longtemps jusqu’à l’élimination
complète du médicament de votre organisme ;
Protégez du soleil les zones traitées en mettant des vêtements
couvrants, un chapeau… Appliquez une crème solaire haute protection
(indice 50) ;
En cas d’apparition d’une réaction cutanée (rougeur, démangeaison…),
consultez immédiatement un médecin ou un pharmacien pour convenir
ensemble de l’arrêt ou non du traitement.
Consultez la liste des principales familles de médicaments qui
sensibilisent la peau au soleil (03/07/2025)
Attention particulièrement aux gels à base de kétoprofène (Ketum et génériques)
Les gels contenant du kétoprofène sont des anti-inflammatoires
utilisés par exemple dans le traitement des tendinites, des douleurs
de dos, de l’arthrose ou des traumatismes bénins tels que des
entorses.
L'exposition au soleil (même voilé) ou aux UVA des zones en contact
avec le gel de kétoprofène peut provoquer des réactions cutanées
potentiellement graves. Si vous utilisez un de ces médicaments, vous
devez :
Protégez les zones traitées avec un vêtement pendant toute la durée du
traitement et aussi pendant deux semaines après la fin du traitement ;
Lavez-vous les mains de manière soigneuse et prolongée après chaque
application du gel.