[e-med] Comité technique de l'Union africaine : Plan de fabrication de produits pharmaceutiques pour l'Afrique

Afrique: Produire des médicaments génériques
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Addis-Abeba - 09/10/2007

Addis-Abeba, Ethiopie - Alors que la majorité de leurs populations doivent
faire face au fardeau des maladies sans avoir accès à des médicaments
adéquats et bon marché, les pays africains prennent des mesures décisives
qui vont finalement déboucher sur la production locale de médicaments
génériques essentiels sur le continent.

Le Plan de fabrication de produits pharmaceutiques pour l'Afrique tant
attendu sera dévoilé à Addis-Abeba au cours de la réunion inaugurale du
comité technique de l'Union africaine (UA) chargé de le mettre en oeuvre, a
annoncé mardi la Commission de l'UA.

Au Sommet d'Abuja en janvier 2005, les dirigeants africains ont mandaté la
Commission de l'UA pour élaborer ce plan dans le cadre du Nouveau
partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD).

Selon la Commission, les experts désignés par les 12 Etats membres formant
le comité technique vont se réunir du 24 au 26 octobre 2007 pour examiner le
Plan dans ses grandes lignes, entre autres procédures nécessaires.

Le comité doit présenter un plan d'action détaillé aux ministres de la Santé
de l'UA dans les six mois qui vont suivre son lancement.

Les pays membres du comité, sélectionnés sur une base régionale, sont
l'Egypte et la Libye (Afrique du Nord), le Ghana, le Nigeria et le Sénégal
(Afrique de l'Ouest), le Burundi, le Cameroun et le Gabon (Afrique
centrale), le Kenya et l'Ethiopie (Afrique de l'Est) ainsi que l'Angola et
l'Afrique du Sud (Afrique australe).

Conformément à la décision du Sommet, la Commission de l'UA a annoncé
qu'elle effectuait un recensement des capacités de production de médicaments
sur le continent, en collaboration avec l'Organisation mondiale de la santé
(OMS).

Par ailleurs, le Comité régional de l'OMS pour l'Afrique a adopté deux
résolutions mettant l'accent sur la production locale de médicaments
essentiels et de remèdes traditionnels africains.

Tandis que des systèmes d'approvisionnement en médicaments peu fiables
continuent à faire obstacle à l'accès aux médicaments, il semble que la
production locale va permettre d'épargner des devises, de créer des emplois,
de réduire la pauvreté et de promouvoir le développement social.

En outre, le développement de l'industrie pharmaceutique africaine va
faciliter le transfert de technologies, stimuler les exportations et
renforcer l'autosuffisance en approvisionnement médicamenteux, en utilisant
des matières premières disponibles localement.

Plusieurs pays africains dépendent de l'Inde et de la Chine pour leurs
importations de médicaments génériques peu coûteux et de matières premières,
a souligné la Commission de l'UA.

"La direction de l'UA s'engage à garantir l'accès aux médicaments essentiels
aux pays qui en ont besoin, quel que soit leur niveau de développement
technologique et leurs capacités de production", indique la Commission.

Une évaluation de la production locale dans la Région Afrique de l'OMS
indique que sur 46 pays, 37 ont des industries pharmaceutiques, 34 ont un
niveau de production secondaire et 25 une production tertiaire. Seul un pays
a une production primaire limitée, tandis que neuf pays n'ont pas de
capacité de production.

Bien qu'aucun pays ne soit entièrement auto-suffisant en produits
pharmaceutiques, la balance commerciale négative de la plupart des pays du
continent est un sujet d'inquiétude.

En tenant compte du fait que la production pharmaceutique est exigeante en
investissements et en moyens technologiques, les analystes soulignent qu'une
expertise technique est absolument essentielle, aussi bien en termes de
nombre que de compétences.

L'Afrique va, par conséquent, devoir investir dans la formation de divers
scientifiques qualifiés dans les disciplines que sont la biologie, la
chimie, les techniques de transformation, les techniques médicales, la
biochimie, les sciences bio- électroniques, la physique et la science
pharmaceutique et elle va devoir également former des cliniciens.

Les analystes indiquent cependant que la production locale pourrait ne pas
entraîner immédiatement une épargne en devises, parce que les équipements de
production, le matériel de laboratoire et les réactifs vont être importés et
payés en devises.

Addis-Abeba - 09/10/2007

Panapress

Ce sont des bonnes initiatives et il faut qu'on arrive à les traduire à des actions concrètes. En effet après la dévaluation du franc CFA, il y a eu
plusieurs actions allant dans le sens de rendre disponible le médicament mais seule la création de l'ACAME, le cahier de charge des appels d'offre, les modalités d'enregistrement des médicaments génériques, restent le témoins des efforts engagés dans cet élan. Certes il y en a d'autres mais je pense qu'il faudrait reprendre les décisions de Libreville des Ministres de
la santé des pays francophones et les partager avec les lusophones et autres de notre continent pour arriver à consolider les acquis avant de nous lancer
dans la production .
La collecte des données pharmaceutiques des pays africains sur la production et sur la nature des produits consommés dans chaque pays serait un travail
non négligeable je termine en souhaitant bonne chance à cette industrie africaine de production des médicaments .

Dr EL BADAOUI Mohamed
Comores

--- remed <remed@remed.org> a écrit :

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