[e-med] Des parasites intestinaux à l'origine d'une maladie non identifiée en Angola

Des parasites intestinaux à l'origine d'une maladie non identifiée en Angola
LUANDA, 10 jan 2007 (AFP)

Une maladie, qui a causé 12 morts en moins de trois mois dans la province angolaise de Uije (nord) et fait craindre une nouvelle épidémie de fièvre hémorragique de Marburg, est due à des parasites intestinaux, a-t-on appris mercredi auprès du ministère de la Santé.

A l'apparition de la maladie, qui se traduit par des maux de tête, une coloration jaunâtre des yeux et une faible hémorragie, les autorités avaient craint qu'il s'agisse du virus de Marburg, cousin du redoutable Ebola, qui avait fait 227 morts en 2004/2005, la plupart à Uije.

"Nous avons reçu les résultats d'analyses d'un laboratoire d'Atlanta (Etats-Unis) et savons qu'il s'agit d'une maladie causée par des parasites intestinaux. Il n'y a donc pas (d'épidémie) de Marburg à Uije", a déclaré à l'AFP le vice-ministre de la Santé, José Van Dunem.

Au total 25 cas, dont 12 décès, ont été répertoriés depuis novembre. Quatre personnes, dont deux enfants, sont actuellement internées à l'hôpital de la ville de Uige, chef lieu de la province éponyme, selon un responsable de la surveillance épidémiologique.

Le ministère de la Santé avait annoncé en décembre avoir expédié des échantillons pour analyse à plusieurs laboratoires en Afrique et hors du continent, notamment aux Etats-Unis.

Les premiers cas de Marburg --virus découvert en 1965 dans un laboratoire de la ville allemande du même nom-- étaient apparus en octobre 2004 à l'hôpital de Uige. Mais le virus n'avait été formellement identifié qu'en mars suivant, après des analyses au Centre de contrôle des maladies à Atlanta (Etats-Unis).

Entre-temps la maladie avait atteint des proportions épidémiques, justifiant l'intervention de dizaines d'experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), de l'ONG Médecins sans frontières (MSF) et des services médicaux de l'armée angolaise.

La fin de l'épidémie a été officiellement annoncée en novembre 2005.

Voila une discussion française sur un phénomène qui touche grandement
l'Afrique: l'automédication. Pour le ministre de la santé français, il faut
la "réhabiliter" pour économiser sur les assurances. Mais pour l'Afrique, ne
pourra-t-elle permettre de réduire l'utilisation des médicaments prohibés?
Juste une réflexion.
Simon KABORE (RAME)

Agora Vox du 11/01/07
Par Bandabassotti

Les économies de l’automédication ?
L’automédication est-elle une aberration? Doit-on tout accepter au nom du
libéralisme?

C’est moderne de s’administrer des médicaments soi-même sans prescription
médicale ?

On sait que par exemple en Espagne, 15% de la consommation de médicaments se
fait sans ordonnance, 14% en Allemagne, 12% en Angleterre. Ceci a donné des
idées au ministre de la Santé d’ainsi développer l’automédication qui, selon
lui, permettrait de diminuer encore plus les dépenses de
l’assurance-maladie. Cela va sans dire : ces achats ne seront plus
remboursés.

Le ministre (ou l’homme-médecine ?) a demandé pour ce faire un rapport,
l’énième, et ce rapport propose que les médicaments soient disponibles en
libre-service, aujourd’hui encore dans les pharmacies mais demain, pourquoi
pas, directement dans les supermarchés, comme en Grande-Bretagne.

Le ministre tente de rassurer les professionnels de la santé, les
pharmaciens en premier lieu, en leur disant que les médicaments dans les
supermarchés, c’est hors de question.

Malgré tout le ministre ne nous dit rien des suites que les gouvernements à
venir vont donner à cette prétendue innovation, mis à part qu’on connaît la
ritournelle sur le déficit de la Sécurité sociale et sur la politique de
déremboursement initiée par les gouvernements de gauche.

Une chose est certaine, encore une fois on laisse aux soins des assurés
sociaux la charge des dépenses, comme si l’augmentation en dernière date du
forfait hospitalier ne suffisait pas. Seize euros de plus, tout de même !

Il faudrait que le ministre nous explique comment il se fait qu’avant, on
nous disait que l’automédication (campagne de publicité à l’appui) pouvait
être dangereuse, voire mortelle, et qu’aujourd’hui la même automédication,
si bien faite, aurait des effets bénéfiques. Je me demande alors pourquoi il
faudrait aller consulter pour un simple mal de tête, de gorge, d’estomac ou
pour une simple petite fièvre de rien du tout ? J’ai le soupçon que les
producteurs d’aspirine et de paracétamol vont s’en remplir les poches. Je me
pose aussi une autre question, justement parce que je ne suis pas médecin :
comment vais-je faire pour savoir si les médicaments que j’ai achetés sont
compatibles avec mon organisme, si ces mêmes médicaments sont aussi
compatibles avec d’autres médicaments que je serai obligé de m’administrer ?
Puis-je me fier aux seules prescriptions de la notice ? Et si les doses de
la notice ne sont pas compatibles avec mon corps ?

Bref, ce que les médecins appellent dans leur langue les " interactions
médicamenteuses "...

Le génie ministériel paraît-il a pallié cet inconvénient fâcheux ; il
fallait y penser, bien sûr ! Car le rapport "clés en main" propose d’éduquer
le consommateur.

Noter la nuance dialectique : on passe du statut de patient à celui de
consommateur, donc de client, et comment encourage-t-on le client ? Avec la
publicité, pardi !

A ça aussi, il fallait penser !

Les laboratoires pharmaceutiques se lèchent déjà les babines en songeant à
la future manne qui va leur tomber dans les poches (sans fond), les
économies annoncées de 2,5 milliards d’euros prescrites vont passer par
l’automédication, car qui dit automédication dit aussi prix libres, et pour
s’en donner une idée, il suffit de voir la poussée qu’ont subie les produits
précédemment déremboursés. Des augmentation de trois, voire quatre fois le
prix d’avant le déremboursement.

De qui se moque-il, le ministre, quand il demande aux laboratoires de ne pas
faire exploser les prix ?

Bonjour à tous les e-medien (ne)s,
  Je pense personnellement que la question telle qu'évoquée ici se préoccupe de l'aspect économique qui en fait est loin d'être le fond de la question. Pour les professionnels de la santé, il faut comprendre la chose sur le plan santé publique et les éventuelles conséquences à long terme. On nous parle aujourd'hui de "simple" mal de tête ou de "simple" fièvre tout en oubliant que ces manifestations peuvent être l'expression de situations plus complexes et que l'essentiel n'est pas de vouloir les supprimer comme des éléments isolés. En plus peut être que demain on nous parlera de "simple" autre chose?? Alors je pense qu'il serait plus prudent d'éviter de s'engager sur un terrain que nous aurons à regretter. Déjà que cette automédication n'est pas conseillée quelle est la situation des médicaments de rue dans nos états Africains. De grace, n'en rajoutons plus sous le prétexte que nous suivons l'occident dont les réalités diffèrent des notres.
  A bientôt.
  Dr Joseph Aimé BIDIGA
  SP / CNLS-IST
bidiga_aime@yahoo.fr

[réponse au message (3)Les économies de l'automédication. JS modérateur]

Bonjour tous
D'accord avec le Dr Joseph Aimé BIDIGA que nous (pays du Sud) ne devons pas
en rajouter à nos problèmes spécifiques de santé "sous le prétexte que nous
suivons l'occident dont les réalités diffèrent des notre suivre l'Europe".
Je n'exclus toute fois pas qu'un débat commencé au Nord puisse être utilisé
dans un autre sens et positivement pour solutionner un problème au Sud. Je
vous propose en outre cet article qui ne pose pas moins les bienfaits d'une
automédication "choisie" au lieu d'une automédication "subie". Excusez-moi
si la métaphore est de mauvais augure.

Simon Kaboré (RAME)

SANTE-BURKINA FASO :
Une prise en charge à domicile pour combattre le paludisme

Brahima Ouedraogo

Une étude pilote, menée au Burkina Faso depuis 2005, avec l'aide de
l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour réduire de façon
significative le nombre de 15.000 enfants tués par an par le paludisme,
présente des résultats satisfaisants, selon les autorités burkinabé.

OUAGADOUGOU, 13 déc (IPS) - Selon les autorités, l'étude vise, à terme, à
mettre à la disposition des populations rurales un système de soins qui leur
permet de disposer des médicaments contre le paludisme au sein d'une
communauté.
Le médicament est subventionné dans le cadre du projet de prise en charge à
domicile et est vendu entre 20 et 40 cents US selon l'âge des enfants par
des volontaires et leaders d'opinion acceptés et désignés par les
villageois. Ces volontaires, recrutés au sein de la communauté, sont formés
pour une meilleure prise en charge des enfants dès que les premiers signes
apparaissent.
"Ce sont des villageois, des mères, des leaders d'opinion, désignés et
choisis par les populations et qui ont appris à administrer des soins",
explique Dr Sodiomon Bienvenu Sirima, le coordonnateur national du projet de
développement au Centre national de recherche et de formation sur le
paludisme (CNRFP). "Nous nous sommes rendu compte que lorsque survient un
cas de fièvre, la première décision est toujours faite au sein de la
communauté même quand il y existe un centre de santé".
Le projet de prise en charge à domicile, qui est soutenu par l'OMS à travers
le CNRFP, veut remplacer la chloroquine dont l'inefficacité à été reconnue
depuis 2005, et s'assurer de l'acceptation, par les populations rurales,
d'un nouveau médicament à base de 'coartem' (un antipaludéen à base de
plantes chinoises).
"Ce projet vise à combattre le paludisme chez les enfants au sein de la
communauté en permettant aux mères, illettrées dans leur majorité,
d'administrer facilement le traitement", déclare Dr Sirima.
Environ 41.000 personnes issues de 39 villages de la commune de Saponé,
située à 30 kilomètres de Ouagadougou, la capitale burkinabé, participent au
projet et accèdent au médicament à travers les volontaires. Il existe un
volontaire pour 50 enfants.
Une année après le début du projet, des statistiques dans les villages qui
participent à l'étude, montrent qu'en deux mois, 6.000 traitements ont été
administrés à des enfants et seulement 145 personnes ont rendu visite aux
services de santé. Par contre, dans les zones qui ne participent pas au
projet, seuls 2.500 traitements ont été enregistrés.
Malgré ces résultats satisfaisants, les responsables du projet veulent aller
jusqu'au bout des trois années prévues pour l'étude avant son évaluation
finale. "Nous continuons de collecter les données et nous n'allons pas les
analyser maintenant pour éviter d'être tentés de les modifier pour qu'ils
correspondent à nos objectifs", souligne Sirima.
"Comme les produits coûtent moins cher, beaucoup de personnes viennent nous
voir dès que les enfants présentent les premiers signes du paludisme; nous
sommes fiers de notre rôle qui permet de sauver des vies humaines au sein de
la communauté où nous vivons", se réjouit Jean Ouedraogo, gérant de stocks
de médicaments dans le village de Kossilcy, près de Saponé, dans le centre
de ce pays d'Afrique de l'ouest.
Selon Ouedraogo, les patients sont plus réguliers pendant les mois de mai et
juin quand les cas de paludisme sont plus fréquents avec la saison des
pluies. Il vend les médicaments qu'il reçoit du projet aux volontaires entre
12 et 24 cents le traitement respectivement pour les enfants de zéro à trois
ans et ceux de trois à six ans. Dans les pharmacies privées, le traitement
coûte environ 10 dollars.
"Si c'est le paludisme, l'enfant est guéri en 24 heures, dans le cas
contraire, la mère doit aller au dispensaire. Puisque le médicament ne coûte
pas cher et ne présente aucune toxicité, il n'y a aucun problème", ajoute
Sirima.
Selon les responsables de santé, le projet facilitera l'accès au traitement
dans les zones rurales, notamment celles éloignées des postes de santé.
"Par exemple pendant la saison des pluies, les inondations des pistes
rurales empêchent les parents qui peuvent attendre jusqu'a trois jours pour
se rendre dans les centres de santé", affirme Joseph Sawadogo, responsable
de santé à Kossilcy. "Souvent, les enfants nous arrivent très tard ou avec
des cas très sévères".
L'approche du projet permet également de résoudre le manque criant de
personnels de santé dans la zone de Saponé où il existe un agent pour 2.500
habitants alors que et les centres de santé sont distants de cinq kilomètres
l'un de l'autre.
L'un des résultats tangibles du projet est que dans les zones qui ne
participent pas à l'étude, les centres de santé reçoivent cinq fois plus de
patients tandis que ceux des zones pilotes ont assez de temps pour s'occuper
d'autres pathologies dont la prise en charge ne peut pas se faire à
domicile, au village.
Selon Sawadogo, l'un des deux agents publics d'un centre de Kossilcy,
l'approche de soins à domicile, décharge ainsi les services et leur permet
de s'occuper d'autre chose comme la vaccination des enfants et les conseils
prodigués aux parents. "Nous ne sommes que deux et certains parents
repartent après avoir attendu longtemps sans être reçus", reconnaît-il.
"Etant membre de la communauté, je vois que cela facilite l'accès des soins
aux enfants du village car malgré le prix réduit, certains parents démunis
nous demandent souvent de le leur vendre à crédit; mais ils remboursent
toujours dès qu'ils ont l'argent", explique Adjaratou Sawadogo, une vendeuse
volontaire du village de Kougpalga, dans le centre du Burkina Faso.
"Les petits bénéfices que nous recevons nous encouragent à poursuivre cette
activité qui permet de sauver des vies", ajoute Adjaratou dont le bébé de 12
mois a déjà été guéri grâce aux médicaments du projet.
Environ 46,2 pour cent des 13 millions d'habitants du Burkina Faso vivent en
dessous du seuil de pauvreté, avec moins d'un dollar par jour, indique le
rapport 2006 du Programme des Nations Unies pour le développement.
Dr Sirima déclare avoir déjà reçu des assurances du Fonds mondial de lutte
contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme pour une disponibilité des
médicaments en vue de la vulgarisation de l'approche du projet. Il écarte
cependant l'idée d'une gratuité des soins dans ce projet contre le
paludisme.
"Notre politique nationale en matière de santé interdit toute gratuité de
prise en charge car cela peut avoir comme conséquence la banalisation des
soins et le manque d'intérêt", souligne-t-il.
Le paludisme constitue un problème de santé au Burkina où il demeure la
première cause de consultations dans les centres de santé et de décès. Selon
le ministère de la Santé, en 2004, il représentait 41,5 pour cent des
consultations, 57,34 pour cent des malades occupant les lits des hôpitaux et
32,36 pour cent des décès.

Simon KABORE
Coordonnateur
Réseau Accès aux Médicaments Essentiels (RAME)
Tel bureau: 226 50 34 55 32
Portable: 226 70 24 44 55
E-mail: simonkabore@rame-bf.org
Site web: www.rame-bf.org

L'auto médication est à la fois une bonne chose et une réalité, parfois même
une nécessité. Il est donc nécessaire de l'encadrer pour qu'elle soit utile
et efficace et non dangereuse. Sur ce point on peut apprécier la stratégie
mise en place dans l'étude pilote du Burkina.

Mais la nécessité d'y recourir montre tout simplement la faillite et
l'inefficacité du système de santé tel qu'il fonctionne actuellement.
Prétendre qu'il permet de décharger les centres de santé risquerait de faire
sourire dans certaines régions où les taux d'utilisation et de fréquentation
sont extrêmement bas et où le personnel de santé s'ennuie.
D'ailleurs un agent de santé pour 2.500 habitants, ce n'est pas un manque
criant de personnel, et 5 Km ente deux centres de santé (c'est à dire 2,5 Km
à parcourir pour atteindre le centre de santé) ce n'est pas beaucoup.

Il faudrait donc bien distinguer plusieurs choses dans le document reçu pour
éviter les amalgames:
1- la perte d'efficacité de la chloroquine, qui n'est pratiquement pas
contestée (actuellement)
2- l'action sur le coût des ACT, en l'occurrence ici le Co artem par une
subvention extérieure
3- la nécessité d'accéder rapidement aux premiers soins (ici, le seul
premier soin accessible semble être le co artem, et rien n'indique si les
agents villageois sont formés à repérer des signes de gravité ou des
éléments orientant vers un autre traitement que le coartem (je ne dis pas
vers un autre diagnostic que le paludisme puisque celui-ci n'est pas fait ni
requis)
4- la nécessité absolue d'intégrer cette démarche dans un système de santé
fonctionnel, ayant accès aux mêmes médicaments et aux mêmes prix, et
responsable de la formation et de la supervision des agents villageois :
ceci n'a rien de nouveau et les expériences réussies fonctionnaient dans les
districts de santé ou les zones de santé bien organisées.

En tous cas, nous sommes tous d'accord : on ne peut plus supporter de voir
mourir les enfants toutes les minutes à cause du manque de soins adaptés
(paludisme et autres affections fréquentes). Mais on ne peut pas résoudre ce
problème par la simple distribution communautaire de traitements
présomptifs, même (ou surtout) à faible coût.

Edouard Guévart

Bonjour

   je souhaite savoir s'il ya des sites internet où on pourrait avoir des
   modules de formation sur le paludisme et les maladies
   diarrhéiques destinés pour la formation des Agents de Santé
   Communautaires (ASC).

   Naturellement si vous avez des modules à votre dispositions, merci de
   me les faire partager.

   Bien à vous

   Confraternellement

   Dr Mandjouh TOURE
   Côte d'Ivoire, + 225 07741563
    mandjouh@hotmail.com

le site www.devsante.org
met à disposition de tous sa documentation constituée des articles de la
revue "Développement et santé" depuis 30 ans.
L'objectif de l'association et de la revue est la formation des soignants
paramédicaux et les documents sont donc ciblés vers les infirmiers et sage
femmes mais certains ont été écrits pour les agents de santé et il est
possible d'adapter le plupart des autres
D'autre part
- nous mettons en place des modules de formation thématiques et nous
organisons des ateliers de formation sur le thème de ces modules afin
d'acquérir la méthodologie d'apprentissage avec internet
- je travaille à l'utilisation du site et à l'apprentissage par jeux de
roles et algorithmes pour la formation initiale des agents de santé, nous
pouvons donc collaborer si vous le souhaitez

Jean loup REY
médecin de santé publique
Le Barry
04180 Villeneuve
06 16 53 83 30
jean-loup.rey@wanadoo.fr

L'objectif mondial visant à réduire la mortalité rougeoleuse parmi les
enfants est atteint et même dépassé
La mortalité rougeoleuse recule de 60 %
http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2007/pr02/fr/index.html

19 JANVIER 2007 | NEW YORK/GENEVE -- La mortalité rougeoleuse a reculé de 60
% dans le monde depuis 1999 - un succès remarquable pour la santé publique.
Voilà donc dépassé l'objectif fixé par les Nations Unies, à savoir réduire
de moitié la mortalité rougeoleuse entre 1999 et 2005, et ce en grande
partie grâce à un recul sans précédent de la mortalité rougeoleuse dans la
Région africaine. La nouvelle a été annoncée aujourd'hui par les partenaires
de l'Initiative contre la rougeole : la Croix-Rouge américaine, les Centers
for Disease Control and Prevention des Etats-Unis (CDC), la Fondation pour
les Nations Unies, l'UNICEF et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Liens connexes
:: OMS/UNICEF Plan mondial pour la réduction de la mortalité due à la
rougeole 2006-2010 [pdf 372kb]
http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2007/pr02/fr/index.html
:: l'Initiative contre la rougeole - en anglais
http://www.measlesinitiative.org/index3.asp

D'après de nouvelles données de l'OMS, le nombre de décès par rougeole dans
le monde a été ramené d'environ 873 000 en 1999 à 345 000 en 2005. En
Afrique, les progrès ont été plus marqués encore, puisque le nombre de décès
par rougeole a reculé de 75 %, passant d'environ 506 000 à 126 000. Les
données seront publiées dans The Lancet cette semaine.

« Il s'agit là d'une victoire historique pour la santé publique dans le
monde, qui souligne la force des partenariats et la volonté des pays de
combattre cette terrible maladie », a déclaré le Dr Margaret Chan, Directeur
général de l'OMS. « Notre promesse de réduire de moitié la mortalité
rougeoleuse et de sauver des centaines de milliers de vie s'est concrétisée.
L'objectif a même été dépassé en tout juste six ans, et l'Afrique montre la
voie. »

Le recul de 75 % de la mortalité rougeoleuse en Afrique s'explique par la
volonté sans faille des gouvernements et les ressources qu'ils ont
consacrées à l'entreprise ainsi que par l'appui de l'Initiative contre la
rougeole. Pour M. U. Olanguena Awono, Ministre de la santé publique du
Cameroun, c'est « une réalisation extraordinaire. » « Nous sommes en train
de gagner la bataille contre la rougeole, qui depuis longtemps touche et
handicape nos enfants, quand elle ne les tue pas. Notre détermination est
plus forte que jamais d'éliminer la rougeole pour toujours en renforçant
encore nos activités de lutte contre la maladie, de concert avec nos
partenaires internationaux, et en dégageant les ressources nécessaires. »

Une stratégie en quatre volets de réduction de la mortalité rougeoleuse a
joué un rôle déterminant dans cette baisse spectaculaire au niveau mondial.
La stratégie suppose l'administration d'une dose de vaccin antirougeoleux à
tous les nourrissons dans le cadre des services de santé systématiques, une
deuxième occasion de vaccination antirougeoleuse pour tous les enfants,
généralement dans le cadre de campagnes de vaccination de masse, une bonne
surveillance de la rougeole et, enfin, le renforcement des soins, y compris
la distribution de suppléments de vitamine A.

Grâce à cette stratégie, entre 1999 et 2005, la couverture de la vaccination
antirougeoleuse dans le monde pour la première dose systématique est passée
de 71 % à 77 %, et plus de 360 millions d'enfants âgés de 9 mois à 15 ans
ont reçu le vaccin antirougeoleux dans le cadre de campagnes de vaccination.
« L'un des principaux messages qui ressort de cette réalisation remarquable,
c'est qu'avec les bonnes stratégies et un solide partenariat entre les
gouvernements et organisations concernés, on peut faire baisser rapidement
la mortalité de l'enfant dans les pays en développement », a déclaré le Dr
Julie Gerberding, Directeur des Centers for Disease Control and Prevention
des Etats-Unis (CDC).

L'accélération des activités de lutte antirougeoleuse contribue au
développement de l'infrastructure sanitaire et vient donc soutenir la
vaccination systématique et d'autres services de santé moyennant la
promotion de bonnes pratiques en matière d'injection, le renforcement de la
capacité de la « chaîne du froid » pour la conservation des vaccins et la
création d'un réseau mondial de laboratoires de santé publique.

De plus, les campagnes de vaccination antirougeoleuse contribuent au recul
de la mortalité de l'enfant due à d'autres causes. Les campagnes sont
aujourd'hui une voie d'accès pour d'autres interventions propres à sauver
des vies, comme la distribution de moustiquaires qui protègent contre le
paludisme, de médicaments antiparasitaires et de suppléments de vitamine A.
En associant la vaccination antirougeoleuse à d'autres interventions de
santé, on contribue à la réalisation de l'objectif No 4 du Millénaire pour
le développement, à savoir réduire des deux tiers la mortalité de l'enfant
entre 1990 et 2015.

« C'est exceptionnel d'avoir pu faire baisser la mortalité rougeoleuse de 60
% en tout juste six ans », a déclaré le Directeur général de l'UNICEF, Mme
Ann M. Veneman. « Il est évident que la vaccination des enfants permet de
sauver des vies et contribue à la réalisation des objectifs du Millénaire
pour le développement. Nous devons de toute urgence profiter de cette
dynamique pour mener des programmes intégrés de santé communautaire afin de
sauver des enfants - plus de 10 millions meurent en effet chaque année de
causes évitables. »

Il reste encore du chemin à parcourir dans la lutte contre l'une des
maladies les plus contagieuses au monde. Sur les quelque 345 000 décès par
rougeole enregistrés en 2005, 90 % concernaient des enfants de moins de cinq
ans - dont beaucoup ont succombé à des complications liées à une diarrhée
aiguë, une pneumopathie ou une encéphalite.

L'enjeu est maintenant d'atteindre un nouvel objectif sur le plan mondial :
d'ici 2010, faire reculer de 90 % la mortalité rougeoleuse dans le monde par
rapport aux niveaux de 2000. Cela veut dire qu'il faut préserver les acquis
dans les pays qui ont appliqué des stratégies accélérées de lutte
antirougeoleuse et appliquer des stratégies analogues dans les pays qui
enregistrent de nombreux décès dus à la rougeole, comme l'Inde ou le
Pakistan.

« Comment refuser à des millions d'enfants la chance - et le droit -
d'arriver à l'âge adulte?" Telle est la question qui hante Bonnie
McElveen-Hunter, Président de la Croix-Rouge américaine. « Aujourd'hui, plus
de 100 000 volontaires de la Croix-Rouge offrent cette chance sur le
continent africain. "Grâce à la grande générosité et au dévouement de nos
donateurs et de nos partenaires, des communautés entières ont pu bénéficier
d'une information sanitaire vitale et ont échappé au fléau de la rougeole
grâce à des semblables assez soucieux d'eux pour les encourager à se faire
vacciner. Il y a en Amérique des enfants qui sont prêts à partager leur
argent de poche avec des enfants africains qu'ils ne connaîtront jamais. La
Croix-Rouge américaine est fière de s'investir dans une mission visant à
sauver la vie de nombreux jeunes enfants . et nous espérons contribuer à en
sauver beaucoup d'autres. »

« Le succès remporté par l'Initiative contre la rougeole est venu renforcer
la volonté des gouvernements et des partenaires bailleurs de fonds
d'instaurer des partenariats public/privé pour agir de façon significative
dans le domaine de la prévention de la maladie », a déclaré Mme Kathy
Bushkin Calvin, Vice-Président exécutif et Chef des opérations de la
Fondation pour les Nations Unies. « La collaboration à tous les niveaux, y
compris la prise des décisions en commun et donc le partage de la
responsabilité entre tous les partenaires a accru et élargi la contribution
de chacun tout en renforçant l'impact sur la réduction de la mortalité. »

Historique
Lancée en 2001, l'Initiative contre la rougeole a pour but d'appuyer les
efforts des gouvernements afin de réduire la mortalité rougeoleuse. Au coeur
de cette Initiative se trouvent la Croix-Rouge américaine, les CDC, la
Fondation pour les Nations Unies, l'UNICEF et l'OMS. Jusqu'ici, elle a
mobilisé plus de US $300 millions afin d'apporter un appui technique et
financier à des campagnes nationales. Avec l'accroissement de ses
ressources, l'Initiative appuiera des campagnes de lutte antirougeoleuse
dans toutes les régions du monde en 2007 et 2008.

D'autres acteurs importants participent à la lutte contre la rougeole,
notamment l'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI), la
Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du
Croissant-Rouge, l'Agence canadienne de Développement international (ACDI),
l'Agence japonaise de coopération internationale, la Fondation Bill et
Melinda Gates, Becton, Dickinson and Company, la Fondation Izumi, la
Fondation du Groupe Vodafone, l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des
Derniers Jours, Exxonmobil ainsi que des pays et gouvernements touchés par
la rougeole.
Pour plus d'informations:

Melinda Henry
WHO, Genève
Téléphone: +41 22 791 2535/2103
Courriel: henrym@who.int

Jessica Malter
UNICEF, New York
Téléphone: +1 212 326 7412
Courriel: jmalter@unicef.org

Julie Irby
American Red Cross, Washington DC
Téléphone: +1 202 439 0722
Courriel: IrbyJ@usa.redcross.org

Steven Stewart
CDC, Atlanta
Téléphone: +1 404-639-8327
Courriel: znc4@cdc.gov

Amy DiEls
Fondation pour les Nations Unies, Washington DC
Téléphone: +1 202 419 3230
Courriel: adielsi@unfoundation.org

Bonjour à tous,

Dans le cadre d'un projet de santé communauataire, nous allons former des ASC de mobilisation communautaire.
Nous sommes au stade de collecte et partage de documents pour l'élaboration des modules.
Je souhaite savoir s'il ya des personnes sur ce groupe de diffusion qui disposent de modules de formation sur le paludisme et les maladies diarrhéiques destinés pour la formation des Agents de Santé Communautaires (ASC).
Merci d'accorder une attention particulière à ma requête,

Bien à vous,

Confraternellement

Dr Mandjouh TOURE
Chef de Projet Adjoint
CARE International en Côte d'Ivoire
Mobile : (225) 07.74.15.63
Courriel : [1]mandjouh@yahoo.fr

Nous organisons à Ouidah (Bénin) un cours paludisme de 3 semaines à
l'attention des professionnels du terrain
Les deux premières sessions ont concerné les médecins (hôpitaux de district,
coordonnateurs de zones) mais les suivantes s'ouvriront aux autres
professionnels et aussi aux secteurs privé et associatif

Nous n'avions pas prévu de nous ouvrir aux Ivoiriens mais si cela vous
intéresse je vous mets en contact avec les responsables de ce cours, soit
pour vous l'ouvrir, soit pour vous inviter à venir vous en inspirer, soit
pour l'exporter chez vous.

A bientôt?

Edouard Guévart
Coopération Française - Cotonou
Institut Régional de Santé publique
Ouidah Bénin
guevart_edouard@yahoo.fr