J'ai quelques questions de précision au sujet de cette information:
- Qui a detecté cette contrefaçon?
- Qui l'a fait analyser et dans quel laboratoire?
- Qui assure la distribution?
- Qui font la dispensation?
- L'autorité de réglementation pharmaceutique est elle au courant? si oui quelles mesures immédiates ont été prises à ce sujet?
Si il s'avère que ce produit est vraiment une contrefaçon, il y a des fortes chances que ce produit circule déjà en RDC particulièrement dans la province du Sud Kivu qui est frontalière de Burundi.
Nous avions un malade qui s'était fait soigné par cette quinine, mais au bout de sa cure aucune amélioration notable n'a été observée. Nous nous sommes procuré une autre quinine d'un autre fabriquant, l'amélioration était
notable au bout de quelques jours de son traitement. Notre curiosité nous a
poussé à faire analyser le produit incriminé en comparaison avec d'autres
produits de meme principe actif, vendus sur le marché, et le resultat de
l'analyse a été patent pour le produit incriminé,ce qui nous a poussé à
suspecter une contre façon. Nous avons en plus contacté le fabriquant en
Inde, et celui-ci nous reponda qu'il n'a jamais fabriqué le sulfate de
quinine 500 mg en vrac, mais plutôt en blister, ce qui a encore conforté notre suspicion.
L'autorité de la reglementation a été déjà informée, elle mène a bon
escient ses investigations pour localiser l'origine et la provenance de
ce produit.
Alexis Joseph Likango Liselele
a.likango@gmail.com
De ce débat très intéressant, nous pourrions retenir la procédure suivante
pour la détection des contrefaçons les plus dangereuses :
1. Le produit ne montre aucune efficacité dans le traitement
2. L'emballage, le conditionnement, l'aspect extérieur des médicaments sont
différents de ceux que l'on a habituellement et/ou différent de
l'échantillon qui a été déposé lors de l'enregistrement à la direction de la
pharmacie
3. L'enquête auprès des fabricants s'avère négative
4. Les résultats de l'analyse de l'échantillon dans un laboratoire de
contrôle de qualité montre des défauts de qualité
Et quand on a tout ces résultats, il s'agit de faire connaître aux autres
pays les dangers de ce produit...
Via e-me c'est possible comme l'on fait nos collègues du Burundi
Mais pourrait-on envisager que les photos et caractéristiques de ces produits dangereux soient publiés sur un site web pour pouvoir limiter les effets néfastes de l'utilisation de ces produits... ?
Déjà des fabricants indiens publient la photo des contrefaçons de leurs
produits.
Je suis d'avis ue l'enquête pour déceler la contrefaçon auprès des
fabricants peut se révéler être négatif, pour la simple raison que nul ne
voudra se remettre le couteau sur la gorge et que par ailleurs le
fabricant tient à sauvegarder l'honneur et la dignité de sa firme
Le résultat de l'analyse du contrôle qualité me semble être plus
évocateur, car au moins c'est une contre expertise dont le résultat peut
être confronté à ceux des indications contenues dans le certificat
d'analyse qui accompagnerait le produit au cas où ce dernier existe
Mais l'habileté du "contrefaçonneur" fera que celui-ci présentera un
emballage, un conditionnement et même l'aspect extérieur du médicament
similaire à l'échantillon d'origine.
Cependant, je retiens volontier deux procédures qui me semblent être évocatrices
1°L'inefficacité du médicament dans le traitement
2°Le résultat de l'analyse de l'échantillon dans un laboratoire de contrôle
de qualité.
Bonjour,
Quelle genre d'analyse vous avez effectué pour quantifier la teneur en
quinine sulfate dans le comprimé de 500mg ?
Pharmacien Lucien MURHULA à Bukavu
murhulan@yahoo.fr
C'est la methode decrite dans Pharmacopée Britanique edition 2001 qui a
été appliquée,
si par un pur hasard vous decouvrez le produit sur votre marché de Bukavu
proceder aussi aux analyses quantitatives.cel a est possible car il ya une
circulation intense des trafiquant des produits pharmaceutiques entre votre
ville de bukavu et Bujumbura
Merci
Alexis Joseph Likango Liselele
a.likango@gmail.com