[e-med] Les médicaments chinois vendus en Afrique sont conformes aux normes internationales (REPORTAGE) - china radio international

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Les médicaments chinois vendus en Afrique sont conformes aux normes internationales (REPORTAGE) - china radio international

Alors que les médicaments chinois font leur entrée sur le marché africain, jadis dominé par les groupes pharmaceutiques occidentaux, ils sont confrontés à un cortège d'accusations portant notamment sur des pratiques commerciales déloyales.
Dans un reportage ayant fait la Une en décembre dernier, le quotidien britannique The Guardian affirme que la Chine exportait une grande quantité de médicaments antipaludiques contrefaits ou de piètre qualité en Afrique de l'Est.

Comment trier le vrai du faux? Plusieurs de nos correspondants en Afrique ont mené une enquête approfondie sur la question.

En Ouganda par exemple, l'un des pays cités dans le reportage du quotidien britannique, les médicaments anti-malaria fabriqués par des usines chinoises ont été rigoureusement examinés par des agences d'Etat de régulation des produits pharmaceutiques.

Kate Kikule, inspectrice en chef de la National Drug Authority (NDA) d'Ouganda, a déclaré à Xinhua que les médicaments antipaludiques chinois, à l'instar de produits venant d'autres pays, sont soumis à une série de tests rigoureux avant d'être mis au marché.

"Selon les études que nous avons menées, nous constatons qu'il y a des produits de qualité inférieure mais cela ne veut pas nécessairement dire qu'ils sont fabriqués en Chine", poursuit Mme Kikule.

Si elle se garde de conclure que les accusations portées contre les médicaments chinois relevaient d'une campagne de dénigrement orchestrée par la concurrence, Mme Kikule a expliqué que la plupart des Africains préfèrent les médicaments fabriqués en Asie en raison de leurs prix abordables.

"Il existe des gens malintentionnés qui recourent à la contrefaçon de médicaments chinois, car ils savent que ces produits sont abordables. Ils peuvent réétiqueter leurs produits en affirmant qu'ils sont originaires de Chine", indique-t-elle.

Asuman Lukwago, secrétaire permanent du ministère ougandais de la Santé, va plus loin, qualifiant ces accusations de "diffamation" organisée par la concurrence au sein de l'industrie pharmaceutique.

"Je pense que cela relève d'une campagne des concurrents, et je ne pas pense pas que l'on doive la prendre trop au sérieux", estime-t-il.

Au Kenya, les autorités sanitaires rejettent en bloc les informations selon lesquelles les médicaments contrefaits que l'on trouve dans le pays est-africain étaient importés de Chine.

"Nous importons toutes sortes de médicaments essentiels en provenance de Chine et à ce jour, nous n'avons détecté aucun médicament chinois qui ne réponde pas aux normes ou qui soit contrefait", a déclaré Kipkerich Koskei, pharmacien en chef au ministère des Services médicaux.

"Tous les médicaments importés doivent être enregistrés après avoir passé des tests de qualité et d'efficacité", déclare M. Koskei, ajoutant que les médicaments importés de Chine répondent aux critères internationaux.

Pour sa part, Steve Kimatu, chef de l'Information sur les produits pharmaceutiques au Conseil de la Pharmacie et des Médicaments, déclare à Xinhua qu'il n'existe pour l'instant aucune preuve reliant la Chine à un afflux de médicaments contrefaits sur le marché kényan.

Selon lui, les autorités sanitaires visitent les usines chinoises tous les six mois pour vérifier l'efficacité des médicaments importés avant qu'ils ne soient enregistrés sur les marchés locaux.

A l'issue d'une série d'enquêtes, des journalistes de Xinhua ont pu découvrir que des entrepreneurs africains avaient fabriqué et vendu de faux médicaments antipaludiques en prétendant dont les étiquettes indiquaient qu'ils provenaient de Chine, simplement parce que les médicaments anti-malaria de qualité "Made in China" jouissent d'une bonne réputation et sauvent bel et bien des vies.

En fait, prétendre que jusqu'à un tiers des médicaments en Afrique de l'Est sont contrefaits ou de piètre qualité, dont "la plupart sont soupçonnés de provenir de Chine", relève d'une accusation très floue et infondée utilisant la Chine comme bouc-émissaire pour tous les facteurs qui peuvent affecter l'approvisionnement en médicaments.

Plutôt que de tenter de ternir l'image de la Chine en Afrique, les pays occidentaux devraient participer à la lutte mondiale contre le commerce de faux médicaments afin de s'assurer que des produits pharmaceutiques sains et efficaces soient distribués aux patients atteints de paludisme en Afrique.

Envoyé par
Simon KABORE
Réseau Accès aux Médicaments Essentiels (RAME)

Bonjour à tous,

Cela me faire bien rire quand les chinois découvrent les brevets, alors
quand ils découvrent qu'ils sont copiés, sur le dos de la santé
publique, alors là , je sais plus quoi dire...

Plus sérieusement,
Les couts de transport ne permettent pas de reduire beaucoup l ecart entre les importations a bas cout et les médicaments geÌneriques fabriques localement, dans la mesure o ils ne representent qu environ 12% des 35% de surcout (ou 4% du cout ex-usine des fabricants locaux).
En outre, compte tenu des difficultes associees aux operations d'importation et de la fragmentation des reseaux de distribution, il en coute parfois plus cher d expedier des marchandises dans d'autres marches d Afrique subsaharienne que de les faire venir d Asie en Afrique.

Cf : IFC , Investir dans la santé en afrique :
Le secteur prive: un partenaire pour améliorer les conditions de vie des populations,
2008, 151
p.,_www.ifc.org/ifcext/healthinafrica.nsf/Content/FullReport_French
<http://www.ifc.org/ifcext/healthinafrica.nsf/Content/FullReport_French&gt;\_,

Jean Jacquemart