(Etude bien intéressante et la suggestion de faire des études dans ce domaine pourrait conduire à réduire les coûts et le gaspillage des médicaments essentiels. Mais gardons-nous de conclure trop rapidement...
L'étude est disponible ici :
Research Letters | Nov 26, 2012
Stability of Active Ingredients in Long-Expired Prescription Medications
Lee Cantrell, PharmD; Jeffrey R. Suchard, MD; Alan Wu, PhD; Roy R. Gerona, PhD
Arch Intern Med. 2012;172(21):1685-1687. doi:10.1001/archinternmed.2012.4501.
http://archinte.jamanetwork.com/article.aspx?articleid=1377417
CB
Dépêche APM : Des médicaments encore stables des dizaines d'années après la
date d'expiration
Des médicaments encore stables des dizaines d'années après la date
d'expiration
http://www.apmnews.com/Des-medicaments-encore-stables-des-dizaines-d’annees-
apres-la-date-d'expiration-NS_232785.html
WASHINGTON, 19 décembre 2012 (APM) - Des chercheurs américains ont analysé
des médicaments dont la date limite avait expiré depuis plusieurs dizaines
d'années et ont pu constater que pour la majorité d'entre eux, les principes
actifs étaient toujours présents en quantité acceptable, et suggèrent donc
de revoir la pratique actuelle de détermination de la date d'expiration.
Toutefois, leur travail publié dans les Archives of Internal Medicine a
permis d'observer deux exceptions notables: les médicaments contenant de
l'aspirine ou une amphétamine avaient perdu une part très importante de ces
molécules.
Lee Cantrell et ses collègues de l'université de San Diego (Californie) ont
analysé huit produits, contenant au total 15 principes actifs différents,
qui avaient été retrouvés chez un pharmacien alors qu'ils avaient expiré
depuis... 28 à 40 ans.
Après avoir dissout puis analysé chaque comprimé, ils ont constaté que 12
des 15 molécules testées étaient toujours en quantité supérieure ou égale à
90% de la quantité de départ. Il s'agissait notamment de codéine,
phénobarbital, paracétamol, méprobamate...
De façon plus étonnante, trois de ces molécules ont été trouvées en quantité
supérieure à 110% de la quantité prévue... ce qui soulève quelques
inquiétudes rétrospectives sur les pratiques de fabrication datant d'il y a
40 ans.
Deux molécules ont été retrouvées à des quantités beaucoup plus faibles que
prévu: l'aspirine, dont on sait déjà qu'elle se dégrade in vitro, rappellent
les auteurs, et l'amphétamine. Une molécule a été retrouvée dans un comprimé
en quantité normale et dans un autre en trop faible quantité, la
phénacétine; la différence pourrait être due au fait qu'il s'agissait de
formulations différentes.
Bien qu'on n'ait pas atteint les 100% de médicaments ayant gardé leur
stabilité après cette très longue période, les chercheurs estiment que leurs
résultats "sont en faveur de l'efficacité d'une large extension de la date
limite pour de nombreux médicaments".
Ils rappellent qu'il y a déjà aux Etats-Unis un programme militaire, le
Shelf-Life Extension Programme (SLEP), qui consiste à réduire les coûts pour
le service de santé des armées en utilisant des médicaments périmés après
que leur stabilité et leur sécurité ont été vérifiés.
"Compte tenu du fait que les Américains dépensent actuellement plus de 300
milliards de dollars annuellement en médicaments de prescription, repousser
la date d'expiration des médicaments pourrait générer des économies énormes
pour le budget de la santé".
(Archives of Internal Medicine, vol.172, n°21, p1685-1687)
fb/ab/APM
FBPLI003 19/12/2012 14:15 PHARMA ACTU