[L'AFSSAPS publie un intéressant rapport d'expertise pour tous ceux qui s'intéressent aux détournements d'indications thérapeutiques des corticoïdes, de l’hydroquinone et des dérivés mercuriels.
Rappelez-vous, ReMeD avait fait un dossier spécial sur les détournements d'indications thérapeutiques en juillet 2009 dans sa Revue : http://www.remed.org/Revue_ReMeD_no40_P.pdf
CB]
AFSSAPS
Rapport d'expertise
Évaluation des risques liés à la dépigmentation volontaire
O c t o b r e 2011
L'utilisation illicite à visée cosmétique de produits dépigmentants repose sur l'usage :
de médicaments ou de préparations magistrales à fort potentiel éclaircissant détournés de leur indication médicale ;
de médicaments non autorisés dont les contrefaçons ;
de produits éclaircissants illicites,
et ce, dans le but d'obtenir un éclaircissement de la couleur naturelle de la peau (1).
La terminologie savante pour désigner cette pratique est souvent « la dépigmentation volontaire » qui met l’accent sur son caractère intentionnel.
Les magazines, la publicité et le cinéma, encouragent d’une certaine façon les personnes à peau fortement pigmentée à avoir une peau plus claire. Cette pratique est devenue un véritable phénomène de société (2).
C’est dans les années 50 que le potentiel éclaircissant de l’hydroquinone a été découvert de façon fortuite, sur des ouvriers à peau dite noire travaillant dans une usine de caoutchouc aux Etats-Unis (dépigmentation des parties découvertes). Dès lors, la dépigmentation volontaire commence à se développer dans les années 60 et 70.
Historiquement, la pratique de la dépigmentation volontaire prend son essor en Afrique du Sud. Les marchés anglophones africains constituent la destination initiale des produits (descriptions dès 1961 en Afrique du Sud et dès le début des années 70 au Sénégal). Le phénomène se répand rapidement
en Afrique subsaharienne à partir des années 80.
La suite est disponible ici : http://www.afssaps.fr/var/afssaps_site/storage/original/application/fbad0e3a83b6b785e6512d5809b1c7d7.pdf