[e-med] (2)La contraception hormonale augmenterait le risque de VIH

[Dans la presse circule des informations sur les liens entre la
contraception hormonale injectable et la transmission du VIH, nous avions en
avions fait l'écho (voir en fin de mail). L'OMS et l'ONUSIDA, par les
communiqués ci-dessous pondèrent cette étude. Remerciements à Loïc Aubry pour les informations transmises.CB]

Lire ici le communiqué en anglais de l'OMS:

What's new?
Statement on the Heffron et al study on the safety of using hormonal
contraceptives for women at risk of HIV infection
http://www.who.int/reproductivehealth/news/en/

et la déclaration de l'ONUSIDA
L’ONUSIDA demande que des analyses et des travaux de recherche
complémentaires soient effectués sans plus attendre sur les liens entre
contraceptifs hormonaux et risque d’infection à VIH
http://www.unaids.org/fr/resources/presscentre/pressreleaseandstatementarchi
ve/2011/october/20111004pshivhormonalcontraceptives/

GENEVE, 4 octobre 2011— Le Programme commun des Nations Unies sur le
VIH/sida (ONUSIDA) se penche avec préoccupation sur des données issues
d’études effectuées récemment. Celles-ci indiquent que l’utilisation des
contraceptifs hormonaux expose davantage les femmes aux risques d’être
infectées par le VIH par le biais de leurs partenaires et de leur
transmettre le virus. Les avantages des contraceptifs hormonaux de qualité
ne sont plus à démontrer et doivent être examinés au regard de
l’augmentation potentielle du risque d’infection à VIH.

Pour répondre à leurs besoins en matière de santé sexuelle et reproductive,
toutes les femmes devraient pouvoir avoir recours à des méthodes sûres de
planification familiale. L’accès à la contraception sans risques est en
outre essentiel pour réduire la mortalité maternelle et infantile et
contribue à faire diminuer le nombre des nouvelles infections à VIH chez les
enfants.

De nombreuses études ont été consacrées aux effets potentiels des
contraceptifs hormonaux sur le risque d’infection à VIH. Certaines ont
montré une augmentation du risque tandis que d’autres ne concluaient pas à
une hausse significative. Une analyse approfondie de ces études est
nécessaire pour guider les décisions en matière de politiques et adapter les
programmes en conséquence.

En janvier 2012, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) rassemblera des
experts et des chercheurs pour examiner les conclusions en vue d’une mise à
jour des orientations mondiales sur le VIH et l’emploi de la contraception.
L’ONUSIDA collabore étroitement avec des partenaires pour donner les
meilleures directives possibles aux pays sur la contraception sans risque et
les différents moyens de prévention du VIH.

À l’échelle mondiale, les femmes jeunes sont davantage exposées aux risques
de subir une grossesse non désirée et de contracter l’infection à VIH, en
particulier dans les pays d’Afrique subsaharienne. Permettre à ces femmes de
bénéficier de services de lutte contre le VIH est une priorité, notamment en
Afrique subsaharienne, où le risque d’infection à VIH est plus élevé chez
les femmes que chez les hommes.

Les informations les plus récentes (2009) sur la prévalence du VIH montrent
qu’en Afrique subsaharienne, la proportion de femmes et d’hommes parmi les
personnes infectées est de 13 pour 10. La moitié des personnes vivant avec
le VIH dans le monde sont des femmes, et 76 % de l’ensemble des femmes
séropositives vivent en Afrique subsaharienne. Par exemple, des travaux de
recherche effectués récemment dans le village de Vulindlela (Afrique du Sud)
indiquent que pour la période 2005-2008, la prévalence du VIH chez les
jeunes femmes était de 33 % dans la tranche 19-20 ans, de 44 % chez les
21-22 ans, et de 51 % dans la tranche 23-24 ans.

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