COTE D’IVOIRE - Grand Bassam - Atelier de renforcement des capacités des membres de la plateforme de lutte contre les médicaments de qualité inférieure et falsifiés
Du 23 au 27 juillet 2018, des représentants des Ministères de l’Economie et des Finances, de la Santé et de l’Hygiène Publique, de la Justice, de l’Intérieur, de l’Intégration Africaine, du Commerce, et de la Communication, des représentants du CNLC, de la DPSD, de la Police Sanitaire, des Douanes, de la Gendarmerie Nationale, d’INTERPOL, de l’UCT, des représentants de l’Inspection Générale en Santé, de la Direction Générale de la Santé, des Ordres des pharmaciens et des médecins, de la Nouvelle PSP et des grossistes privés, du LNSP, du PNDAP, des industriels (APP-CI, CIPHARM et SANOFI), du syndicat des pharmaciens du privé, des associations de consommateurs, des collectivités locales, ainsi que de l’ADEPHARM, ont débattu sur des actions prioritaires à mener durant la période 2018-2020, pour la lutte contre les médicaments de qualité inférieure et falsifiés.
Ce sont 4 orientations stratégiques qui ont été retenues :
1. Prévenir la circulation des médicaments de qualité inférieure et falsifiés (QIF)
2. Détecter les médicaments QIF
3. Répondre efficacement à la menace des médicaments QIF
4. Coordonner la lutte contre les médicaments QIF.
Pour la 1ère orientation, parmi les actions prioritaires, nous retiendrons l’adhésion à la Convention Médicrime et l’adaptation du dispositif règlementaire, notamment sur base de la Loi-type Syracuse proposée par l’IRACM. Il s’agira de positionner la lutte contre les médicaments QIF, comme un enjeu de sécurité nationale et de sensibiliser et informer tous les acteurs de la société civile, notamment les Parlementaires, les chefs traditionnels et les chefs religieux.
La 2nde orientation stratégique se déclinera en un renforcement des capacités des acteurs de la plateforme, en un développement d’une pjateforme numérique d’échange d’informations, en la conception d’outils d’aide à la traçabilité des produits de santé, et en un renforcement du contrôle de la qualité au niveau des douanes par le développement de nouvelles technologies.
Répondre efficacement à la menace des médicaments QIF sera la 3ème orientation stratégique. Il s’agira de former les pharmaciens inspecteurs et d’envisager leur assermentation, de former les membres de la plateforme pour les investigations, les inspections et les saisies, tout en renforçant les moyens d’action.
Enfin, la coordination de la lutte contre les médicaments QIF a été retenue comme 4ème orientation stratégique. Cette coordination sera déclinée tant au niveau national, par la formalisation de la plateforme de lutte et la révision du Décret relatif au COTRAMED, mais également au niveau régional par la redynamisation de mécanisme de coordination tel l’EMACOM porté par la CEDEAO, et par la proposition d’un mécanisme régional multi-sectoriel, ainsi qu’au niveau international, par une forte collaboration avec INTERPOL et IRACM.
Enfin, une note technique sera adressée par la DGS au Cabinet du MSHP, afin de présenter les conclusions de cet atelier et une Communication en Conseil des Ministres sera proposée, pour susciter la volonté politique à lutter contre les médicaments QIF, réel défi de santé publique.
Cet atelier de planification a pu être tenu sur le financement d’Initiative 5% pour le projet MEDTIC et le financement de PMI/USAID pour le projet IHSC-TA.
Christophe ROCHIGNEUX
Docteur en Pharmacie
EXPERTISE FRANCE - CÔTE D’IVOIRE
Tel : 00225 78196766
Courriel : christopherochigneux@yahoo.fr
Courriel : christophe.rochigneux@expertisefrance.fr