[e-med] Burundi : Seulement 17,5% des enfants atteints du sida ont accès au traitement du VIH pédiatrique

Burundi : Seulement 17,5% des enfants atteints du sida ont accès au
traitement du VIH pédiatrique
BUJUMBURA (Xinhua) -
Un rapport officiel sorti fin 2013 indique qu'environ 17,5% des enfants
burundais du sida ont accès au traitement du VIH pédiatrique, a révélé
lundi Dr Damien Nimpagariste, directeur technique au Secrétariat Exécutif
Permanent du Conseil National de Lutte contre le SIDA (SEP/CNLS).
Mardi 27 mai 2014 | 10:18 UTC
http://www.afriquinfos.com/articles/2014/5/27/burundi-seulement-175-enfants
-atteints-sida-acces-traitement-pediatrique-254548.asp

"Ce chiffre est assez bas s'il doit être comparé à celui des adultes qui
dépasse 60%", a commenté Dr Nimpagariste, en répondant aux questions de
Xinhua en marge d'un forum organisé par l'ONG africaine "Paediatric Aids
Traitement for Africa" (PATA) en collaboration avec des partenaires
burundais et rwandais sur la problématique de l'accès au traitement du
sida pédiatrique.

Il a relevé qu'en 2013, sur l'ensemble des Burundais dépistés pour le VIH,
seulement 4% des enfants de moins de 15 ans ont été dépistés. Ceci veut
dire, a-t-il fait remarquer, que l'offre des services auprès des enfants
en matière de lutte contre le sida pédiatrique reste en déça de ceux
rendus en faveur des adultes.

Evoquant le faible accès à la prise en charge du sida pédiatrique au
Burundi, Dr Nimpagariste a indiqué qu'en dehors du très peu de dépistage
pour les enfants de moins de 15 ans, il y a une question d'éthique faisant
que le dépistage ne peut pas être volontaire avant l'âge adulte. Donc,
a-t-il expliqué, le dépistage des enfants doit être d'abord un engagement
des parents en précisant que les enfants dépendent beaucoup du bon vouloir
de leurs parents et de leurs tuteurs.

Pour remédier à cette situation, Dr Nimpagariste a plaidé pour
l'organisation d'une large campagne d'adhésion des parents et des tuteurs
au programme de dépistage en soulignant que cette bonne pratique est la
porte d'entrée du traitement.

De son côté, le médecin-directeur du "Centre Médical Espoir de Kayogoro"
(CMEK) et représentant légal de l'ONG burundaise "Initiative pour la
Promotion de la Santé Rurale et le Développement" (IPROSARUDE), Dr Félix
Harerimana, a affirmé que l'accès au traitement du sida pédiatrique se
pose avec acuité en milieu rural par rapport aux milieux urbains.

L'accès géographique est une difficulté majeure pour les parents des
milieux ruraux, obligés de parcourir beaucoup de kilomètres pour
s'approvisionner en médicaments pour leurs enfants atteints du sida, a dit
Dr Harerimana.

L'autre problématique est d'ordre nutritionnel parce que beaucoup de
centres de prise en charge pédiatrique en matière de VIH sont dépourvus de
moyens en appui nutritionnel, a-t-il fait remarquer. La grande implication
négative de cette situation, a-t-il commenté, est l'inobservance
thérapeutique.

Dr Harerimana a souligné cependant qu'au sein de l'Association nationale
burundaise de soutien aux séropositifs et aux sidéens (ANSS) dont le siège
est établi dans la capitale burundaise, la prise en charge des enfants
atteints du sida est correcte grâce au bon suivi médical accompagné d'un
appui nutritionnel.