[e-med] (4)Séropositifs - Plus de 400.000 malades perdus de vue (Cameroun)

(en effet, merci pour vos remarques, c'est le début (laborieux) d'une
campagne de communication...CB)

Cameroun - Alerte: Le Cameroun enregistre 45 000 nouvelles infections au
VIH par an
Par Otric NGON | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 15-Sep-2017 - 13h39 3279
http://www.cameroon-info.net/article/cameroun-alerte-le-cameroun-enregistre
-45-000-nouvelles-infections-au-vih-par-an-301884.html

Pour inverser la courbe, les autorités envisagent une communication sur
les médias traditionnels (radio, télévision, presse écrite), mais
également à travers l’Internet et ses nouvelles applications sur
ordinateur, tablette ou téléphone mobile.

On estime à 620 000 le nombre de personnes vivant avec le VIH au Cameroun
en 2016. Selon les estimations du Comité national de lutte contre le sida,
relayées par Cameroon Tribune en kiosque ce vendredi 15 septembre 2017, 45
000 (38 000-53 000) nouvelles infections à VIH surviennent par an. Depuis
2004, l’évolution de la prévalence est marquée par une tendance à la
baisse, passant de 5,5% à 4,3% en 2011 dans la population des 15-49 ans,
avec un pic entre 35-39 ans (8,1%), apprend-on.

Compte tenu du fait que l’épidémie du VIH est plus urbaine (4,8%) que
rurale (3,8%), et de ce que les stratégies actuelles de lutte se veulent
efficientes dans un contexte de ressources limitées et de plus en plus
réduites, le gouvernement envisage de doper la communication en direction
des personnes âgées de 15 à 49 ans. Notamment, à l’endroit de ceux qui
sont en train de développer des comportements à risque. L’un des objectifs
à atteindre étant de réduire d’au moins 50% l’incidence du VIH dans la
population des 15 à 49 ans.

Pour y parvenir, il faudra développer une stratégie de communication
pertinente et bien ciblée, prenant en considération les comportements à
risque déjà identifiés : jeunes filles pauvres ou ignorantes qui ont des
rapports sexuels parfois non protégés avec des hommes généralement plus
âgés et qui ont un grand pouvoir financier, multiplicité des partenaires
chez les filles et les garçons, échangisme chez les homosexuels, etc.

Dans ce contexte, explique le journal, la communication, qui permet d’agir
sur des comportements jugés à risque, doit être conçue comme une arme au
même titre que les antirétroviraux. «Pour atteindre la cible indiquée plus
haut, il faut élaborer une stratégie tenant compte aujourd’hui de
l’existence de deux types de médias. D’une part, les médias traditionnels
(radio, télévision, presse écrite), et d’autre part, la montée en
puissance de l’Internet et de nouvelles applications sur ordinateur,
tablette ou téléphone mobile», explique Cameroon Tribune.

Pour le journal, l’utilisation accrue par les jeunes des téléphones
permettant d’échanger rapidement des messages et des images grâce à
Facebook, Whatsapp, Twitter, Viber, etc., est une donnée nouvelle à
intégrer forcément si on veut être efficace. À l’ère des réseaux sociaux,
la communication au service de la lutte contre le VIH doit être plus
innovante. Sinon, estime le média à capitaux publics, il y a de fortes
chances de rater la cible visée.

bonjour,

malgré les erreurs de chiffres, ces données sont inquiétantes, mais pas
surprenantes pour les gens qui sont à l'écoute du terrain

40% ou plus de perdus de vue sont les chiffres que l'on retrouve dans la
plupart des centres périphériques

cela pose la question des priorités des programmes nationaux
mettre la priorité sur le dépistage en sous estimant et sous finançant
l'observance et la dispensation est très grave en terme de santé publique
car, cette mauvaise observance va être la source de résistances néfastes à tous

il faudrait plus
aider les communautés à accompagner les patients
trouver des moyens de suivi plus accessibles à la base (les CD4 ne seront
jamais accessibles à tous)
aider les patients à l'observance (tout le monde doit faire de l'ETP)
améliorer la dispensation
supprimer les ruptures de stocks (?)

trop de spécialistes du Nord incitent à copier ce qui se fait au Nord
il faut innover
si on commençait à recenser ce qui se fait au Sud!!

amicalement
Dr Jean Loup Rey, santé publique

-----Message d'origine-----
part de Bruneton Carinne
Envoyé : lundi 18 septembre 2017 17:34
(Cameroun)

(en effet, merci pour vos remarques, c'est le début (laborieux) d'une
campagne de communication...CB)

Cameroun - Alerte: Le Cameroun enregistre 45 000 nouvelles infections au VIH
par an Par Otric NGON | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 15-Sep-2017 - 13h39 3279
http://www.cameroon-info.net/article/cameroun-alerte-le-cameroun-enregistre
-45-000-nouvelles-infections-au-vih-par-an-301884.html

Pour inverser la courbe, les autorités envisagent une communication sur les
médias traditionnels (radio, télévision, presse écrite), mais également à
travers l’Internet et ses nouvelles applications sur ordinateur, tablette ou
téléphone mobile.

On estime à 620 000 le nombre de personnes vivant avec le VIH au Cameroun en
2016. Selon les estimations du Comité national de lutte contre le sida,
relayées par Cameroon Tribune en kiosque ce vendredi 15 septembre 2017, 45
000 (38 000-53 000) nouvelles infections à VIH surviennent par an. Depuis
2004, l’évolution de la prévalence est marquée par une tendance à la baisse,
passant de 5,5% à 4,3% en 2011 dans la population des 15-49 ans, avec un pic
entre 35-39 ans (8,1%), apprend-on.

Compte tenu du fait que l’épidémie du VIH est plus urbaine (4,8%) que rurale
(3,8%), et de ce que les stratégies actuelles de lutte se veulent
efficientes dans un contexte de ressources limitées et de plus en plus
réduites, le gouvernement envisage de doper la communication en direction
des personnes âgées de 15 à 49 ans. Notamment, à l’endroit de ceux qui sont
en train de développer des comportements à risque. L’un des objectifs à
atteindre étant de réduire d’au moins 50% l’incidence du VIH dans la
population des 15 à 49 ans.

Pour y parvenir, il faudra développer une stratégie de communication
pertinente et bien ciblée, prenant en considération les comportements à
risque déjà identifiés : jeunes filles pauvres ou ignorantes qui ont des
rapports sexuels parfois non protégés avec des hommes généralement plus âgés
et qui ont un grand pouvoir financier, multiplicité des partenaires chez
les filles et les garçons, échangisme chez les homosexuels, etc.

Dans ce contexte, explique le journal, la communication, qui permet d’agir
sur des comportements jugés à risque, doit être conçue comme une arme au
même titre que les antirétroviraux. «Pour atteindre la cible indiquée plus
haut, il faut élaborer une stratégie tenant compte aujourd’hui de
l’existence de deux types de médias. D’une part, les médias traditionnels
(radio, télévision, presse écrite), et d’autre part, la montée en puissance
de l’Internet et de nouvelles applications sur ordinateur, tablette ou
téléphone mobile», explique Cameroon Tribune.

Pour le journal, l’utilisation accrue par les jeunes des téléphones
permettant d’échanger rapidement des messages et des images grâce à
Facebook, Whatsapp, Twitter, Viber, etc., est une donnée nouvelle à intégrer
forcément si on veut être efficace. À l’ère des réseaux sociaux, la
communication au service de la lutte contre le VIH doit être plus innovante.
Sinon, estime le média à capitaux publics, il y a de fortes chances de rater
la cible

Et Jean-Loup Rey

Dr Rey
Avec les limites des allocations budgétaires du Fonds mondial et les
engagements financiers très faibles de nos Etats, la grosse part des
budgets est investie actuellement dans l'achat des intrants, pas dans la
qualité de la prise en charge (observance, rétention, suivi-biologique
adéquat).
Je ne suis pas sur que les équipes pays du Fonds mondial accordent
l'importance qu'il faut à cette situation qui compromet d'avance les
90.90.90. On aura à un certain moment 90% des PvVIH que nous avons mis sous
ARV, mais peut être 90% perdus de vues et 90% n'ayant pas accès aux examens
de suivi-biologique.

--
Simon KABORE
Directeur Exécutif du Réseau Accès aux Médicaments Essentiels (RAME)
04 BP: 8038 Ouagadougou 04 Burkina Faso
Tel: bur (226) 50 37 70 16
         Cel: (226) 70 24 44 55
E-mail alternatif: simonkabore@rame-int.org

vous avez entièrement raison
mallheureusement les gens du terrain ne sont pas assez écoutés on écoute
plus les profs de Fac (qui ne sont pas sur le terrain)

même si vos 90%x3 sont durs, j'ai peur aussi que cela n'arrive

il est urgent que les bailleurs financent :
plus les méthodes simples de suivi que les tests CV et CD4 (tout test
biologique provoque des perdus de vue)
plus les acteurs de la dispensation que ceux du dépistage
plus les moyens téléphoniques entre dispensateurs et patients
plus l'informatisation des centres de traitement et dispensation que celle
des directions nationales et régionales
plus les aides alimentaires et communautaires
plus la qualité de la prise en charge que la multiplication des lignes de
traitement
etc..

bien cordialement

Dr Jean Loup Rey